02/10/2006
Islam et spiritualité
Islam : quelle légitimité spirituelle ?
Une question "politiquement incorrecte"
Comment se fait-il qu'une religion pratiquée dans le monde par plus d'un milliard d'individus (dont 200 millions d'Arabes) alimente une forme de terrorisme planétaire sans précédent ? Personne, du moins officiellement, ne s'est véritablement posé la question. A fortiori, on s'est encore moins soucié de savoir si une telle barbarie était un épiphénomène de l'islam, ou si ce dernier la contenait en germe. Il ne faut rien attendre des médias sur ce point, tant le "politiquement correct" y fait rage. C'est tellement vrai qu'ils ont ignoré Anne-Marie Delcambre, docteur en civilisation islamique, et qui a publié en 2003 un ouvrage, "L'islam des interdits"(1) . Et pour cause : l'auteur démontre que par sa doctrine et son histoire, l'islam est intégriste, et qu'entre un musulman intégriste et celui qui ne l'est pas, il y a seulement une différence de degré, et non une différence de nature ; on le sait, l'Arabie Saoudite a pour religion officielle le wahhabisme qui se caractérise par une lecture du coran à la lettre. Il ne faut donc point s'étonner qu'elle fournisse le gros des troupes d'Al-Quaida et qu'elle en soit la principale source financière. Mais alors, est-ce à dire qu'une application rigoureuse du coran conduise inévitablement au rejet de tout ce qui n'est pas musulman, donc à une intolérance génératrice de tueries ? Voilà qui pose la question du fondement spirituel de l'islam qui est présentée comme "la troisième religion d'Abraham".
Abraham et Ismaël
Les musulmans se réfèrent à Abraham par l'intermédiaire d'Ismaël, cet enfant qu'Abraham eut avec une servante égyptienne, Agar. Que nous dit la Bible à ce sujet ? Abram, et son épouse, Saraï, se désespéraient d'avoir une descendance, d'autant plus que cette dernière avait passé l'âge d'enfanter. C'est alors que celle-ci mit carrément sa servante, Agar, dans le lit de son époux : " Quand elle se vit enceinte, elle regarda sa maîtresse avec mépris. Et Saraï dit à Abram : " L'outrage qui m'est fait retombe sur toi. J'ai mis ma servante dans ton sein ; et quand elle a vu qu'elle était enceinte, elle m'a regardée avec mépris. Que l'Eternel soit juge entre toi et moi ! Abram répondit à Saraï : " Voici, ta servante est en ton pouvoir ; agis à son égard comme tu le trouveras bon " . Alors Saraï la maltraita ; et Agar s'enfuit loin d'elle. L'ange de l'Eternel la trouva près d'une source d'eau dans le désert, près de la source qui est sur le chemin de Schur. Il dit : " Agar, servante de Saraï, d'où viens-tu ?, et où vas-tu ? Elle répondit : Je fuis loin de Saraï, ma maîtresse. L'ange de l'Eternel lui dit : " Je multiplierai ta postérité, et elle sera si nombreuse qu'on ne pourra la compter ". L'ange de l'Eternel lui dit : " Voici, tu es enceinte, et tu enfanteras un fils, à qui tu donneras le nom d'Ismaël ; car l'Eternel t'as entendue dans ton affliction. Il sera comme un âne sauvage ; sa main sera contre tous , et la main de tous sera contre lui ; et il habitera en face de tous ses frères ". [...] Agar enfanta un fils à Abram ; et Abram donna le nom d'Ismaël au fils qu'Agar lui enfanta" (Genèse, XVI, 4-16).
L'homme propose, Dieu dispose
Donc, Ismaël n'est pas appelé à une alliance avec Dieu à travers sa descendance, puisqu'il est né à la fois d'une Egyptienne et d'une union illégitime. Ceci est confirmé plus loin lorsque l'Eternel apparaît à Abram (dont le nom signifie "père élevé") pour le renommer Abraham ("père d'une multitude") en l'instaurant père d'une multitude de nations ; mais surtout, il lui annonce que Saraï, qu'il doit désormais appeler Sara, donnera naissance à un fils : "Et Abraham dit à Dieu : " Oh ! qu'Ismaël vive devant ta face! " Dieu dit : " Certainement Sara, ta femme, t'enfantera un fils ; et tu l'appelleras du nom d'Isaac. J'établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui. A l'égard d'Ismaël, je t'ai exaucé. Voici, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l'infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. J'établirai mon alliance avec Isaac, que Sara t'enfantera à cette époque-ci de l'année prochaine "" (Genèse, XVII, 18-21). Et que devint Ismaël ? La Bible en termine avec lui en nous donnant sa postérité, et ses fils devinrent les douze chefs de leurs peuples. Ismaël finit ses jours paisiblement.
Imposture et usurpation
La filiation abrahamique revendiquée par l'islam est non seulement nulle et non avenue, mais elle constitue un contresens complet, puisque, comme on vient de le voir, elle va à l'encontre de la volonté divine. Ainsi que nous le mettons en évidence (voir plus loin, références "politiquement incorrectes" du coran), il y a un autre contresens : comment Dieu peut être miséricordieux s'il "égare sciemment" une partie de l'humanité ? Et si les jeux sont déjà faits, à quoi le coran sert-il ? A quoi bon un prophète ? Ce dernier point est souligné par Maxime Rodinson dans son ouvrage sur Mahomet (2) qui ajoute que celui-ci n'a jamais apporté de réponse à cet égard. Tout ceci serait déjà suffisant pour dénier à l'islam toute légitimité spirituelle, mais il y a un autre argument avancé par les musulmans : Dieu parle directement à Mahomet, comme s'il était en quelque sorte le Moïse des Arabes. Or, voici ce que la Bible nous dit sur Moïse : " Il n'a plus paru en Israël de prophète semblable à Moïse, que l'Eternel connaissait face à face". En outre, il y a une autre contradiction : soit on se réclame d'une transmission spirituelle à travers une filiation, soit on se prétend inspiré immédiatement par Dieu, mais on ne saurait revendiquer les deux à la fois. Saint Jean Damascène, célèbre théologien syrien du VIIIe siècle, considère Mahomet comme un faux prophète : "Il alla disant qu'une Ecriture lui était tombée du ciel"(3).Non seulement Mahomet n'a aucune légitimité spirituelle, mais il s'est approprié l'héritage religieux de ces Juifs qu'il haïssait tant (c'est ainsi que la loi coranique puise dans le Deutéronome). Rappelons au passage que ce prétendu "homme de Dieu" a chassé de Médine deux tribus juives et fait massacrer la troisième : ligotés, les Juifs furent décapités d'un coup de sabre, l'un après l'autre ; cela dura toute la nuit. Selon l'histoire musulmane, Mahomet assista en silence à cette tuerie. Après s'être approprié la Torah (c'est-à-dire le Pentateuque), il fallait à Mahomet un sanctuaire : ce ne pouvait être que la Kaaba où se pratiquaient des cultes païens que le "prophète" exécrait. Il y était encouragé par un désir de revanche sur les Mecquois qui l'avaient tant moqué lors de ses premiers prêches, au point qu'il avait dû s'exiler à Médine (Al-Medina), à quelque 350 km au nord de la Mecque (Mekka). C'est l'origine de cette fameuse humiliation dont certains musulmans nous rebattent les oreilles et qui a laissé des traces dans le coran, alimentant de façon chronique un délire de la persécution.
