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<title>Patrick Ferner</title>
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<subtitle>Questions sur le monde</subtitle>
<updated>2009-10-28T10:43:43+01:00</updated>
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<name>Patrick Ferner</name>
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<title>Vaccins, une nouvelle arme de bioterrorisme?</title>
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<updated>2009-10-28T10:43:43+01:00</updated>
<published>2009-09-22T09:51:00+02:00</published>
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<summary>       &quot;Selon les renseignements américains, d'ici 2015,       quelques 3...</summary>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://patrickferner.hautetfort.com/media/02/00/1515516700.jpg&quot; id=&quot;media-1993240&quot; alt=&quot;arton3288.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; height=&quot;150&quot; width=&quot;243&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&quot;Selon les renseignements américains, d'ici 2015,&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;quelques 3 milliards de personnes&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;seront &quot;de trop&quot;, notre planète s'attend ainsi à une surpopulation.&quot;L'activation&quot; des différents virus&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;susceptibles de déboucher sur la mort massive de gens est une stratégie globale&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;destinée à réduire la population de la planète&quot;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Lorsque nous avons dénoncé &lt;a href=&quot;http://patrickferner.hautetfort.com/archive/2007/10/19/vaccins-on-nous-a-menti.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;l'imposture scientifique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; que constituait le principe même du vaccin, nous étions loin de nous douter qu'elle cachait une réalité beaucoup plus inquiétante dont beaucoup ont pris conscience à l'occasion de la dramatisation à outrance par les médias et les pouvoirs publics&amp;nbsp; de la grippe A/H1N1. Les grands laboratoires, l'américain Baxter en tête, sont soupçonnés de mettre dans leurs vaccins des adjuvants toxiques susceptibles de provoquer des maladies graves, voire mortelles en vue de décimer une partie de la population. Affabulation, paranoïa, voire théorie du complot? Pas sûr, même s'il peut y avoir une part d'exagération, et plutôt inquiétant, quand on sait qu'il est possible d'utiliser le vaccin comme une arme de bioterrorisme. C'est en tout cas la conviction de la journaliste Jane Bürgermeister qui intente une action judiciaire contre l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé).&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;Un génocide programmé?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le mieux est de reproduire in extenso l'article de &lt;i&gt;SpreadTheTruth.fr&lt;/i&gt; concernant cette plainte :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Un journaliste intente une action judicaire contre l’OMS et les Nations Unies qui ont l’intention d’organiser un génocide de masse !&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Au moment où approche la date de la diffusion du vaccin Baxter’s A/H1N1 contre le virus de la pandémie, grippe, prévue en juillet, un journaliste d’investigation autrichien prévient le monde que le plus grand crime de l’histoire de l’humanité est en cours. Jane Bürgermeister a récemment intenté une action judiciaire contre l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les Nations Unies (ONU), et contre plusieurs hauts responsables du gouvernement et des entreprises pour bioterrorisme et pour tentative de meurtre de masse. En outre, elle a préparé une demande en injonction contre la vaccination forcée que l’on dépose auprès des tribunaux américains en ce moment. Ces actions viennent à la suite des poursuites qu’elle a engagées en avril contre les entreprises Baxter AG et Avir Green Hills Biotechnology de l’Autriche pour avoir produit un vaccin contaminé contre la Grippe aviaire. Elle affirme que c’était un acte délibéré visant à provoquer une pandémie et d’en tirer profit par la suite. Synthèse des revendications et accusations portées conjointement avec le FBI le 10 juin 2009. Dans son dossier d’inculpation, Bürgermeister apporte des preuves d’actes de bioterrorisme, c’est-à-dire en violation de la loi des États-Unis, commis par un groupe exerçant ses activités sur le territoire des États-Unis et sous la direction des banquiers internationaux qui exercent un contrôle sur la Réserve Fédérale, ainsi que sur l’OMS, l’ONU et l’OTAN. Cet acte de bioterrorisme a pour but de commettre un génocide de masse contre la population des États-Unis en utilisant un virus génétiquement modifié de la pandémie de la grippe, avec pour intention de provoquer la mort. Ce groupe a infiltré les bureaux des hauts responsables de l’administration aux États-Unis. Les chefs d’accusation sont portés, entre autres, à l’encontre des personnalités suivantes: Barack Obama, Président des États-Unis, David Nabaro, coordonnateur du système des Nations Unies pour la lutte contre la grippe, Margaret Chan, Directrice Générale de l’OMS, Kathleen Sibelius, Secrétaire du Département de la Santé et du Personnel, Janet Napolitano, Secrétaire à la sécurité intérieure, David de Rotschild, banquier,David Rockefeller, banquier, George Soros, banquier, Werner Faymann, chancelier de l’Autriche, Alois Stoger,ministre autrichien de la santé. Elles font partie de ce syndicat international des criminels d’entreprise qui a mis au point, produit, accumulé et utilisé des armes biologiques afin d’anéantir la population des États-Unis et celle d’autres pays avec pour objectif d’obtenir des retombées politiques et financières.