22/09/2009
Vaccins, une nouvelle arme de bioterrorisme?

"Selon les renseignements américains, d'ici 2015,
quelques 3 milliards de personnes
seront "de trop", notre planète s'attend ainsi à une surpopulation."L'activation" des différents virus
susceptibles de déboucher sur la mort massive de gens est une stratégie globale
destinée à réduire la population de la planète"
Lorsque nous avons dénoncé l'imposture scientifique que constituait le principe même du vaccin, nous étions loin de nous douter qu'elle cachait une réalité beaucoup plus inquiétante dont beaucoup ont pris conscience à l'occasion de la dramatisation à outrance par les médias et les pouvoirs publics de la grippe A/H1N1. Les grands laboratoires, l'américain Baxter en tête, sont soupçonnés de mettre dans leurs vaccins des adjuvants toxiques susceptibles de provoquer des maladies graves, voire mortelles en vue de décimer une partie de la population. Affabulation, paranoïa, voire théorie du complot? Pas sûr, même s'il peut y avoir une part d'exagération, et plutôt inquiétant, quand on sait qu'il est possible d'utiliser le vaccin comme une arme de bioterrorisme. C'est en tout cas la conviction de la journaliste Jane Bürgermeister qui intente une action judiciaire contre l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé).
Un génocide programmé?
Le mieux est de reproduire in extenso l'article de SpreadTheTruth.fr concernant cette plainte :
"Un journaliste intente une action judicaire contre l’OMS et les Nations Unies qui ont l’intention d’organiser un génocide de masse !
Au moment où approche la date de la diffusion du vaccin Baxter’s A/H1N1 contre le virus de la pandémie, grippe, prévue en juillet, un journaliste d’investigation autrichien prévient le monde que le plus grand crime de l’histoire de l’humanité est en cours. Jane Bürgermeister a récemment intenté une action judiciaire contre l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les Nations Unies (ONU), et contre plusieurs hauts responsables du gouvernement et des entreprises pour bioterrorisme et pour tentative de meurtre de masse. En outre, elle a préparé une demande en injonction contre la vaccination forcée que l’on dépose auprès des tribunaux américains en ce moment. Ces actions viennent à la suite des poursuites qu’elle a engagées en avril contre les entreprises Baxter AG et Avir Green Hills Biotechnology de l’Autriche pour avoir produit un vaccin contaminé contre la Grippe aviaire. Elle affirme que c’était un acte délibéré visant à provoquer une pandémie et d’en tirer profit par la suite. Synthèse des revendications et accusations portées conjointement avec le FBI le 10 juin 2009. Dans son dossier d’inculpation, Bürgermeister apporte des preuves d’actes de bioterrorisme, c’est-à-dire en violation de la loi des États-Unis, commis par un groupe exerçant ses activités sur le territoire des États-Unis et sous la direction des banquiers internationaux qui exercent un contrôle sur la Réserve Fédérale, ainsi que sur l’OMS, l’ONU et l’OTAN. Cet acte de bioterrorisme a pour but de commettre un génocide de masse contre la population des États-Unis en utilisant un virus génétiquement modifié de la pandémie de la grippe, avec pour intention de provoquer la mort. Ce groupe a infiltré les bureaux des hauts responsables de l’administration aux États-Unis. Les chefs d’accusation sont portés, entre autres, à l’encontre des personnalités suivantes: Barack Obama, Président des États-Unis, David Nabaro, coordonnateur du système des Nations Unies pour la lutte contre la grippe, Margaret Chan, Directrice Générale de l’OMS, Kathleen Sibelius, Secrétaire du Département de la Santé et du Personnel, Janet Napolitano, Secrétaire à la sécurité intérieure, David de Rotschild, banquier,David Rockefeller, banquier, George Soros, banquier, Werner Faymann, chancelier de l’Autriche, Alois Stoger,ministre autrichien de la santé. Elles font partie de ce syndicat international des criminels d’entreprise qui a mis au point, produit, accumulé et utilisé des armes biologiques afin d’anéantir la population des États-Unis et celle d’autres pays avec pour objectif d’obtenir des retombées politiques et financières.
Ces chefs d’accusation soutiennent que les accusés ont ourdi une conspiration les uns avec les autres et avec d’autres personnalités pour concevoir, financer et participer à la phase finale de la mise en œuvre d’un programme secret de fabrication des armes biologiques impliquant des firmes pharmaceutiques, telles que Baxter et Novartis. Ils y sont parvenus en mettant au point par des techniques biologiques et diffusant des agents biologiques mortels, en particulier, le virus de la «grippe aviaire » afin de s’en servir comme prétexte pour mettre en œuvre un programme de vaccination forcé. Ce dernier donnerait l’occasion d’administrer un agent biologique pour provoquer la mort et des dommages au peuple des États-Unis. Cet acte constitue une violation directe de la Loi antiterroriste sur les Armes Biologiques. Les charges réunies par Bürgermeister contiennent des preuves que Baxter AG, une filiale autrichienne de Baxter International, a délibérément transmis à 16 laboratoires de quatre pays 72 kilos de virus de la grippe aviaire dont la fourniture a été faite par l’OMS au printemps 2009. Elle soutient que ces preuves constituent une claire indication que les firmes pharmaceutiques et les agences internationales du gouvernement, elles-mêmes, sont activement impliquées dans la production, la mise au point, la fabrication et la distribution des substances biologiques considérées comme les armes biologiques les plus mortelles sur terre, afin de déclencher une pandémie et de provoquer le meurtre de masse. Dans les charges qu’elle a présentées en avril, elle a fait remarquer que le laboratoire de Baxter en Autriche,l’un des laboratoires de biosécurité, supposés être les plus sûrs au monde, n’a pas pris les précautions les plus essentielles et les plus élémentaires pour sécuriser 72 kilos d’un agent pathogène classé comme arme biologique, et pour le séparer de toutes les autres substances conformément à la réglementation stricte du niveau de biosécurité. Au contraire, elle l’a mélangé avec le virus ordinaire de la grippe humaine et expédié à partir de ses installations de Orth dans le Danube. En février, lorsqu’un employé de Bio Test en République Tchèque a testé le matériel considéré comme candidats vaccins sur les furets, ces derniers en sont morts. L’OMS, l’U.E. ou les autorités sanitaires autrichiennes n’ont organisé aucune enquête à la suite de cet incident. Aucune enquête n’a été réalisée pour connaître le contenu du matériel génétique du virus et on ne dispose d’aucune séquence génétique du virus libéré. En réponse aux questions parlementaires le 20 mai, le ministre autrichien de la santé, Alois Stoger, a révélé que cet incident avait été traité non pas comme une défaillance en matière de biosécurité, mais comme une infraction commise vis-à-vis du code vétérinaire. Un vétérinaire fut envoyé au laboratoire pour réaliser une brève inspection. Le dossier présenté par Bürgermeister révèle que la diffusion du virus devait constituer une étape importante dans le projet de provoquer une pandémie qui serait l’occasion pour l’OMS de relever son niveau d’alerte à 6. Elle dresse une liste de lois et décrets qui permettre à l’ONU et à l’OMS de suppléer les États-Unis au cas où la pandémie se déclare. En outre, la législation imposant la mise en place d’un programme de vaccinations obligatoires serait appliquée aux États-Unis sous réserve de la déclaration de la pandémie. Elle porte l’accusation selon laquelle tout le problème de la pandémie de la “grippe porcine” repose sur un tas de mensonges disant qu’il n’existe aucun virus naturel qui soit une menace pour les populations. Les accusations de la journaliste comporte des preuves qui montrent que les virus de la « grippe aviaire » et de la« grippe porcine » ont, en réalité, été mis au point, dans les laboratoires, par des techniques biologiques grâce aux financements accordés par l’OMS et, entre autres, par d’autres agences gouvernementales. La “grippe porcine” est