Un drôle de prophète
La lecture du coran laisse une impression étrange : d'un côté, il y a des invocations à Allah qui constituent les prières des musulmans, lesquels, pour la plupart s'en tiennent à cet aspect de leur livre sacré, et d'un autre côté, on y trouve des appels au meurtre, voire au massacre, à la discrimination religieuse. Cela s'explique par le fait qu'il y a deux Mahomet : l'un, fasciné par l'exemple de Jésus, pieux, sensible à la tendresse et la douceur, l'autre, celui de Médine, véritable chef de clan, organisant des razzias, ordonnant des massacres, ou des assassinats comme le ferait de nos jours un parrain de la maffia lançant des "contrats"sur la tête de ses ennemis. Cela correspond à deux périodes de sa vie symbolisé par deux villes, La Mecque et Médine : né vers 570 apr. JC, il vécut à La Mecque, menant un existence de notable jusqu'en 622, monogame et fidèle à sa femme, Khadîdja, maîtresse femme et riche veuve qui faisait du commerce et pouvait épouser qui elle voulait. En effet, dans la société mecquoise de l'époque, les femmes jouissaient d'une certaine autonomie ; n'exagérons rien cependant, car il était mal vu pour une femme devenue veuve de ne pas se remarier après son deuil. Mahomet, qui ne supportait pas l'abondante diversité des rites païens qui sévissaient à l'époque en Arabie, prêchait une religion dans laquelle tous les Arabes pourraient se reconnaître. Les Mecquois se moquèrent de lui, moqueries qui confinèrent même à une hostilité à son égard, à tel point qu'il dut fuir à Médine, et ce fut l'Hadjira, qu'on traduit soit par fuite (traduction violemment rejetée par les musulmans), soit par émigration, l'Hégire, qui marque le début du calendrier islamique, pour nous le 16 juillet 622, date à laquelle Mahomet et son clan s'installèrent à Médine. Là, il jeta les bases d'un véritable état islamique qui devait conduire à la constitution d'un empire arabe. En attendant, il se débarrassa des trois tribus juives de Médine, massacrant l'une, comme on l'a vu plus haut , contraignant les deux autres à l'exil, non sans avoir fait main basse sur leurs biens. Il faut croire que cela ne lui suffit pas, puisqu'il mit en coupe réglée la palmeraie très prospère de l'oasis de Khaybar ( située à 150 Km de Médine) où les Juifs médinois expulsés s'étaient réfugiés : "Après un siège assez court, les agriculteurs juifs capitulèrent, paralysés de frayeur, à la vue de ces hordes de pillards arabes, commandées par Mahomet, qui rêvaient d'en découdre et de s'emparer d'un exceptionnel butin. Mais les Arabes ont un réel mépris pour l'agriculture. Alors les agriculteurs juifs et le chef de la communauté des musulmans conclurent un pacte : Mahomet les laissait cultiver l'oasis moyennant la remise de la moitié de la récolte. En fait, ce traité allait servir de modèle pour exiger un impôt des communautés juive et chrétienne. L'attitude de Mahomet envers les Juifs à Médine allait peser très lourd sur le droit musulman futur et les dispositions concernant les dhimmis, les protégés juifs et chrétiens"(4). Mahomet s'était cruellement vengé des tribus juives de Médine, car leur tradition religieuse leur permettait de contrer les thèses du "prophète", qu'ils avaient raillé. De nos jours, et pour rester dans la tonalité maffieuse, on appellerait cela du racket. Quoi qu'il en soit, cette double nature de Mahomet explique le caractère composite du coran où l'on y trouve, pêle-mêle, des invocations à Dieu, des allusions à certaines péripéties guerrières, à des massacres (cf. plus haut ), des versets vengeurs et pleins de haine. Si l'islam avait un quelconque fondement spirituel, il n'y aurait place que pour l'amour (mot introuvable dans le coran) et la compassion. C'est tellement vrai que Mahomet n'a pu imposer sa religion que par la terreur, ce qui lui a été facilité par le caractère tribal de la société arabe : dans ce type de société, les membres d'une tribu se rangent toujours derrière leur chef, seul garant de l'unité de leur groupe. Il suffisait donc qu'un chef de tribu se rallie à l'islam pour entraîner l'adhésion de sa communauté. Une tradition au vrai sens du mot, s'impose par la force même de son message spirituel, comme nous le montrent le bouddhisme et le christianisme. Alors si l'islam ne peut être rattaché à la tradition d'Abraham, quelle est sa véritable nature ?