une maladie hybride. Elle est formée des éléments de la grippe porcine, de la grippe humaine et de la grippe aviaire. Ainsi composée, c’est quelque chose qui vient forcément des laboratoires,selon la plupart des experts. Les appels lancés par l’OMS pour attirer l’attention sur la progression de la « grippe porcine » et souligner la nécessité de déclarer une pandémie ne prennent pas en considération les causes fondamentales de cette épidémie. Les virus diffusés ont été créés et répandues avec l’aide de l’OMS. De ce fait, cette organisation porte d’abord une large part de responsabilité en ce qui concerne la pandémie. Par ailleurs, les symptômes de la prétendue « grippe porcine » ne peuvent être distingués de ceux de la grippe ordinaire ou du simple rhume. La “grippe porcine” ne provoque pas plus la mort que ne le fait la grippe ordinaire. Bürgermeister souligne que le nombre de cas mortels attribués à la « grippe porcine » est contradictoire et que l’on n’a aucune idée sur la manière dont le nombre de « victimes » a été recueilli. Il n’existe pas de risque de pandémie à moins qu’une campagne de vaccination de masse soit organisée pour faire de la grippe une arme sous le prétexte de protéger la population. Il existe des motifs légitimes pour croire que les vaccins obligatoires seront à dessein porteurs de maladies particulièrement mortelles. Elle cite le cas d’un vaccin agréé produit par Novartis et destiné à lutter contre la grippe aviaire. C’est un vaccin qui a causé la mort de 21 personnes sans abri en Pologne au cours de l’été 2008. Le « critère d’évaluation primaire » en était un « taux d’effets indésirables ». Ainsi, ce critère répondait à la définition d’une arme biologique qui est justement celle du gouvernement des États-Unis (une substance biologique conçue pour provoquer un taux d’effets secondaires, par exemple, la mort ou la blessure) disposant d’un mode d’administration (injection). Elle affirme que le même groupe international d’entreprises pharmaceutiques et d’agences internationales du gouvernement qui a mis au point et diffusé le matériel de la pandémie se sont positionnés pour tirer profit de la situation de pandémie ainsi créée en remportant des contrats de fourniture de vaccins. Le groupe qui a mis sur pied le plan de la “grippe porcine” contrôle des médias, et ceux-ci se chargent de la désinformation dont le but est d’endormir le peuple des États-Unis afin qu’il accepte ce dangereux vaccin. Le peuple des États-Unis sera victime de souffrances considérables et de dommages irréparables s’il est contraint d’accepter ce vaccin dont l’efficacité n’est pas prouvée, s’il le prend sans son consentement,conformément au Model State Emergency Health Powers Act, National Emergency Act, National Security Presidential Directive/NSPD 51, Homeland Security Presidential Directive/HSPD-20 et à l’International Partnership on Avian and Pandemic Influenza. Depuis 2008, aux Etats-Unis, Burgermeister explique que ceux, dont les noms apparaissent dans son dossierd’accusation, ont mis en application de nouvelles lois et/ou accéléré la mise en œuvre une législation conçue pour priver les citoyens des États-Unis de leurs droits constitutionnels légitimes de refuser cette injection. Ils ont ainsi apporté ou maintenu des dispositions qui font en sorte que le refus de se faire vacciner contre les virus de la pandémie devienne un délit. Ils ont, en outre, imposé des amendes excessives et cruelles, telles que la peine d’emprisonnement et/ou la mise en quarantaine dans les Camps d’internement FEMA. Parallèlement, ils empêchent aux citoyens des États-Unis de réclamer des dommages suite aux blessures et à la mort causées par la vaccination forcée. Ces mesures constituent une violation des lois fédérales contre la corruption et l’abus de pouvoir et de la Constitution et de la Déclaration des droits. En prenant ces actions, les accusés dont les noms sont cités posent les bases d’un génocide de masse. Se servant de la “grippe porcine” comme prétexte, les accusés ont planifié, au préalable, le meurtre de masse des populations des États-Unis au moyen de la vaccination forcée. Ils ont mis en place un vaste réseau de camps de concentration FEMA et identifié des sites devant servir de charniers. En plus, ils sont impliqués dans la conception et l’exécution de plans pour qu’aux États-Unis, le pouvoir soit confié à un syndicat international de crime organisé, en violation des lois qui prévoient et réprime la haute trahison. Selon les accusations de Bürgermeister, le groupe de firmes pharmaceutiques comprenant Baxter, Novartis et Sanofi Aventis font partie d’un programme de fabrication des armes biologiques à double but conçu à l’étranger. Le financement de ce programme, conçu pour concrétiser les tueries de masse, est assuré par le syndicat international des criminels. L’objectif dudit programme est de réduire la population mondiale de plus de 5 milliards de personnes dans les dix prochaines années. Leur projet de répandre la terreur pour justifier le fait de contraindre les hommes à renoncer à leurs droits et de mettre en quarantaine de nombreuses personnes dans les camps de concentrations de la FEMA. Les habitations, les entreprises et les propriétés des victimes seront libres et à la portée de ce syndicat. L’élimination de la population d’Amérique du Nord permettra à cette élite internationale d’avoir accès aux ressources naturelles de ces régions, à savoir l’eau et les zones pétrolifères non exploitées. Par ailleurs,l’élimination des États-Unis et la suppression de sa constitution démocratique assureront au groupe de crime international le contrôle total de l’Amérique du Nord".
(Tous droits réservés SpreadTheTruth.fr, reproduction autorisée pour les bloggers à condition de CITER CLAIREMENT SpreadTheTruth.fr, reproduction strictement interdite pour tous les médias en ligne. Traduction réalisée par l’équipe de SpreadTheTruth.fr).
Cette action judiciaire a trouvé un écho en France, avec Mirella Carbonatto, présidente et fondatrice de l'association "Sos-justice et droits de l'homme" qui a déposé une demande d'ouverture d'une enquête criminelle auprès du Parquet de Nice.
Autant le dire tout de suite, nous ne souscrivons pas à cette vision apocalyptique d'un génocide généralisé car pour qu'un crime profite à ses auteurs, on ne voit pas quel intérêt ils auraient à décimer une population qui les fait vivre économiquement. Ce serait suicidaire de leur part. En revanche, et en ce qui concerne les pays occidentaux, on peut les soupçonner de vouloir contaminer une part suffisamment importante de la population pour justifier un état d'urgence tel qu'il conduise à une restriction des libertés publiques. Quant aux pays du Tiers-Monde dont certains connaissent de graves problèmes démographiques, la tentation d'un nouvel eugénisme est grande, ainsi que le déclare un expert russe:
25/05/2009 15:50 MOSCOU, 25 mai - RIA Novosti. Le virus de la grippe A/H1N1 a été créé de façon artificielle pour réduire la population de la Terre, estime Leonid Ivachov, ancien chef de la Direction de la coopération militaire internationale du ministère russe de la Défense et président de l'Académie des problèmes géopolitiques.
"De mon point de vue, l'attention soutenue portée au problème nucléaire permet de détourner l'opinion publique des principales menaces que sont les épidémies", a déclaré lundi à RIA Novosti M.Ivachov.
Selon lui, toutes les épidémies actuelles ont été créées dans des laboratoires. "Les médecins militaires détiennent la formule de la pneumonie atypique qui a donné naissance au virus. La grippe aviaire a également une origine artificielle", a noté l'expert.
"Selon les renseignements américains, d'ici 2015, quelque 3 milliards de personnes seront "de trop", notre planète s'attend ainsi à une surpopulation."L'activation" des différents virus susceptibles de déboucher sur la mort massive de gens est une stratégie globale destinée à réduire la population de la planète", a déclaré M.Ivachov.
Samedi, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a confirmé 12.022 cas de contamination par le virus A/H1N1 dans 43 pays du monde ".