Une idéologie politico-religieuse
Etant donnée la période de confusion dans laquelle nous vivons, beaucoup s'imaginent que toute religion a un fondement spirituel, c'est-à-dire ésotérique et métaphysique. Or René Guénon a démontré le contraire en affirmant qu'une religion reposait sur trois critères : un dogme, un culte et un sentiment. Et c'est avant tout comme une religion qu'apparaît l'islam, constitué de la façon suivante : " Les textes fondateurs constituent un édifice à trois étages : le coran en est le premier, la tradition prophétique (sunna), le deuxième et le droit musulman (fiqh) le troisième. Ces étages sont reliés et renvoient le même écho. Ce que le musulman lit dans le coran, il en trouve l'exemple illustré par le prophète dans la sunna et il découvre la réglementation dans les traités de droit musulman. Tous ces textes fondateurs ont finalement acquis un statut anhistorique d'éternité selon lequel ils sont considérés comme valables pour tous les temps et pour tous les lieux. Seuls les savants de l'islam connaissent avec précision les textes du coran, de la tradition et du droit musulman. Le pieux musulman a certes une culture islamique mais il ne sait pas toujours très bien si telle injonction se trouve dans le coran, dans la sunna ou dans le droit musulman seulement. Il s'agit souvent pour lui d'une culture par osmose. Cette culture islamique n'a que peu à voir avec la civilisation artistique brillante qualifiée d'arabo-musulmane, qui est d'abord le fait des apports civilisationnels des peuples conquis comme les Byzantins et les Persans. En d'autres termes, les arts et les sciences qui ont fleuri en terre d'islam sont en grande partie étrangers à la pure religion des Arabes à Médine au VIIe siècle. En revanche, le droit musulman, qui est à la base de la culture islamique, repose entièrement sur le coran et la sunna. Il faut avoir le courage de regarder le catalogue des interdits islamiques pour constater le poids du carcan qui pèse sur le musulman et encore plus sur la musulmane"(5) . Comme nous l'avons signalé plus haut, l'islam a puisé dans le Deutéronome, notamment en ce qui concerne l'interdiction de manger du porc, de l'obligation de manger de la viande provenant d'un animal abattu rituellement, et enfin, Mahomet a poussé l'imposture en instaurant la circoncision, signe et symbole d'une alliance entre l'Eternel d'une part, et Abraham et son peuple, d'autre part. Certes, Ismaël fut circoncis, mais conformément à ce que l'Eternel dit à Abraham : "C'est ici mon alliance que vous garderez entre moi et vous, et ta postérité après toi : tout mâle parmi vous sera circoncis. Vous vous circoncirez ; et ce sera un signe d'alliance entre moi et vous. A l'âge de huit jours, tout mâle parmi vous sera circoncis, selon vos générations, qu'ils soit né dans la maison, ou qu'il soit acquis à prix d'argent de tout fils d'étranger, sans appartenir à ta race. Et mon alliance sera dans votre chair une alliance perpétuelle. Un mâle incirconcis, qui n'aura pas été circoncis dans sa chair, sera exterminé du milieu de son peuple" (Genèse, XVII, 10-14). Le plus grand des interdits concerne le mysticisme : Dieu est de toute façon inaccessible, et toute aventure mystique personnelle est considérée comme un blasphème car le musulman est inséparable de la communauté (en fait, il ne faut surtout pas qu'il échappe à l'autorité du chef). Mahomet a eu connaissance du Christianisme par les Nestoriens et les Monophysites. Pour les premiers, le Christ est constitué de deux entités distinctes, divine et humaine, pour les seconds, au contraire, le Christ est de nature purement divine, confondant ainsi les deux entités (c'est actuellement la doctrine des Coptes). Donc, l'islam, d'un côté, fait une dichotomie entre l'homme et Dieu, et d'un autre côté, considère que toute la vie du musulman doit se conformer à la volonté d'Allah en appliquant la loi, et que rien ne peut ni ne doit exister en dehors de Lui. Et nul doute que ces deux branches du Christianisme, très présentes dans l'Arabie du VIIe siècle, ont influencé Mahomet dans la rédaction du coran. Le "prophète" confond unité divine avec ce qui est en fait un totalitarisme politico-religieux. Il a entre autres, fait passer pour des lois divines un statut de la femme qui correspondait aux mœurs particulièrement rudes de la société bédouine de l'époque. Tous les archaïsmes choquants et les invectives haineuses qui parsèment le coran ne peuvent pas être retirés, car il est formellement interdit d'en changer une seule virgule, le livre de Mahomet étant considéré comme parole de Dieu. Ils sont comme des virus de haine et de violence à l'état endémique, et tous les musulmans y ont accès, même les plus modérés, de sorte que parmi ces derniers, on en voit basculer d'un seul coup dans le terrorisme. Mais, objectera-t-on, René Guénon finit lui-même par se convertir à l'islam. Il reçut en fait une initiation soufie au Caire, ce qui, en vérité n'a pas grand-chose à voir avec l'islam pur et dur.