Autre élément qui peut accréditer la thèse d'une contamination volontaire des populations par la vaccination: lors de la visite en mars 2009 de Nicolas Sarkozy au Mexique, c'est en sa présence et celle du président mexicain Felipe Calderon, que fut annoncée officiellement la construction d'une usine par Sanofi-Aventis en vue de produire des vaccins contre la grippe A et H1N1. Quelques semaines plus tard, c'est au Mexique que furent recensés les premiers cas de grippe H1N1, début de l'épidémie constatée aujourd'hui. Curieuse coïncidence... Autre élément à verser au dossier: l'OMS ne cesse de parler de pandémie que l'on définit comme une épidémie touchant une part exceptionnellement importante de la population et présente sur une large zone géographique. Cet organisme spécule sur la peur collective pour tenter d'imposer à ses pays membres des mesures de vaccination obligatoire en mettant le niveau d'alerte en phase 6, celui précisément de la pandémie. Ce qu'on ne nous dit pas, c'est que l'OMS a révisé ses critères de pandémie: avant, c'était à partir de 125 cas pour 1000, maintenant, le seuil a été abaissé à 87 pour 1000. Il y a incontestablement une tricherie destinée à servir la soupe aux grands laboratoires. Ses fantasmes de pandémie se trouvent démentis par la situation sanitaire dans l'hémisphère sud où l'hiver, saison propice au virus grippal, vient de se terminer: la pandémie n'a pas eu lieu et l'Argentine, pays où l'OMS redoutait une catastrophe sanitaire a enregistré moins de morts dus à la grippe que pour l'hiver austral 2008. Et en ce qui concerne l'Australie, la Nouvelle-Zélande, ou la Nouvelle-Calédonie, on a bien enregistré des cas de grippe A, sans plus et dans ce territoire d'outre-mer, la population n'a même pas porté de masques, c'est dire si elle n'était pas affolée (elle n'avait aucune raison de l'être). Si la situation calédonienne a été relatée dans la presse écrite quoique discrètement, les médias audiovisuels ne l'ont pas fait, sinon comment va-t-on faire peur à nos concitoyens? A l'inverse, que n'aurait-on pas dit si une réelle pandémie s'était déclarée dans l'hémisphère sud. Pourtant, un doute s'insinue en France dans l'esprit de nos autorités sanitaires: le haut conseil de la santé publique ne préconise pas la vaccination obligatoire. Cet organisme doute-t-il de l'efficacité du vaccin contre la grippe A/H1N1? Il semble plus prosaïquement que l'État veuille se prémunir face à d'éventuelles et coûteuses indemnisations qui ne manqueraient pas de lui être réclamées si le vaccin produisait de graves effets secondaires, préférant se défausser sur les laboratoires qui en seraient alors seuls responsables. Il est d'autant plus enclin à le faire que les AMM (autorisations de mise sur le marché) seront délivrées début octobre par les autorités sanitaires sans que soient effectuées au préalable les expérimentations que le Code de la santé publique rend pourtant obligatoire. Le gouvernement le justifie par l'urgence de la situation, invoquant le caractère soudain de l'épidémie qui impose aux laboratoires un délai très court pour élaborer le vaccin face à ce qui apparaît comme un nouveau virus. Comment le croire quand on sait que Baxter a déposé un brevet sur le vaccin contre le virus grippe A et B et ses dérivés le 28 août 2007 et l'a obtenu le 31 août 2008, soit vingt mois avant que l'OMS déclare l'état de pandémie? Cela renforce l'idée que la grippe H1N1 a été déclenchée artificiellement et que l'on veut éviter à ce vaccin des tests cliniques qui ne manqueraient pas d'en démontrer la nocivité. Et tout cela pour une "gripette" comme l'a souligné le professeur Bernard Debré, le docteur Marc Girard abondant dans le même sens. Du reste, de plus en plus de professionnels de la santé contestent l'efficacité des vaccins en général si bien que cette affaire de grippe A/H1N1 commence à ébranler sérieusement le dogme vaccinal.
Vers la fin du dogme vaccinal?

"Le plus sûr moyen de limiter l'épidémie de grippe,
c'est surtout de ne pas se faire vacciner".
Il y a deux ans, les débats autour de la vaccination sur le site Agoravox relevaient du bras de fer, aujourd'hui, c'est sa contestation qui l'emporte très nettement à travers les articles et les forums. Le public qui fréquente ce site étant bien réparti en ce qui concerne les classes d'âge qui sont toutes représentées, on peut y voir un indicateur intéressant, quoique non exclusif, d'une opinion publique qui est en train de se retourner contre l'imposture scientifique inoculée par Pasteur: le vrai virus, c'est celui qu'on met dans nos têtes depuis plus d'un siècle, aggravé par cette intoxication anxiogène propagée par les pouvoirs publics avec l'aide des médias.
Donc, le plus sûr moyen de limiter l'épidémie de grippe, c'est surtout de ne pas se faire vacciner. Et pour ceux à qui on voudrait l'imposer, il faut s'y opposer en invoquant la loi car l'AMM délivrée par le ministère de la santé est illégale puisqu'elle fait l'impasse sur les expérimentations, en violation du Code de la santé publique (Articles R5121-10 à 5121-15) et en menaçant de déposer plainte pour mise en danger d'autrui. Cette affaire de grippe A/H1N1 peut nous donner l'occasion d'en finir avec l'obligation vaccinale, car "la vaccination est la plus grande escroquerie médicale de tous les temps". (Pr Tissot)
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Mise à jour
Les premières victimes du vaccin H1N1
Quand c'est le vaccin qui crée la maladie
09:51 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grippe, santé, médecine, femme
07/07/2009
Internet et fantasmes

Les tribulations rocambolesques qui ont accompagné la promulgation de la loi "favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet" connue sous le nom d'Hadopi, acronyme de l'organisme administratif: "Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet" et principale innovation de ce texte législatif, ont montré à quel point internet faisait l'objet de fantasmes, particulièrement dans les plus hautes sphères politiques qui se sont particulièrement discréditées à cette occasion (voir notre éditorial, "Hadopi, symptôme du déclin de la République"). On a entendu des déclarations délirantes tant de la part du ministère de la culture que de certains députés au point qu'on peut parler de fantasmes qui prennent leur source dans la peur qu'éprouvent les responsables politiques devant ce nouveau média qui se développe non pas contre eux mais sans eux. Ils ne sont pas les seuls : les tenants de l'industrie du disque et du cinéma ont une vision apocalyptique d'internet, fossoyeur, selon eux, de la création artistique. De fait, dès qu'internet se mondialisa grâce au web, ses utilisateurs, qui prirent le nom d'internautes, eurent un tel sentiment de liberté que certains ont pu croire que l'on pouvait y faire tout et n'importe quoi.
"Surfe et fais ce que tu veux"
Cela aurait pu être la devise du web de la fin des années 1990. Mais quand des internautes se retrouvèrent devant les tribunaux pour diffusion non autorisée de contenus relevant de la propriété intellectuelle, ou pire pour des propos diffamatoires, injurieux ou à caractère raciste, il fallut revenir sur terre car les lois en vigueur ne cessaient pas pour autant de s'appliquer : ce n'est pas parce qu'internet était un nouveau média qu'on se retrouvait comme par enchantement dans un domaine de non-droit. De même, sur le plan économique, internet apparut vers 1995 comme un nouvel eldorado. On parla de nouvelle économie numérique pour déboucher sur un fiasco entré déjà dans l'histoire sous l'appellation de "bulle internet".
La bulle internet
Le développement accéléré d'internet en 1995 fit croire à une croissance économique exponentielle, c'était, à n'en pas douter, une sorte de nouvelle révolution industrielle. On assista alors à un véritable remue-ménage chez les opérateurs de télécommunications (regroupements, rachats, acquisitions de licences) sans lesquels internet ne peut fonctionner. On vit l'éclosion de nouvelles sociétés de service informatique, les "jeunes pousses" (en anglais, "start-up") dont certaines briguaient les lauriers d'Apple ou de Microsoft. Cette éclosion fut facilitée par un investissement initial très faible. Tout cela déclencha une gigantesque spéculation boursière totalement disproportionnée avec les performances économiques réelles de ces nouvelles entreprises, de sorte que cette bulle financière éclata après le pic enregistré en 2000. Si internet offrait de nouvelles et réelles perspectives économiques, c'était sur le long terme, et non sur le court ou le moyen terme, si bien que les capitaux investis ne pouvant être rentabilisés rapidement, les valeurs boursières s'effondrèrent. Cependant, internet n'en avait pas fini avec les illusions comme celle qui consistait à croire que l'on pouvait impunément télécharger gratuitement des fichiers de musique ou de films faisant l'objet de droits d'auteur avec l'apparition du téléchargement de pair à pair (traduction de l'anglicisme "Peer-to-Peer", souvent abrégé "P2P").
"Télécharge et fais ce que tu veux"
Après la première devise évoquée plus haut, celle-ci sembla s'appliquer à tous ceux qui inaugurèrent en juin 1999 l'arrivée de Napster, le premier réseau pair à pair qui proposait en téléchargement des morceaux de musique au format MP3. Ce système de réseau informatique permettait à plusieurs ordinateurs de communiquer, d'échanger des fichiers à l'aide d'un logiciel approprié. Dans le cas de Napster, un serveur central se chargeait de traiter les transactions entre les ordinateurs, si bien que l'industrie américaine du disque n'eut aucun mal, après une longue bataille judiciaire, à obtenir la fermeture de ce réseau, en juillet 2001, pour violation du droit d'auteur. Mais l'apparition d'autres systèmes de pair à pair avec des serveurs décentralisés situés dans différents pays rendirent impossibles de telles actions judiciaires. Sans parler du système Bittorrent qui fonctionne sans serveur. Dès lors, le téléchargement illégal se développa, au point de devenir la bête noire des tenants de l'industrie du disque et du cinéma, d'autant plus que l'on a enregistré depuis une baisse des ventes de CD et de DVD.