Le soufisme : une hérésie aux yeux de l'islam
Le soufisme représente une tradition mystique, à côté et non au cœur de l'islam, car la quête mystique n'est tolérée que si elle se fait sous forme de communauté, la tarîqa, ou la zaouïa (terme utilisé en Afrique du Nord) : "le droit musulman est au cœur de l'islam sunnite mais le mysticisme, la mystique individuelle furent toujours proscrits comme totalement hérétiques. En effet, pour les juristes de l'islam, le coran est avant tout un message d'ordre éthique et social. Or 'Ayn Al-Quzât Hamadanî, mystique persan du XIIe siècle, accusé d'hérésie, fut écorché vif, pendu et jeté au feu, le 7 mai 1131. il avait trente-trois ans. Son seul crime était d'être mystique. Pour l'islam juridique, cet amour fou pour Dieu, dans une relation privilégiée, individuelle qui ne tient pas compte de la société, de la communauté, est le plus grave des péchés car il apparente l'islam au christianisme des ermites ; pas de monachisme en islam. Ceux qui sont mystiques répandent le mensonge sur la terre. Leur rétribution sera la mort et la crucifixion. Le coran le dit clairement : " La "récompense" de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s'efforcent de semer le scandale sur la terre, c'est qu'ils soient tués ou crucifiés, ou que soient coupés leur main et leur pied opposés ou qu'ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l'ignominie ici-bas ; et dans l'au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment " (Sourate V, v.33/37).[...] Mais si l'islam sunnite refuse la mystique, c'est qu'alors on ne parle plus de loi. Pour l'islam sunnite, l'important c'est d'obéir . " Aime et fais ce que tu veux " dit saint Augustin. "Obéis et fais tout ce que tu dois ", pourrait être la devise de l'islam [...] Seulement, n'en déplaise à certains, ce n'est pas à Médine que le mysticisme est né mais seulement lorsque l'islam a été mis en contact avec des cultures étrangères. Le mysticisme est une déviation de l'islam. Il doit à l'influence du zoroastrisme (la religion des Mages adorateurs du feu), de l'hindouisme (métempsychose, fusion dans le nirvana), du bouddhisme et bien sûr, du christianisme. La mystique musulmane est ce qui a conduit et conduit encore un grand nombre d'Européens à se convertir à l'islam [...] Comment parler du mysticisme sans évoquer Mansur Al-Hallaj, né en 858, appelé par certains " le Christ de l'islam ". il était né en Iran. Ce qu'il préconisait, c'était l'amour de Dieu jusqu'à l'extase transfigurante. Un procès fut ouvert contre lui en 910. Incarcéré jusqu'en 922, date de sa mort, il fut alors conduit sur la place publique, des bourreaux lui coupèrent les mains et les pieds, le flagellèrent de cinq cents coups de fouet. Il fut mis en croix. Décapité, son corps fut arrosé de pétrole, brûlé et ses cendres furent dispersées. La tête fut exposée, piquée au sommet d'une lance, sur un pont du fleuve Tigre, deux jours durant. Il est indéniable que le soufisme, mysticisme de l'islam, est violemment condamné par tous les intégrismes, sunnite et chiite. Le musulman sunnite a une répulsion instinctive pour le soufisme qu'il voit comme un islam christianisé ; l'Européen islamophile est subjugué pour des raisons radicalement inverses à celle du musulman intégriste pour qui le seul islam est celui qui s'appuie sur la loi ! "(6). Comment s'étonner dans ces conditions de l'incapacité totale des musulmans à comprendre le christianisme quand on leur parle du "corps mystique" du Christ ? Surtout quand celui-ci dit : "Prenez et mangez car ceci est mon corps, prenez et buvez car ceci est mon sang". Pour les musulmans, le sang est impur : le coran est plein de détestations de ce genre qui tiennent, soit des vieilles superstitions héritées de la société bédouine, soit de la névrose de Mahomet. Non seulement ils sont incapables de comprendre le christianisme, mais ils le "revisitent" en prétendant que ce n'est pas le Christ, mais un sosie qui lui a été substitué, car un envoyé de Dieu ne peut pas mourir ainsi ! on comprend alors que la croix soit un symbole honni par l'islam. En outre, les musulmans vomissent et condamnent la notion de trinité qu'ils perçoivent de façon caricaturale puisque selon eux, elle est formée par Dieu, Jésus et Marie ! (Sur ces deux derniers points, voir plus loin, références "politiquement incorrectes" du coran). C'est bien la preuve de la nullité métaphysique de l'islam. Pour un chrétien, cela peut prêter à rire, mais il lui devient insupportable d'entendre dire, non par des musulmans, mais par des "laïcards" (lesquels font preuve d'islamophilie quand il s'agit de saper les fondements judéo-chrétiens de notre société, quitte à soutenir une religion contraire aux droits de l'homme et surtout de la femme : cherchez l'erreur !) , que "l'Eglise chrétienne est une secte qui a réussi", alors que le christianisme a entre autres, permis de mettre fin à l'esclavage antique, qu'il a pris le relais des traditions celtiques, et de la tradition grecque antique, qu'il a permis l'éclosion d'une civilisation respectant la diversité des cultures. Par contre, on ne saurait en dire autant de l'islam qui présente, lui, toutes les caractéristiques d'une secte.
Une secte "milliardaire"
Oui, l'islam est non seulement intégriste par sa nature même, mais il est surtout sectaire ; si on veut bien regarder de près, on y trouve les trois ingrédients qui caractérisent une secte : le pouvoir, l'argent et le sexe. Mahomet en proie à la haine, à la cupidité, et à une libido insatiable, se croit investi d'une mission supérieure, fait preuve d'un orgueil démesuré en faisant tuer tous ceux qui le contredisent et voudrait que le monde entier soit musulman. C'est l'islam qui nous a donné le mot "assassin" qui désigne un tueur fanatique ou à gages. Comme dans toute secte, il est facile d'y entrer, mais extrêmement difficile d'en sortir ; de même, elle entend régenter la vie de ses adeptes : "L'islam n'est pas une religion comme le judaïsme ou le christianisme. L'islam investit le champ social. Il ajoute à ce qui est proprement religieux les éléments du mode de vie, de la civilisation et de la culture. Ce caractère englobant est caractéristique de l'islam"(7). Et malheur à celui qui voudrait se livrer à une étude critique du coran et de la sunna : "On décourage toute critique qui risquerait de remettre en question l'héritage islamique, on cloue au pilori celui qui oserait douter, critiquer, s'insurger. Dans les cas extrêmes - comme au Soudan -, le savant religieux moderniste est même condamné à mort. Il convient de rappeler que le théologien soudanais Mahmoud Taha fut pendu pour avoir voulu différencier, dans le coran, les appels à la guerre des versets qui expriment les exhortations morales"(8). En revanche, les musulmans semblent craindre une approche critique des non-musulmans, car il est très difficile de trouver une biographie de Mahomet, tant il est vrai que le "prophète" est "invendable" en tant qu'homme de Dieu. Si on veut échapper à des biographies édulcorées par des intégristes, nous conseillons celle de Maxime Rodinson (9) et dont l'un des mérites est d'évoquer les conditions historiques et sociologiques dans lesquelles l'islam est né. En ce qui concerne Mahomet, les intégristes s'avancent masqués, autre caractéristique sectaire. Enfin, enjoindre ses adeptes, comme le fait le coran, à commettre les pires ignominies au nom de Dieu, n'est-ce point là le pire des blasphèmes, eux qui ont souvent ce mot à la bouche à l'égard des authentiques traditions qui découlent de celle d'Abraham ? Voilà bien l'illustration ici du principe d'inversion propre à notre époque. Par conséquent, il ne faut pas craindre de dire que l'islam est la plus grande secte du monde avec son milliard d'adeptes, une contre-tradition dont le seul rapport avec Dieu, en cette fin d'Age de Fer, est de se faire le ministre aveugle de Sa volonté, conformément au processus décrit dans les textes eschatologiques de l'Apocalypse et des Puranas hindous.