Téléchargement illégal et piratage
Avant d'aller plus loin, nous tenons à faire la différence entre téléchargement illégal et piratage : le téléchargement illégal consiste à stocker des œuvres sur un ordinateur pour un usage personnel, alors que le piratage consiste à s'approprier des œuvres pour en faire un commerce comme cela se pratique en Extrême-Orient (Chine et Thaïlande principalement) en allant jusqu'à contrefaire les jaquettes des CD et DVD. En France, les tribunaux ne s'y trompent pas et font très bien la différence entre les deux, les pirates étant condamnés à des peines sévères assorties de dommages et intérêts dont la sanction apparaît plus lourde encore que les amendes ou les peines de prison prononcées à cette occasion. Mais dans l'esprit des pouvoirs publics et des représentants des industries culturelles, tous ceux qui téléchargent sont des pirates. Ils sont à leurs yeux la seule et unique cause de la baisse des ventes de CD et de DVD. Pour les pouvoirs politiques et les lobbys culturels, internet est une zone de non-droit, de voleurs, et de pervers. Cette fois, les fantasmes ont changé de camp : ils ne se situent plus du côté des internautes.
Du fantasme à la paranoïa
Sans être capables d'expliquer leurs chiffres, les majors du disque prétendent qu'une chanson téléchargée équivaut à une chanson non payée sur la base d'un single, c'est-à-dire un morceau téléchargé sur leur propre site. En réalité, des études faites, tant en Amérique du Nord qu'en Europe, ont montré que ceux qui téléchargeaient le plus étaient également les plus gros acheteurs de disque. Dernièrement, une étude publiée le 15 mai 2009 par la prestigieuse université de Harvard montre qu'internet serait favorable à la création artistique qui conclut ainsi: "Cette étude montre à l'évidence que nous n’avons pas une compréhension complète des mécanismes par lesquels les réseaux de partage de fichiers viendraient à altérer négativement la production artistique. Bien que les consommateurs aient un accès de plus en plus facilité à des moyens d’enregistrement ou de diffusion, le nombre d’albums produits a plus que doublé. Dans ces conditions et à notre point de vue, il est difficile de conclure que l’affaiblissement de la protection des droits d’auteur a un impact négatif sur la capacité des artistes à créer. " Mais toute approche rationnelle de cette question semble avoir déserté les majors de la musique et du cinéma pour lesquelles internet est le mal absolu, au point d'en faire une obsession qui vire à la paranoïa, d'où la pression exercée sur les gouvernements pour faire voter des lois purement répressives comme si c'était là le véritable problème. Pourtant, une question se pose : y a-t-il un droit propre à internet étant donné qu'on se trouve devant un vide juridique, du moins en ce qui concerne la protection et la rémunération des droits d'auteur?
Droit et internet
Il faut, au préalable, distinguer entre vide juridique absolu et vide juridique relatif: Il y a vide juridique absolu lorsqu'une nouvelle technologie crée une situation telle qu'aucune loi en vigueur ne peut s'y appliquer. Par exemple, lorsque l'automobile commença à se développer au début du siècle dernier, rien n'existait pour en règlementer l'usage. Il fallut donc créer le Code de la route. Il y a vide juridique relatif lorsqu'une nouvelle technologie, bien que s'inscrivant dans un cadre légal existant, ne permet plus ou difficilement, de l'appliquer. Ainsi, lorsqu'on se mit dans les années 1970 à informatiser les fichiers manuels, il y avait un cadre légal qui en protégeait l'accès, notamment pour en respecter la confidentialité. Mais l'informatique, en permettant de regrouper plusieurs renseignements concernant les personnes fichées, et ce, d'une façon instantanée, posait un vrai problème quant à la protection des données. Pour cette raison, en France, on vota en 1978 une loi dite " Informatique et libertés " qui comportait la création de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés). Les autres pays d'Europe firent de même pour aboutir à la directive européenne du 24 octobre 1995 sur la protection des données à caractère personnel. Cette législation n'est qu'une modalité particulière du droit à la vie privée telle qu'elle est définie par la Déclaration universelle des droits de l'homme dans son article 12 : « Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes ».
De même, internet correspond bien à cette situation de vide juridique relatif, voire très relatif, puisqu'il se cantonne à la protection et la rémunération des droits d'auteur. Le problème vient de ce que chaque ordinateur est à la fois émetteur et récepteur et rend par là-même impossible la protection des droits d'auteur car il faut le dire: on ne pourra jamais contrôler internet, n'en déplaise à nos dirigeants politiques. Il ne sont d'ailleurs pas les seuls: le parlement allemand vient de voter une loi qui permet au gouvernement d'ordonner des mesures de filtrage, officiellement pour interdire l'accès à des sites pédophiles. Le problème, c'est que ce dernier pourra le faire de façon purement arbitraire et secrète, sans passer par une quelconque instance judiciaire. Ce système existe déjà en Australie dont le gouvernement s'est résolu à publier la liste des sites verrouillés. Et en France, le projet de loi Loppsi2 (loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) comporte une disposition comparable à celle de l'Allemagne. Ce qui est contestable ici, c'est l'absence totale de contrôle judiciaire et de transparence. S'il est légitime de censurer les sites pédophiles, on voit bien la dérive qui peut résulter d'une telle disposition: qu'un site critique la politique du gouvernement, et ni vu, ni connu, il le censure. En plus, la mesure est doublement inappropriée, d'une part, parce qu'on peut contourner les filtrages en utilisant ces serveurs intermédiaires qu'on appelle proxys, d'autre part, parce que les filtres ne sont pas fiables: récemment, au Royaume-Uni, des pages de l'encyclopédie Wikipedia ont été accidentellement censurées. Les gouvernements prétendent protéger les internautes des sites de pornographie pédophile comme si on pouvait tomber dessus par hasard, alors qu'on sait qu'ils doivent être délibérément recherchés pour y accéder: ils se cachent, étant traqués par toutes les polices du monde. La vraie menace, en la matière, vient de sites proposant des forums d'échange entre enfants ou adolescents dans lesquels les pervers s'immiscent. En réalité, les gouvernements des pays dits démocratiques usent de ce prétexte pour courir après cette chimère: le contrôle d'internet. C'est matériellement impossible, eu égard aux innombrables connexions qui s'établissent quotidiennement dans le monde, internet se moquant des frontières. On cherche à contrôler le web en prenant comme prétexte le droit d'auteur, emblématique d'un système de rente typiquement occidental qui représente de puissants intérêts: les puissances d'argent, en collusion avec les pouvoirs politiques, mènent un combat d'arrière-garde contre un partage complet et gratuit des connaissances. Les internautes, dans leur écrasante majorité et contrairement à ce que dit la propagande officielle, ne veulent pas s'approprier indûment des œuvres protégées par le droit d'auteur, qu'elles soient artistiques ou intellectuelles mais développer une culture et un savoir non-marchands, en fait un échange de connaissances alternatif qui ouvre la porte à la créativité. C'est particulièrement éloquent dans le domaine du logiciel libre qui ne cesse de gagner du terrain auprès des professionnels: on se souvient d'une déclaration en forme d'aveu de Bill Gates, ex-PDG de Microsoft, qualifiant la concurrence faite par Linux à Windows de " déloyale " en raison de sa gratuité. C'est dans ce cadre d'intérêts politico-financiers que s'inscrit la loi Hadopi, tentative caricaturale de prise de contrôle d'internet, "exception française" qui discrédite notre pays auprès de l'Union européenne.
Hadopi, tentative avortée d'un contrôle du "net"
Cette loi, censurée en partie par le Conseil constitutionnel, cherchait à rendre indirectement obligatoire la mise en place sur chaque ordinateur d'un véritable mouchard informatique qui aurait été payant et non disponible pour les systèmes d'exploitation libres comme Linux, en parfaite violation des règles de concurrence européennes. Le législateur se moque éperdument de la rémunération des droits d'auteur pour laquelle il n'a rien prévu, si bien que cette loi aurait du être rebaptisée "Répression et internet". Le Conseil constitutionnel, dans sa décision, a considéré que le téléchargement illégal n'était pas un délit propre à internet, mais seulement une forme de contrefaçon. Dans la même logique, il a estimé que internet est une composante de la liberté d'expression et de consommation, reconnaissant un véritable droit à l'internet tel qu'il l'a résumé dans un communiqué de presse :
" - La liberté de communication et d'expression, énoncée à l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, fait l'objet d'une constante jurisprudence protectrice par le Conseil constitutionnel (voir dernièrement décision n °2009-577 DC du 3 mars 2009). Cette liberté implique aujourd'hui, eu égard au développement généralisé d'internet et à son importance pour la participation à la vie démocratique et à l'expression des idées et des opinions, la liberté d'accéder à ces services de communication au public en ligne .