P.F.
Références "politiquement incorrectes" du coran
Le coran et les autres religions
Sourate III, verset 2 : Filiation spirituelle revendiquée à travers le Pentateuque et les Evangiles ; il en est une confirmation (dixit); idem pour les versets 39 à 63.
Sourate III, verset 95 : Référence à la "religion d'Abraham".
Sourate III, versets 59 et 69 : Contradiction à propos des autres religions.
Sourate III, versets 191 "Tuez les ! " (Mort aux infidèles).
Sourate V, verset 51 : Les juifs et les chrétiens sont considérés comme pervers.
Sourate V, verset 73 : Rejet de la Trinité.
Sourate V, verset 82 : Distinction entre les juifs qui nourrissent la haine la plus violente contre les fidèles et les chrétiens "qui sont le plus disposés à les aimer".
Sourate IV, verset 156 /157 : "Nous les avons maudits [les Juifs] pour avoir dit : " Nous avons tué le Messie , Jésus, fils de Marie, l'apôtre d'Allah ! " alors qu'ils ne l'ont ni tué ni crucifié mais que son sosie a été substitué à leurs yeux."
Sourate V, verset 13 /18 /19 : "Infidèles ont été ceux qui ont dit : " Allah est le Messie, fils de Marie "".
Sourate V, verset 72 / 75 : "Impies ont été ceux qui ont dit : " Allah est le troisième d'une triade "".
Sourate IV, verset 48 : "Allah ne pardonne point qu'il lui soit donné des Associés, alors qu'Il pardonne, à qui Il veut, les péchés autres que celui-là. Quiconque associe à Allah, commet un immense péché".
Sourate XLVII, verset 4 "Tuez les infidèles jusqu'à en faire un grand carnage".
Sourate IV, verset 89: "Saisissez-les et mettez-les à mort partout où vous les trouverez"
Sourate IX, verset 5 :"Tuez les associateurs".
Sourate XLVII, verset 5-7 : Ceux qui seront morts dans le combat contre les infidèles gagneront le paradis.
Le coran et la condition féminine
Sourate XXXIII, verset 59 : "O Prophète, dis à tes épouses, à tes filles, aux femmes des croyants de ramener sur elles leurs grands voiles ; sûr moyen qu'elles soient reconnues et qu'elles échappent à toute offense".
Sourate XXIV, verset 31 : "Dis aux croyantes de baisser les yeux, d'être chastes, de ne pas faire montre de leurs atours, sauf en ce qui émerge, de rabattre leur voile sur les échancrures de leurs vêtements. Elles ne laisseront voir leurs appas qu'à leur mari, à leurs enfants, à leur père, beau-père, fils, beau-fils, neveux [...] aux femmes de leur communauté, à leurs captives, à leurs esclaves mâles incapables de l'acte sexuel, ou garçons encore ignorants de l'intimité des femmes. Qu'elles ne frappent pas le sol de leurs pieds pour révéler ce qu'elles cachent de leurs agréments".
Sourate IV, verset 15 : Réclusion perpétuelle pour les femmes adultères.
Sourate IV, verset 24 : "Il vous est défendu d'épouser des femmes mariées, excepté celles qui seraient tombées entre vos mains comme esclaves. Telle est la loi de Dieu".
Sourate IV, verset 34 : "Les hommes sont supérieurs aux femmes [...] Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises [...]Vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre la désobéissance ; vous les reléguerez dans des lits à part, vous les battrez [...]".
Le coran et l'application de la loi
Sourate XXIV, verset 2 : 100 coups de fouet à l'homme et à la femme adultère.
Sourate XXIV, verset 4 : 80 coups de fouet pour ceux qui accusent une femme d'adultère sans produire 4. témoins, sauf ( verset 5) s'ils se repentent .
Le coran invalidé par une contradiction d'ordre théologique
Sourate X verset 44 : "Dieu ne commet aucune injustice envers les hommes ; les hommes la commettent envers eux-mêmes".
Sourate XVI verset 37 : "Si tu ambitionnes de diriger les Incrédules (c'est inutile), car celui qu'Allah égare ne saurait être dirigé et n'a aucun auxiliaire".
Sourate XLV verset 23 : "Que penses-tu ? Celui qui, de son dieu, a fait sa perdition, celui qu'Allah sciemment a égaré, dont il a scellé l'ouïe et le cœur et sur les yeux duquel Il a placé un bandeau, celui-là, qui le dirigera en dehors d'Allah ?".
Notes
(1) L'islam des interdits, Desclée de Brouwer, 2003
(2) Mahomet , Seuil 1968/1994
(3) Cité par Anne-Marie Delcambre, opus cit.
(4) Anne-Marie Delcambre, opus cit.
(5) Ibid.
(6) Ibid.
(7) Tariq Ramadan, Les musulmans dans la laïcité, Editions Thawid, 1994, cité par Anne-Marie Delcambre
(8) Anne-Marie Delcambre, opus cit.
(9) Mahomet , Seuil 1968/1994, opus cit.
ANNEXE
St Thomas d'Aquin à propos de Mahomet :
Saint Thomas d'Aquin (1225-1274) "Somme contre les Gentils" (les païens) - livre 1, question 6
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1. Il y a également chez les Ismaélites une superstition trompeuse qui est toujours agissante, et qui sert de précurseur à l' Antéchrist. Elle a pour origine Ismaël, qui est né d'Abraham et d'Agar, et c'est pour cette raison qu'ils s'appellent Agarènes et Ismaëlites. On les appelle également Saracènes du fait, parait-il, d'avoir été renvoyés sans rien par Sarah; car Agar a dit à l'ange: " Sarah m'a renvoyée sans rien ". Les Saracènes étaient idolâtres, et vénéraient l'étoile du matin ainsi qu'Aphrodite. Ce nom dans leur langue signifie Majestueux (Habar) c'est ainsi que jusqu'au temps d'Héraclius, ils étaient assurément idolâtres.
2. A partir de cette époque, un faux prophète survint au milieu d'eux ; il s'appelait Mameth. Il a entendu quelquefois l'Ancien et le Nouveau Testament, et est censé avoir rencontré un moine arien, par la suite. Finalement il créera lui-même sa propre hérésie. Puis déçu. il fit croire au peuple qu'il était un "craignant Dieu", et fit propager la rumeur qu'un écrit saint lui avait été apporté du ciel. Il mit par écrit des sentences, qu'on ne peut que railler, dans son livre et le leur donna pour qu'ils y obéissent. Il disait qu'il n'existait qu'un seul Dieu, créateur de toutes choses, qui n'a ni engendré, ni été engendré. Il disait que le Christ était la parole de Dieu et son Esprit, qu'il a été créé et qu'il est un serviteur, qu'il est né de le semence de Marie, la sœur de Moïse et d'Aaron. Car, dit-il, la Parole de Dieu et l'esprit entrèrent en Marie, et elle donna naissance à Jésus, qui fut un prophète et un serviteur de Dieu. Il affirme que les Juifs, ayant eux-mêmes violé la loi, voulaient le crucifier, et après l'avoir arrêté, ils crucifièrent son ombre, mais Christ lui-même, disent-ils, n'a pas été crucifié et n'est pas mort ; car Dieu l'a élevé auprès de lui dans lu ciel, parce qu'il l'aimait. Il affirme que lorsque Christ monta aux cieux, Dieu le questionna en disant : " O Jésus as-tu dit que je suis Fils de Dieu, et Dieu ?" Et Jésus, affirment-ils, répondit: "Aie pitié de moi Seigneur; tu sais que je ne me vanterai pas d'être ton serviteur, et que je ne leur ai pas dit cela; mais les hommes qui se sont égarés ont écrit que c'est ainsi que j'ai parlé, et ils disent des mensonges à mon sujet, et ils se sont trompés. " Et ils disent que Dieu lui a répondu : "Je savais que tu ne dirais pas une telle chose" Et bien qu'il introduisit dans cet écrit beaucoup d'autres absurdités, dont on ne peut que se moquer, il insiste sur le fait que cela lui a été apporté du ciel par Dieu. Quant à nous, nous nous demandons: "Et qui est celui qui peut témoigner que Dieu lui a donné les écrits ? Et lequel des prophètes a annoncé à l'avance qu'un tel prophète se lèverait ?" Et parce qu'ils sont étonnés et embarrassés, nous avons dit que Moïse reçut la Loi au Mont Sinaï à la vue de tout le peuple quand Dieu apparut dans la nuée et dans le feu, dans les ténèbres et dans la tempête; ils sont étonnés de ce que tous les prophètes, en commençant par Moïse, puis ceux qui le suivirent ont prédit la venue du Christ, également le fait que le Christ est Dieu et que le Fils de Dieu viendra en s'incarnant, qu'il sera crucifié, qu'il mourra et qu'il sera le juge des vivants et des morts. Et alors quand nous demandons: " Comment se fait-il que votre prophète ne soit pas venu de cette manière, en ayant d'autres personnes qui témoignent à son sujet ? Car contrairement à Moïse à qui Dieu a donné la Loi, pendant que le peuple regardait et que la montagne était enfumée, Dieu n'a pas donné à votre prophète l'écrit en votre présence. Autrement vous aussi pourriez en avoir l'assurance ". Ils répondent que Dieu fait ce qui lui plaît. Ceci, disons nous, nous le savons également; mais comment l'écrit est-il descendu vers votre prophète ? Voilà ce que nous demandons. Et à eux de répondre que, pendant qu'il était endormi, l'écrit saint est descendu sur lui. Alors nous leur disons en, plaisantant, que puisque c'est pendant qu'il dormait qu'il a reçu l'écrit saint, il n'avait donc pas conscience de ce qui se passait, alors c'est à son sujet que le proverbe populaire s'accomplit [le proverbe n'est pas dans le texte ] Quant à nouveau nous leur demandons : "Comment se fait-il que bien que, dans vos écrits saints, il vous a commandé de ne rien faire ni de recevoir quoi que ce soit, sans la présence de témoins, vous ne lui ayez pas demandé: " Prouve d'abord avec l'appui de témoins que tu es un prophète et que tu es venu de la part de Dieu, et quel écrit saint témoigne en ta faveur ? ", ils restent silencieux , car ils sont honteux. Puisque vous n'avez pas l'autorisation de vous marier sans témoins, ni d'acheter quoi que ce soit, ni d' acquérir aucune propriété, (vous n'avez même pas le droit de prendre un âne, ou tout autre animal, sans témoins), ainsi donc vous avez des femmes, des propriétés, des ânes et toute autre chose, en présence de témoins; et donc uniquement votre foi et vos écrits saints vous les acceptez sans témoins. Cela provient du fait que celui qui vous a donné les écrits, ne détient son autorité de nulle part. De plus il n'y a personne de connu qui ait témoigné à l'avance à son sujet. Il faut ajouter que le prophète reçut cela, alors qu'il dormait.