Or les articles 5 et 11 de la loi déférée confiaient à la commission de protection des droits de la HADOPI des pouvoirs de sanction l'habilitant à restreindre ou à empêcher l'accès à internet à des titulaires d'abonnement. Ces pouvoirs pouvaient donc conduire à restreindre l'exercice, par toute personne, de son droit de s'exprimer et de communiquer librement. Dans ces conditions, le législateur ne pouvait, quelles que soient les garanties encadrant le prononcé des sanctions, confier de tels pouvoirs à une autorité administrative dans le but de protéger les titulaires du droit d'auteur. Ces pouvoirs ne peuvent incomber qu'au juge ".
Mais plus grave encore, la loi bafouait la présomption d'innocence :
" - L'article 9 de la Déclaration de 1789 pose le principe de la présomption d'innocence duquel il résulte que la loi ne saurait, en principe, instituer de présomption de culpabilité en matière répressive (n° 99-411 DC du 16 juin1999). Or, aux termes de la loi déférée, seul le titulaire du contrat d'abonnement à internet pouvait faire l'objet des sanctions instituées. Pour s'exonérer, il lui incombait de produire des éléments de nature à établir que l'atteinte portée au droit d'auteur procède de la fraude d'un tiers. En méconnaissance de l'article 9 de la Déclaration de 1789, la loi instituait ainsi, en opérant un renversement de la charge de la preuve, une présomption de culpabilité pouvant conduire à prononcer contre l'abonné des sanctions privatives ou restrictives du droit ".
De cette double analyse au regard des droits et libertés constitutionnellement garantis, et sans qu'il ait eu besoin d'examiner les autres griefs des requérants, le Conseil constitutionnel a censuré, aux articles 5 et 11 de la loi déférée, toutes les dispositions relatives au pouvoir de sanction de la commission de protection des droits de la HADOPI ".
Parce que c'est internet, le législateur a cru qu'il pouvait faire n'importe quoi dans le domaine du droit, faisant fi des textes régissant les libertés publiques. Pourtant, la leçon de droit donnée par le Conseil constitutionnel ne semble pas avoir été retenue, puisque la nouvelle mouture du volet pénal de la loi Hadopi, surnommée Hadopi2 qui va être proposée au Parlement lors de la session extraordinaire du mois de juillet veut de nouveau faire revenir dans le projet de loi la suspension de l'abonnement et rendre possible le recours pour le Parquet aux ordonnances pénales, par le biais d'un tribunal de police, histoire de rendre la procédure plus expéditive. Mais il y a un nouveau problème d'inconstitutionnalité: on ne peut recourir aux ordonnances pénales que si les faits imputés au prévenu sont irréfragables, c'est-à-dire incontestables comme c'est le cas par exemple pour les infractions routières. Mais en matière de contrefaçon, notamment de téléchargement illégal, l'IP, à savoir le numéro qui sert à identifier éventuellement l'ordinateur du contrevenant, ne constitue pas une preuve suffisante. Du reste, tous ceux qui ont déjà été condamnés ont fait l'objet d'une enquête en bonne et due forme, sous la direction d'un juge d'instruction avec perquisition au domicile du suspect. Et comme le Conseil constitutionnel a considéré que le téléchargement illégal n'était pas autre chose qu'une forme de contrefaçon, le recours aux ordonnance pénales risque d'être frappé de nullité ou alors il faudrait changer la loi en appliquant ce système à toutes les formes de contrefaçon. Là où les choses deviennent ubuesques, c'est que cette procédure, de par son caractère non contradictoire, ne permet pas aux ayants droit de se constituer partie civile pour réclamer des dommages et intérêts ; enfin, les ordonnances pénales ne s'appliquent pas au mineurs (articles 524 à 528-2 du Code de procédure pénal). Comme on peut le constater, il n'y a pas de vide juridique en ce qui concerne la répression du téléchargement illégal. Il y en a un en matière de rémunération des droits d'auteur mais ceci est un autre sujet qui ne pourra être traité qu'entre les parties prenantes avant de faire éventuellement l'objet d'un texte législatif. Une loi comme Hadopi serait inimaginable aux USA, non seulement parce que le premier amendement de la Constitution garantit la liberté d'expression mais aussi parce que les Américains, c'est dans leur culture, aiment partager le savoir: il suffit de se souvenir que le premier usage d'internet a été fait par les universités américaines pour échanger leurs travaux. Un autre élément devrait faire réfléchir nos dirigeants: le gouvernement fédéral a fait débloquer une aide de 7,2 milliards aux FAI (fournisseurs d'accès internet) pour développer leur réseau en haut débit, à condition qu'ils respectent la neutralité d'internet, principalement en ne censurant pas insidieusement des sites qui proposent des services concurrents aux leurs. Si on a parlé d'une économie du numérique, on peut affirmer que celui-ci fait intégralement partie de l'activité économique au point d'en être devenu indispensable, ce qui est le cas aux USA où les autorités ont bien pris en compte les enjeux que ce type de réseau représente. Quel contraste avec la ringardise et la frilosité des dirigeants européens! Cette situation s'explique principalement par le fait qu'internet permet des relations horizontales entre les citoyens qui ne cadre pas avec l'organisation pyramidale de la société. Vu sous cet angle, on assiste à une véritable révolution, et cette fois, ce n'est plus un fantasme.
Internet: une révolution démocratique
On est en train d'assister à une révolution qui, pour la première fois ne se fait pas contre les institutions mais sans elles. Par exemple, le partage du savoir se fait sans les universités, notamment en France où celles-ci pratiquent une rétention des connaissances, d'où le rejet en bloc par les universitaires de l'encyclopédie libre, Wikipedia qui, si elle n'est pas à l'abri de tout reproche, apporte un lot d'informations que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Et comme chacun d'entre nous peut y participer, rien n'empêche des universitaires, hormis leur blocage mental, d'y participer par leur compétence dans tel ou tel domaine. Internet dérange tous ceux qui, à un titre ou un autre, détiennent un monopole du savoir, comme les universités, de l'information comme les médias, rebaptisés "merdias" par certains internautes parce qu'ils se font les laquais du pouvoir politico-financier, et des industries culturelles comme les maisons de disque. Pourtant, dans ces domaines, les choses bougent: des chercheurs scientifiques qui enseignent également à l'Université, commencent à s'exprimer sur le web, des journalistes, désapprouvant la ligne éditoriale de leur journal, ont créé des sites comme Rue89, Mediapart ou Backchich.info. Des groupes comme Radiohead, quittent leur maison de disque pour vendre directement leur CD en ligne sur leur site non sans l'avoir proposé en téléchargement, dix jours avant sa sortie. Les internautes commencent à se faire entendre: Le gouvernement néo-zélandais voulait faire voter une loi proche de la Hadopi et il a dû y renoncer face à la mobilisation sur la "toile". En France, le site de propagande gouvernementale pour la loi Hadopi, jaimelesartistes.fr, a fermé définitivement après avoir été la cible des internautes en mars dernier. Si internet, en tant que reflet du monde actuel, comporte son lot de délinquants comme les pervers sexuels, les escrocs, les terroristes bref, tout ce qu'on appelle la cybercriminalité, il n'est pas pour autant cette terrible jungle décrite par nos dirigeants politiques qui proposent cet odieux marchandage: plus de sécurité contre moins de liberté. Les jeunes générations ne sont pas dupes de cette imposture et ne tolèrent aucune restriction injustifiée de cette liberté sans précédent offerte par internet qui permet, à domicile, d'obtenir des informations en tout genre, de procéder à des achats, d'utiliser des services variés, d'échanger des idées sur les forums, de s'exprimer soi-même par les blogs. C'est une sorte de démocratie directe, participative, qui peu à peu, prend le relais d'une démocratie représentative défaillante parce que corrompue, dans tous les sens du mot et qui consacre le divorce entre les citoyens et les élus comme en attestent les taux d'abstention croissants dans les scrutins.
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31/12/2008
Le déclin de l'empire américain

A la lumière des derniers évènements qui secouent la finance mondiale, on ne peut manquer de s'interroger sur la suprématie économique et financière des États-Unis, en fait ce qui constitue leur empire. En effet, contrairement aux empires qui ont précédé, la domination américaine ne tire pas sa substance d'une conquête, puis d'une annexion de territoires, même si, comme nous le verrons plus loin, cette domination n'aurait pas pu se faire sans les deux guerres mondiales qui ont marqué le XXe siècle, mais de cette suprématie qui repose sur les entreprises multinationales, l'informatique et la finance, Wall Street restant la première place financière de la planète. Au départ, la puissance américaine s'est construite avec l'industrialisation accélérée de la fin du XIXe siècle qui a marqué les pays occidentaux.