3. En outre ils nous appellent " Associateurs ", car, affirment-ils, nous introduisons un associé aux côtés de Dieu, en disant que le Christ est le Fils de Dieu et est Dieu. Nous leur répondons : " C'est cela que l'Ecriture et les prophètes nous ont rapporté et vous, comme vous le proclamez, acceptez l'autorité des prophètes. Si, pour cette raison, nous nous sommes trompés en affirmant que Christ est le Fils de Dieu, alors ceux qui nous ont ainsi enseignés et qui nous ont rapporté de tels écrits se sont également trompés " Certains Saracènes maintiennent que c'est nous qui avons ajouté de telles choses, en allégorisant les prophètes. D'autres proclament que ce sont les Juifs, qui remplis de haine, nous ont trompé avec de faux écrits de prophètes, et cela un vue de nous égarer. A nouveau nous leur répondons : " Puisque que vous affirmez que le Christ est la Parole et l'Esprit de Dieu, comment donc pouvez-vous nous taxer d'associateurs . Car la Parole et l'Esprit sont inséparables de celui en qui tout cela a son origine. Si donc, la parole est en Dieu, il est évident qu'elle est Dieu également. Si d'autre part, elle est en dehors de Dieu, alors Dieu, d'après vous, est sans Parole et sans Esprit. Ainsi donc en essayant de ne pas mettre d'associés auprès de Dieu, vous avez mutilé Dieu. Car il eût été avantageux pour vous de dire que Dieu a un associé, plutôt que de le mutiler et de le présenter de la même manière qu'on le ferait pour une pierre, du bois ou tout autre objet inanimé. C'est ainsi que vous nous appelez " Associateurs ". à tort : nous par contre vous appelons " Mutilateurs " (koptas) de Dieu "
4. Ils nous accusent injustement d'être idolâtres, Car nous vénérons la croix, et qu'eux la méprisent. A cela nous leur répondons : " Comment se fait-il que vous vous frottiez à une pierre, à votre Habathan. et que vous exprimiez votre vénération à la pierre en l'embrassant ? " Certains répondent en affirmant qu'Abraham y eut des relations sexuelles avec Agar; d'autres disent que c'est là qu'il avait attaché son chameau avant de sacrifier Isaac. Et à nous de leur répondre: " Puisque l'Ecriture dit qu'il y avait une montagne et une forêt, d'où Abraham a coupé du bois pour l'holocauste sur lequel il coucha Isaac, et également qu'il laissa les ânes en arrière avec les serviteurs; d'où tirez vous alors votre histoire ? En cet endroit il n'y avait ni de bois provenant de la forêt, ni sentier pour les ânes " Alors les voilà embarrassés. Toutefois, ils affirment bien qu'il s'agit de la pierre d'Abraham. Nous leur répondons : " Supposons que ce que vous affirmez de manière insensée soit vrai, n'éprouvez vous pas de honte à embrasser cette pierre, uniquement parce qu'Abraham y a eu des rapports avec une femme, ou parce qu'il y attacha son chameau ? Et vous nous blâmez, parce que nous vénérons la croix du Christ, par laquelle le pouvoir des démons et la ruse du Diable ont été annihilés ! ! !" Ainsi donc, ce qu'ils appellent " pierre " est la tête d'Aphrodite qu'ils adoraient. Eux l'appelaient Haber et on voit des entailles dans la pierre encore aujourd'hui, ceux qui les comprennent y voient des gravures.
5. Comme nous l'avons déjà mentionné, Mohammed composa beaucoup d'histoires, et à chacune il attribua un titre, comme par exemple Le traité de la femme. Dans cet écrit, il admet que quelqu'un puisse d'une manière légale prendre quatre femmes et mille concubines, s'il pouvait se le permettre, donc autant qu'il pouvait entretenir en plus des quatre femmes. Chacun peut répudier chacune de ses femmes, selon son désir, et se remarier avec une autre femme. Il a créé cette loi à cause de l'histoire suivante. Mohammed avait un ami nommé Zaid. Cet homme avait une belle femme, et Mohammed en est tombé amoureux. Alors que les deux amis étaient assis ensemble un certain jour, Mohammed dit : " Ecoute mon ami, Dieu m'a commandé de prendre ta femme, pour qu'elle devienne la mienne." Et celui-ci de répliquer: " tu es un apôtre, fais comme Dieu t'a dit; prends ma femme " . Et il la répudia. Ou plutôt, pour raconter l'histoire dès le début, il lui dit: "Dieu m'a ordonné (de te dire) que tu devais répudier ta femme" . Quelques jours plus tard il dit : " Mais maintenant Dieu a ordonné que moi je la prenne pour femme. ". Ensuite, après l'avoir prise pour femme, et commis l'adultère avec elle, il a inventé la loi suivante: " Quiconque le souhaite peut renvoyer sa femme. Mais, si après le divorce il veut retourner à elle, il faut que la femme ait auparavant été marié à quelqu'un d'autre. Car il n'est pas permis de la reprendre, à moins qu'elle ne se soit mariée à quelqu'un d'autre. Un frère peut épouser la femme répudiée par son frère le souhaite".
6. Il y a encore le Traité de la Chamelle de Dieu. A ce sujet, il dit qu'il y avait une chamelle de Dieu qui avait l'habitude de boire toute l'eau de la rivière, de telle manière qu'elle ne pouvait plus passer entre deux montagnes, car il ne lui restait plus assez de place pour passer. Il y avait des gens en cet endroit, et un jour ils buvaient l'eau de la rivière, et la chamelle buvait le lendemain. Quand elle buvait l'eau, elle les nourrissait en leur offrant son lait à la place de l'eau. Alors, ces gens devinrent méchants, se levèrent et tuèrent la chamelle. Elle avait comme progéniture une petite chamelle, qui affirme-t-il, lorsque se mère fut tuée, cria à Dieu, et celui-ci la fit monter auprès de lui. Et nous leur disons: " D'où est venue cette chamelle ? ", ils répondent qu'elle était de Dieu. Et nous disons : " Y avait-il un autre chameau qui s'était accouplé" avec elle ?" .Ils répondent : "Non " Et nous demandons: " Alors comment a-t-elle eu une progéniture? Car, nous le voyons cette chamelle était sans père, sans mère, et sans généalogie; et quand elle est née, elle a été rencontrée par le mal .Dans votre histoire, nous ne voyons ni celui qui s'accouple à la chamelle, ni l'endroit où la jeune chamelle a été enlevée. Votre prophète alors, dont vous prétendez que Dieu lui a parlé, comment donc n'a-t-il pas su l'endroit où broutait la chamelle, ou qui devait la traire, et qui buvait son lait? Lui arriva-t-il, pareillement à sa mère, de tomber entre les mains d'hommes méchants, et d'être tuée, ou bien est-elle, bien en avance par rapport à vous, entrée au paradis? Et que c'est d'elle que coulera la rivière de lait, dont vous parlez? Car vous affirmez que vous aurez trois cours d'eau au Paradis, d'où couleront de l'eau, du vin et du lait. Si la chamelle qui te précède est en-dehors du paradis, il est évident qu'elle est morte de faim et de soif, ou au contraire que d'autres gens vont boire de son lait. Et votre prophète se vante vainement d'avoir parlé à Dieu, puisque Dieu ne lui a pas révélé le mystère de la chamelle. Si, d'autre part, elle est au paradis, elle boit à nouveau de l'eau et par manque d'eau vous dessècherez au milieu des délices du paradis. Et vous désirerez boire du vin de la rivière, qui coule dans le voisinage, puisqu'il n'y aura pas d'eau (car la chamelle l'a entièrement bu); le buvant sans cesse, cela vous brûlera à l'intérieur et vous tomberez ivres et dormirez. Etant intoxiqués à cause du vin et ayant la tête lourde après votre sommeil, vous manquerez les plaisirs du paradis. Comment se fait-il alors que votre prophète n'ait pas pensé à tout cela, qu'il n'ait pas prévu que toutes ces choses vous arriveraient dans le paradis des délices? Il ne s'est jamais donné la peine de rechercher l'endroit où vit en ce moment la chamelle; et vous d'ailleurs non plus. Demandez le lui, quand sortant de ses rêves, il vous prêchera sur les trois fleuves. Mais nous vous assurons, sans l'ombre d'un doute, que votre merveilleuse chamelle est déjà entrée, bien avant vous, dans les âmes des ânes, où vous aussi vivrez en tant qu'animaux. Et c'est là qu'il y a les ténèbres extérieures et l'enfer éternel, un feu grondant, un ver toujours éveillé, et les démons de l'enfer ".