Une concentration industrielle vertigineuse
La fin de la conquête de l'Ouest, puis l'achèvement de la ligne ferroviaire reliant la côte atlantique à la côte pacifique donnent le coup d'envoi à une industrialisation sans précédent, dont l'ampleur, à l'échelle du pays, dépasse largement celle que connaissent à la même époque, des pays comme le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France. Le plus frappant, c'est ce mouvement de concentration des entreprises qui caractérise la période 1880-1890 et qui atteint de telles proportions qu'il finit par inquiéter les dirigeants politiques qui craignent, à juste titre, l'instauration de monopoles susceptibles de fausser le jeu de la concurrence et c'est ainsi que fut promulgué, le 2 juillet 1890, le Sherman Antitrust Act qui interdit, entre autres, les ententes illicites, les monopoles, et les abus de position dominante. Toutefois, cette loi ne s'appliquait qu'aux compagnies, pas aux sociétés et c'est pourquoi elle fut complétée en 1914 par le Clayton Antitrust Act. Mais auparavant, en 1911, la Standard Oil, compagnie pétrolière fondée par John D.Rockfeller, fit l'objet d'un procès à la suite duquel elle fut démantelée pour être fragmentée en une trentaine de firmes. Toujours est-il qu'à la fin de la période 1880-1914, les États-Unis étaient devenus la plus grande puissance économique mondiale et répandirent l'image d'un pays de la libre entreprise, de l'invention avec Bell, Edison, du dynamisme industriel, avec Ford, et General Motors qui permirent à des millions d'Américains d'accéder à l'automobile. Mais malgré leurs relations économiques croissantes avec l'Europe, notamment le Royaume-Uni, les Américains restèrent isolationnistes. La Première Guerre mondiale commença par ébranler cette attitude.
L'isolationnisme américain remis en question
La participation du contingent américain (qui atteignit presque 2 millions d'hommes) à la Première Guerre mondiale fut décisive pour l'emporter sur l'Allemagne et provoqua un premier choc culturel pour les troupes de l'Entente, subjuguées par l'équipement dont disposaient les soldats américains. Toutefois, cette participation ne fit pas pour autant disparaître l'isolationnisme des responsables politiques américains puisque le Sénat refusa d'entériner le Traité de Versailles signé par le président, Woodrow Wilson. La crise de 1929 et la Seconde Guerre mondiale acheva de propulser les États-Unis sur le devant de la scène internationale.
De l'isolationnisme à la domination mondiale
Dès 1926, il fut permis à Wall Street d'acheter des actions à crédit avec un taux de couverture de 10% seulement, de sorte que de nombreux ménages placèrent leurs économies à la bourse de New York. Ce système vint amplifier une bulle spéculative insensée : si, entre 1921 et 1929, la production industrielle avait augmenté de 50%, la bourse connaissait, à raison de 18% par an, une hausse de plus de 300% pour la même période. Cette distorsion entre l'économie et la finance ne pouvait que conduire à une catastrophe quand on assista à une baisse de la production industrielle de 7% entre mai et octobre 1929. Ce ralentissement était en partie dû à un phénomène d'asphyxie: les capitaux disponibles étaient allés à la bourse plutôt qu'à l'économie. Suite à la hausse des taux d'intérêt en avril 1929, lorsque survint la première stagnation des cours, le remboursement des intérêts devint supérieur aux gains boursiers et les investisseurs qui avaient acheté leurs titres à crédit furent alors contraints de les vendre pour couvrir leurs emprunts, déclenchant une réaction en chaîne, qui, par un effet de domino, fit s'effondrer le système bancaire qui entraîna à son tour la faillite de l'économie. Cette crise se propagea à l'Europe et c'est l'Allemagne qui fut la plus touchée car les Américains avaient développé avec ce pays des relations économiques dès l'instauration de la République de Weimar. Ce qui explique pourquoi les dirigeants politiques américains ne voulurent pas, dans un premier temps, intervenir militairement en Europe: ils pensaient pouvoir composer avec le régime nazi, malgré l'insistance forcenée de Winston Churchill auprès de Franklin Roosevelt pour s'engager dans le conflit. En attendant, la politique économique du président américain fut loin de faire l'unanimité auprès de ses concitoyens, ses opposants lui reprochant son interventionnisme : en réalité, ils n'admettaient pas la faillite du libéralisme économique qui ruinait les théories d'Adam Smith, comme notamment, l'autorégulation des échanges économiques par le marché. A contrario, Roosevelt utilisa l'arsenal législatif pour disposer des garde-fous et on peut citer, par exemple, une loi, promulguée en 1933, qui interdit à tout établissement bancaire de cumuler les fonctions de banque de dépôt et celles de placement. Il n'y eut donc pas de remise en cause aux États-Unis du libéralisme économique et ce, d'autant plus que ce fut la Seconde Guerre mondiale qui permit au pays de sortir de la Grande Dépression. L'énorme puissance industrielle américaine fut décisive dans la victoire des Alliés sur les forces de l'Axe et celle-ci permit aux États-Unis de mondialiser son économie, tout en ayant le prestige d'une nation qui incarne les valeurs de liberté. Les Américains, dès 1945, fondèrent alors un véritable empire économique, pouvant se contenter de laisser quelques bases militaires chez ses alliés, vu que leur suprématie repose sur de grandes entreprises, celles que l'on qualifiera, dès le milieu des années 1960, de multinationales. En outre, la formation du bloc soviétique et les menaces potentielles qu'il représentait pour l'Europe occidentale conférèrent aux Américains le rôle de bienveillants protecteurs après celui de libérateurs, ce qui leur donna les moyens d'exercer des pressions sur les gouvernements alliés pour leur vendre leurs produits. Enfin, la suprématie du dollar, consacrée par les accords de Bretton Woods paracheva la constitution de l'empire américain et le NYSE (New York Stock Exchange, la bourse de New York) devint la première bourse mondiale et supplanta définitivement celle de Londres, les États-Unis ayant ravi à la Grande-Bretagne le titre de plus grande puissance mondiale. Ce pays fut alors à la pointe de la technologie, de l'innovation et de la recherche scientifique, avec, suprême consécration, le programme spatial Apollo qui permit à l'Homme de faire ses premiers pas sur la Lune le 20 juillet 1969. On peut, du reste, considérer la période 1945-1973 comme l'âge d'or de l'empire américain, le choc pétrolier ayant mis un terme à cette époque de forte croissance qui marqua l'après-guerre. Déjà, un signe avant-coureur en annonça la fin : le 15 août 1971, le président américain Richard Nixon suspendit la convertibilité du dollar en or car la guerre du Vietnam et la course à l'espace avait occasionné de fortes dépenses et l'état américain avait dû faire fonctionner la planche à billets, de sorte que le montant total des dollars émis excédait largement les réserves en or de Fort Knox. Le système des taux de change fixes s'écroula définitivement en mars 1973 avec l'adoption du régime de change flottants, c'est-à-dire qu'ils s'établirent en fonction du marché. Le 8 janvier 1976, les accords de Kingston (Jamaïque) confirmèrent officiellement l'abandon du rôle légal international de l'or. Il n'y avait plus de système monétaire international organisé : ce fut la fin des accords de Bretton Woods et le début d'une grande instabilité monétaire au niveau mondial dont l'une des conséquences fut de conduire l'Europe à la monnaie unique. A titre indicatif, l'once d'or valait 35 dollars en 1971 contre 2000 en 2008. Cette disparition de toute référence à l'or fut à l'origine des mouvements spéculatifs sur le monnaies favorisant un développement des flux financiers sans rapport avec les flux de marchandises. Si, au début des années 1970, la suprématie monétaire des États-Unis fut battue en brèche, il en alla de même sur le plan de l'économie avec l'émergence des deux pays qui furent les vaincus de la Seconde Guerre mondiale : l'Allemagne et le Japon.
La revanche des vaincus
Après la Libération, les Américains avaient compris que non seulement, il fallait éviter de brimer l'Allemagne en limitant ses capacités de production et de lui demander des réparations comme on l'avait fait après le Traité de Versailles, mais bien au contraire, redonner à ce pays toute sa capacité industrielle. Il fallait également aider l'Europe à se relever des ruines de la guerre par un plan de reconstruction: la donne politique internationale avait été bouleversée suite à l'annexion de pays d'Europe de l'Est (Tchécoslovaquie, Pologne, Allemagne de l'Est et Hongrie) par Staline. Les États-Unis avaient tout intérêt à constituer un bloc occidental fort pour faire pièce au menaçant bloc soviétique mais surtout à créer sur le Vieux Continent un espace économique qui leur permettrait de vendre leurs produits. Et c'est dans cette perspective que le président américain Harry Truman signa, le 3 avril 1948, le Programme de Rétablissement européen (European Recovery Program ou ERP) plus connu sous le nom de plan Marshall dont le principe était le suivant : les États-Unis accordaient un crédit à un état européen pour payer des importations de produits américains. L'état européen bénéficiaire encaissait, par le biais des taxes et en monnaie locale, le produit des ventes de ces importations et devait octroyer à des acteurs économiques nationaux des prêts destinés à des investissements d'un montant deux fois supérieur au crédit qu'il avait lui-même reçu. L'état bénéficiaire devait en outre faire la preuve qu'il équilibrait ainsi son budget sans recourir à la création monétaire. Le plan Marshall conduisit les Européens à s'accorder entre eux pour établir un plan de reconstruction dans le cadre de l'OECE devenu plus tard l'OCDE.Parallèlement, en Asie, les Américains avaient mis le Japon sous tutelle jusqu'au Traité de San Francisco signé en 1951, qui imposa à ce pays une constitution démocratique et lui permit aussi de bénéficier d'une aide financière des États-Unis. Cette aide massive prodiguée par l'Oncle Sam fut d'une grande efficacité: Entre 1948 et 1951, le PNB de l’Europe de l’Ouest fit un bond de 32% (passant de 120 à 159 milliards de dollars); et la production industrielle augmenta d'environ 40%. Quant au Japon, l’économie se rétablit rapidement et permit le retour de la prospérité dont les Jeux olympiques de Tokyo et le lancement du Shinkansen (premier train à grande vitesse roulant à 210 km/h) en 1964, en furent les manifestations emblématiques. Le Japon, tout comme l'Allemagne, a une culture industrielle acquise dès la fin du XIXe siècle. Ce sont donc ces deux pays qui furent à même de profiter au maximum de cette période de forte croissance économique qui caractérisa l'après-guerre et qualifiée par Jean Fourastié de "Trente Glorieuses". Leur savoir-faire technologique en ont fait des concurrents redoutables pour l'industrie américaine et on peut citer ceci comme exemple : au début des années 1970, les Américains limitèrent l'importation de produits sidérurgiques en instaurant des quotas à la tonne pour se protéger des Japonais, pensant sans doute que ceux-ci n'étaient pas capables de produire autre chose que des clous ou des ronds à béton. Quelle ne fut pas leur déconvenue quand il virent arriver sur leur marché des aciers spéciaux destinés à des applications de haute technologie, frappant brutalement l'industrie sidérurgique américaine d'obsolescence. Toujours dans le domaine de la métallurgie, l'Allemagne et le Japon ont supplanté les États-Unis sur le marché de la machine-outil, produit stratégique s'il en est. A partir de 1971, le solde de la balance commerciale des États-Unis s'inversa: de positif, il devint définitivement négatif, situation qui perdure de nos jours. Les Américains compensèrent le déficit de la balance commerciale par la balance des paiements en encourageant l'afflux de capitaux, Wall Street restant la première bourse mondiale. Après avoir connu la "stagflation", (stagnation économique + inflation) sous les présidences de Gerald Ford et Jimmy Carter, les États-Unis, avec Ronald Reagan, appliquèrent une politique économique qui apparut à l'opposé du New Deal : le président américain adhéra à l'économie de l'offre qui est une école de pensée macroéconomique ; selon elle, il faut aider les entreprises à produire davantage de biens et de services, en réduisant le plus possible les contraintes fiscales et règlementaires qui freinent leur développement. Reagan, reprenant en grande partie cette doctrine, procéda à des réductions massives d'impôts pour stimuler l'économie, et cette politique porta ses fruits au début de son second mandat.
L'ère de l'ultra libéralisme
Plus encore, la dérèglementation toucha également le secteur financier et les limites imposées par Roosevelt comme notamment cette loi de 1933 qui interdisait à tout établissement bancaire de cumuler les fonctions de banque de dépôt et celles de placement fut abrogée. La porte était ouverte à toutes les dérives : ce fut sous la présidence de Bill Clinton que l'on créa les "subprimes" désignant plus particulièrement une forme de crédit hypothécaire (mortgage) qui s'adressait à des ménages dont les faibles revenus ne permettaient pas d'obtenir un crédit classique, faute de garanties financières suffisantes. Pour les appâter, on eut recours à des montages financiers alambiqués pour qu'ils aient à rembourser des taux d'intérêts peu élevés en début de prêt mais ceux-ci étaient variables, parce qu'indexés sur celui de la banque centrale américaine. En fait, ces prêts étaient des véritables pièges pour les souscripteurs: d'abord, on leur soumettait un contrat d'une douzaine de pages imprimé en petits caractères pour en décourager une lecture approfondie, ensuite on omettait de les informer sur le risque de saisie de leur logement. A priori, c'est tout bénéfice pour le créancier: le rendement du prêt est élevé, et si le débiteur ne peut plus payer, on peut saisir son logement. La cupidité ne connaissant point de bornes, les organismes spécialisés dans ce type de prêt les firent transformer en titres négociables sur le marché financier, opération connue sous le nom de "titrisation" : elle consistait à regrouper les créances par paquet de 1500, en une obligation appelée ABS revendue à un réhausseur de crédit. Celui-ci mélangeait ensuite l'ABS avec des obligations moins risquées comme celles émise par l'État fédéral ou les collectivités locales pour émettre des CDO, des obligations servant aux banques à proposer aux épargnants des placements à rendements garantis. On avait donc un processus financier qui s'autoalimentait de façon artificielle et était par conséquent voué à l'effondrement dès lors que les créances ne pouvaient plus être recouvrées dans leur intégrité, ce qui se produisit lors de l'été 2007.
Plus dure sera la chute
Entre 2004 et 2007, la Réserve fédérale (banque centrale américaine) releva son taux d'intérêt directeur de 1 % à 5 %, si bien que bon nombre de ménages ne purent faire face à leurs échéances et se virent saisir leur logement pour se retrouver à la rue. En outre, le marché immobilier avait cessé d'être florissant, l'offre de logement devenant supérieure à la demande. La mise en vente massive de logements saisis dans le cadre des subprimes provoqua un effondrement des prix sur le marché immobilier américain et ipso facto, l'insolvabilité des créances. A la faillite des familles emprunteuses, succéda celles de certains établissements financiers ou bancaires comme Lehman Brothers tout récemment car si la crise financière internationale a commencé en 2007, elle continue actuellement et elle est loin d'être finie : la "titrisation " a répandu les créances pourries dans tout le système financier mondial à la manière d'un virus, de sorte qu'on ne connaît pas encore toute l'ampleur du désastre. Elle alimente la crise de confiance: on craint tous les jours de trouver des cadavres dans les placards des banques et autres établissements financiers. Il y a un élément qu'on n'a pas cité à l'occasion de cette crise des subprimes: Certaines sociétés de prêts hypothécaires ont sciemment organisé la faillite de leurs modestes débiteurs par des méthodes d'aigrefin pour s'approprier leurs biens immobiliers à vil prix; c'est le cas d'Ameriquest Mortgage qui a été accusé par les autorités ou lors de procès d’avoir poussé des centaines de gens à vendre leur maison. Mais cette fois, ces margoulins ont été pris à leur propre piège, les maisons saisies ne valaient plus grand chose tout en ne trouvant plus preneur: les banques, crise oblige, ne pouvaient plus octroyer des crédits aux éventuels acheteurs. Pourtant, cette crise financière ne saurait cacher l'affaiblissement structurel de l'économie américaine due à la désagrégation de son industrie, qui s'est accéléré à partir du premier mandat de George W. Bush.