Saint Jean Damascène : Des Hérésies - de Haeresibus
15:05 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, spiritualité, religion















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Commentaires
J'ai repris et commenté votre article dans mon blog à l'adresse de ces "guénoniens" moutonniers dont j'ai fait partie.
Ecrit par : Cyparis | 01/11/2006
bonjour,
bravo pour cet article très complet, et qui permet de sortir du politiquement correct ambiant...
à bientôt !
Ecrit par : LOmiG | 07/12/2007
VOILA BIEN UN ARTICLE ECRIT PAR UN IGNORANT HORS PAIR.D'ABORD PARCE QUE TOUT NATURELLEMENT L'ETRE HUMAIN EST ENNEMI DE CE QU'IL IGNORE.CE FERNER NE PEUT ETRE QU'UN INFERNAL SIONISTE UTILISANT LES DERNIERES ARMES DE DESINFORMATION MASSIVE POUR PORTER ATTEINTE AUX MUSULAMNS ET A LEUR FOI.SACHEZ IMBECILE QUE CELA NE FERA QUE LES RENFORCER DANS LEUR FOI ET ENFIN QUE L'ISLAM EST "THE WORLD FASTEST GROWING RELIGION" SOURCE TES MAITRES DE LA CIA.SANS AUCUN DOUTE TU SUBIRAS COMME TOUS CEUX QUI ONT PORTE ATTEINTE A DIEU ET A SON PROPHETE L'INELUCTABLE MALEDICTION DIVINE .JE CROIS T'AVOIR DONNE PLUS D'IMPORTANCE QUE NE MERITE TON TORCHON SUR LE WEB
Ecrit par : barki | 02/02/2009
Barki, merci pour ce commentaire qui ne fait que conforter les arguments développés dans mon article ; m'appuyant au passage sur les études d'Anne-Marie Delcambre, islamologue réputée, vous savez fort bien au fond de vous que je sais de quoi je parle et que vous n'avez rien d'autre à m'opposer que la haine et l'insulte que vous inspire votre "prophète ". Ce que vous ne supportez pas, vous autres islamistes, c'est qu'on porte à la connaissance des non-musulmans auquel mon article s'adresse, la vraie nature du Coran qui a juré la perte des juifs et des chrétiens avec le djihad (c'est écrit dans le Coran), de sorte que vous ne pouvez plus avancer masqué et berner tous les naïfs qui s'imaginent que l'islam est une religion d'amour alors que c'est une religion de haine, ce que vous illustrez parfaitement. Sachez-le, ici, nous sommes en terre chrétienne depuis 17 siècles et ce n'est pas demain que l'Europe va tomber en état de dhimmitude. Sachez enfin que je me moque de vos imprécations ridicules, mes rapports avec Dieu se faisant par l'intermédiaire du Christ qui a dit : " Je suis la Voie la Vérité et la Vie, et nul ne peut venir au Père qu'à travers moi ".
Ecrit par : Patrick Ferner | 02/02/2009
Tous les commentaires à caractère injurieux seront systématiquement supprimés
Ecrit par : Patrick Ferner | 03/02/2009
Qu'est-ce que cette façon de raisonner, M. Barki? On croirait que la meilleure manière de juger une doctrine quelconque serait d'en énumérer les adeptes. Le fait que l'Islam soit la religion qui croît le plus dans le monde ne veut rien dire, ne prouve rien en fin de compte; ce n'est pas un garant de sa véracité. La Vérité, comme vous dévriez le savoir mieux que moi, n'a besoin de personne pour exister et faire de merveilles dans la vie de ceux qui la rencontrent.
L'Occident a une histoire et n'a jamais eu peur de l'étudier pour en tirer des leçons utiles. C'est aussi la seule civilisation qui ait daigné étudier sérieusement les autres peuples, et cela date d'une époque très ancienne. Partout où ces recherches-là ont été conduites dans un esprit d'humilité véritable, une prospérité sûre et une entente durable ont été conquises. Les musulmans radicaux peuvent dire quoique ce soit, mais il serait difficile d'écarter de l'âme occidentale l'impression que ce qui les meuvent vraiement n'est que de l'envie.
En plus, il est trop commode d'affirmer, M. Barki, que tous ceux qui soutiennent des opinions avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord sont des sionistes payés par la CIA. C'est une façon de ne pas voir les problèmes du monde islamique. Je me demande même si l'obsession avec le djihad chez quelques musulmans n'est pas un moyen de se soustraire continuellement à la contemplation de ses fautes. Une accusation est toujours plus simple qu'un mouvement intérieur de perfectionnement.
À M. Ferner, mes félicitations. Votre texte est très intéressant et révélateur, ainsi que ses annexes. Je suis hereux de voir qu'il y a encore de braves gens enclins à défendre le royaume de Saint-Louis. Que Dieu vous bénisse.
D'un "ami" du Brésil (avec les excuses pour les inévitables fautes de grammaire...).
Ecrit par : DSFerrara | 11/04/2009
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