La désagrégation de l'industrie américaine
Les Américains, forts de leur position dominante qu'ils occupaient depuis 1945 jusqu'au début des années 1970, s'étaient endormis sur leurs lauriers : par exemple, la firme Kodak, rendue célèbre dans le monde entier pour ses fameuses pellicules Kodachrome et Ektachrome, d'abord fortement concurrencée par le Japonais Fuji, au point de lui avoir fait perdre son quasi-monopole, a vu arriver trop tard la révolution de la photographie numérique qui sonne le glas de la classique pellicule dont les jours sont désormais comptés. Comme on l'a vu, l'Allemagne et le Japon étaient devenus de sérieux concurrents mais il ne faut pas oublier les autres pays d'Europe et en Asie, les "petits dragons" comme la Corée du Sud, Taïwan et l'Indonésie. Les grandes entreprises américaines, tout en gardant la main sur la haute technologie et pour réduire les coûts de fabrication, commencèrent alors à délocaliser leur production en Asie, notamment dans le domaine des semi-conducteurs, c'est-à-dire tout ce qui concerne les composants électroniques de pointe (à l'exception des microprocesseurs), puis ce fut au tour des ordinateurs eux-mêmes (sauf les grosses unités, les mainframes destinées aux applications scientifiques et militaires) de faire l'objet de ces délocalisations, les Américains gardant la mainmise sur les logiciels. Mais pire encore, entre 2000 et 2007, ils délaissèrent leur industrie pour se concentrer sur les services et la haute technologie. L'ennui, c'est que pour compenser le manque à gagner, il aurait fallu un volume d'activité quinze fois supérieur à celui offert par ces deux secteurs de l'économie. Pourtant, un des fleurons de l'industrie américaine avait échappé à ce phénomène de désagrégation: il s'agit du secteur automobile. Au début des années 1980, la concurrence japonaise avait fait perdre aux constructeurs américains des parts de marché sur leur propre terrain ; les automobiles américaines accusaient un énorme retard technologique par rapport à leurs concurrentes japonaises et européennes et Chrysler avait failli disparaître. Les constructeurs firent donc appel aux bureaux d'étude de leurs filiales européennes implantées depuis longtemps sur le Vieux Continent pour concevoir des véhicules modernes et ce, avec succès. Cependant, ils ne comblèrent jamais leur retard en matière de finition et de fiabilité, et ils suivirent une stratégie commerciale qui risque aujourd'hui de leur être fatale : ils mirent l'accent sur les ventes de gros 4X4 et de pick-up (camionnettes à plateau) voraces en carburant. Sur ce dernier point, ils ne firent aucun effort pour réduire, d'une façon générale, la consommation de tous leurs modèles (on a estimé que la consommation moyenne d'une voiture américaine est de 11 litres aux 100 kms). Là encore, de plus en plus d'Américains ont préféré les voitures japonaises beaucoup plus économes, atout déterminant en ces périodes de crises pétrolières successives ; et pour les modèles haut de gamme, les conducteurs les plus aisés se sont mis à préférer les voitures allemandes aux productions nationales. Cet aveuglement des constructeurs américains est d'autant plus étonnant qu'il leur suffisait, à quelques modifications près, de construire à Detroit les modèles déjà fabriqués en Europe, les seuls capables de faire face à la concurrence japonaise. On comprend alors la réticence, pour ne pas dire plus, du Congrès pour sauver l'industrie automobile américaine du désastre, malgré le risque de faillite du constructeur le plus important, la General Motors. Entre une industrie devenue incapable de s'adapter à l'évolution du marché et les délocalisations massives, les États-Unis ont perdu le statut de la plus grande puissance industrielle du monde au profit du Japon. Pourtant, ce déclin économique ne s'arrête pas là : les multinationales, toujours plus avides de profit, délocalisent en Inde l'activité jusque là préservée de la mondialisation: les services à haute valeur ajoutée, c'est-à-dire la matière grise.
La " bangalorisation " de la matière grise américaine
Bangalore est une ville située au sud de l'Inde et considérée comme la nouvelle Silicon Valley, elle a donné une expression aux États-Unis employée par des cadres dont le poste a été supprimé en raison d'une délocalisation en Inde: "I've been bangalored" (J'ai été "bangaloré"). On peut s'étonner qu'un pays comme l'Inde, pays faiblement industrialisé et dépourvu d'infrastructures puisse peser ainsi sur l'économie mondiale. "Mais justement : à cause des handicaps monumentaux qui pèsent sur sa compétitivité industrielle, l'Inde a choisi une autre façon de s'insérer dans le commerce mondial. Une voie étroite, mais efficace et pour nous autrement redoutable: par le haut. C'est-à-dire, par les services à haute valeur ajoutée, par la matière grise. Parce que l'Inde est une véritable machine à élites: les établissements d'enseignement supérieur indiens produisent chaque année près de 300 000 jeunes ingénieurs fraîchement diplômés. Le secteur de l'informatique et des autres services délocalisés devrait employer deux millions de personnes dans le sous-continent en 2009 ".(1)Et il faut voir avec quelle inconscience les géants de l'informatique que sont Microsoft, IBM ou Accenture, pratiquent l' "outsourcing ", mot utilisé par les Américains pour désigner cette forme particulière de délocalisation rendue possible par les moyens de communication instantanée comme l'internet à haut débit. "Microsoft, qui emploie déjà 4000 ingénieurs dans ses centres de recherche de Bangalore et d'Hyderabad, compte investir 1,7 milliards de dollars supplémentaires et embaucher 3000 personnes de plus, parce que «l'Inde dispose d'une fantastique réserve d'informaticiens». C'est ce qu'a annoncé Bill Gates, alors en tête de la compagnie, au cours d'une visite à New Dehli en décembre 2005 ".(2) En la matière, la main d'œuvre indienne est à la fois bon marché et hautement qualifiée, donc pourquoi s'en priver ? Ce que toutes ces entreprises ne voient pas, c'est qu'en sacrifiant à des objectifs à court terme de profit maximum, elles sont en train de procéder à des transferts de technologie à leurs futurs concurrents. Comme dans la finance, c'est la cupidité qui l'emporte : on ne nous fera pas croire qu'une firme comme Microsoft, qui réalise, bon an, mal an, quelques huit milliards de dollars de bénéfice, se trouve handicapée par des problèmes de coûts, la nature même de son activité rendant cette entreprise particulièrement rentable. Le secteur de l'informatique est hautement stratégique et les Américains sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis.
Un déclin inexorable
On peut objecter que les États-Unis gardent leur supériorité dans le domaine de la recherche fondamentale, dans celui de l'informatique haut de gamme et des microprocesseurs: les deux leaders du marché qui fournissent tous les micro-ordinateurs, AMD et Intel se sont bien gardés de délocaliser leur production en continuant à fabriquer leurs microprocesseurs sur le sol national. Oui mais cette précaution sera-t-elle suffisante à l'avenir quand on sait qu'Intel succombe à son tour aux chants des sirènes indiennes ? "Intel, qui comptait moins de 2000 cols blancs en Inde en 2004, a allongé à son tour un milliard de dollars pour se doter d'une structure plus étoffée".(3)Il n'est pas invraisemblable de penser que les Indiens puissent un jour concevoir un microprocesseur qu'ils feraient fabriquer dans un des pays du sud-est asiatique. Quant à la recherche fondamentale, elle ne suffit pas à assurer une suprématie quand la recherche appliquée ne trouve plus une infrastructure industrielle suffisamment efficace pour passer rapidement du prototype à la production en série et à la commercialisation. C'est précisément ce qui fait la force des Japonais et de leur industrie et c'est là que se situe désormais la carence des Américains. Et on ne voit pas comment ils pourraient redresser cette situation : ce qui forme le tissu industriel, ce sont les PME et parmi elles il y en a qui sous-traitaient pour les grandes entreprises, ces dernières les ayant tuées par leurs délocalisations massives et le plus grave dans cette situation, c'est la disparition d'un savoir-faire qui explique qu'on ne puisse plus revenir en arrière. Depuis les années Reagan, les Américains ont cédé à la frénésie du consumérisme en usant et abusant du crédit; en d'autres termes, ils ont vécu au-dessus de leurs moyens. Ils se sont enrichis de façon artificielle par la spéculation boursière, laquelle a surtout bénéficié aux actionnaires au détriment de l'investissement industriel. Les États-Unis ont beau posséder la plus puissante armée du monde, à quoi cela leur sert-il s'ils ne sont plus capables de financer le stationnement de leurs troupes en Irak autrement que par un endettement qui prend une dimension abyssale? On est loin de cette Amérique toute-puissante des années 1940, capable de mener deux guerres en même temps et de lancer par surcroît le plan Marshall. Jusqu'aux années 1960, ce pays n'importait du pétrole que pour préserver ses propres réserves alors que depuis, il est devenu totalement dépendant des importations en raison du boom de la consommation.
Assurément, les États-Unis n'ont plus les moyens économiques de leur domination, ils sont largement dépendants de l' extérieur et devront apprendre à composer, face à un monde de plus en plus complexe qui bouleverse leur mode de pensée manichéen. Le pourront-ils? Il est permis d'en douter, tant la crise financière mondiale est révélatrice d'un mal profondément ancré en eux.
1. Ève Charrin, l'Inde à l'assaut du monde, Introduction : Pourquoi nos rivaux sont indiens, p.10-11, Grasset 2007
2. Ibid. Chap. 1: Eldorado pour délocalisations high tech, p.21
3. Ibid., Introduction : Pourquoi nos rivaux sont indiens, p.21
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