&lt;br /&gt; Ces chefs d’accusation soutiennent que les accusés ont ourdi une conspiration les uns avec les autres et avec d’autres personnalités pour concevoir, financer et participer à la phase finale de la mise en œuvre d’un programme secret de fabrication des armes biologiques impliquant des firmes pharmaceutiques, telles que Baxter et Novartis. Ils y sont parvenus en mettant au point par des techniques biologiques et diffusant des agents biologiques mortels, en particulier, le virus de la «grippe aviaire » afin de s’en servir comme prétexte pour mettre en œuvre un programme de vaccination forcé. Ce dernier donnerait l’occasion d’administrer un agent biologique pour provoquer la mort et des dommages au peuple des États-Unis. Cet acte constitue une violation directe de la Loi antiterroriste sur les Armes Biologiques. Les charges réunies par Bürgermeister contiennent des preuves que Baxter AG, une filiale autrichienne de Baxter International, a délibérément transmis à 16 laboratoires de quatre pays 72 kilos de virus de la grippe aviaire dont la fourniture a été faite par l’OMS au printemps 2009. Elle soutient que ces preuves constituent une claire indication que les firmes pharmaceutiques et les agences internationales du gouvernement, elles-mêmes, sont activement impliquées dans la production, la mise au point, la fabrication et la distribution des substances biologiques considérées comme les armes biologiques les plus mortelles sur terre, afin de déclencher une pandémie et de provoquer le meurtre de masse. Dans les charges qu’elle a présentées en avril, elle a fait remarquer que le laboratoire de Baxter en Autriche,l’un des laboratoires de biosécurité, supposés être les plus sûrs au monde, n’a pas pris les précautions les plus essentielles et les plus élémentaires pour sécuriser 72 kilos d’un agent pathogène classé comme arme biologique, et pour le séparer de toutes les autres substances conformément à la réglementation stricte du niveau de biosécurité. Au contraire, elle l’a mélangé avec le virus ordinaire de la grippe humaine et expédié à partir de ses installations de Orth dans le Danube. En février, lorsqu’un employé de Bio Test en République Tchèque a testé le matériel considéré comme candidats vaccins sur les furets, ces derniers en sont morts. L’OMS, l’U.E. ou les autorités sanitaires autrichiennes n’ont organisé aucune enquête à la suite de cet incident. Aucune enquête n’a été réalisée pour connaître le contenu du matériel génétique du virus et on ne dispose d’aucune séquence génétique du virus libéré. En réponse aux questions parlementaires le 20 mai, le ministre autrichien de la santé, Alois Stoger, a révélé que cet incident avait été traité non pas comme une défaillance en matière de biosécurité, mais comme une infraction commise vis-à-vis du code vétérinaire. Un vétérinaire fut envoyé au laboratoire pour réaliser une brève inspection. Le dossier présenté par Bürgermeister révèle que la diffusion du virus devait constituer une étape importante dans le projet de provoquer une pandémie qui serait l’occasion pour l’OMS de relever son niveau d’alerte à 6. Elle dresse une liste de lois et décrets qui permettre à l’ONU et à l’OMS de suppléer les États-Unis au cas où la pandémie se déclare. En outre, la législation imposant la mise en place d’un programme de vaccinations obligatoires serait appliquée aux États-Unis sous réserve de la déclaration de la pandémie. Elle porte l’accusation selon laquelle tout le problème de la pandémie de la “grippe porcine” repose sur un tas de mensonges disant qu’il n’existe aucun virus naturel qui soit une menace pour les populations. Les accusations de la journaliste comporte des preuves qui montrent que les virus de la « grippe aviaire » et de la« grippe porcine » ont, en réalité, été mis au point, dans les laboratoires, par des techniques biologiques grâce aux financements accordés par l’OMS et, entre autres, par d’autres agences gouvernementales. La “grippe porcine” est une maladie hybride. Elle est formée des éléments de la grippe porcine, de la grippe humaine et de la grippe aviaire. Ainsi composée, c’est quelque chose qui vient forcément des laboratoires,selon la plupart des experts. Les appels lancés par l’OMS pour attirer l’attention sur la progression de la « grippe porcine » et souligner la nécessité de déclarer une pandémie ne prennent pas en considération les causes fondamentales de cette épidémie. Les virus diffusés ont été créés et répandues avec l’aide de l’OMS. De ce fait, cette organisation porte d’abord une large part de responsabilité en ce qui concerne la pandémie. Par ailleurs, les symptômes de la prétendue « grippe porcine » ne peuvent être distingués de ceux de la grippe ordinaire ou du simple rhume. La “grippe porcine” ne provoque pas plus la mort que ne le fait la grippe ordinaire. Bürgermeister souligne que le nombre de cas mortels attribués à la « grippe porcine » est contradictoire et que l’on n’a aucune idée sur la manière dont le nombre de « victimes » a été recueilli. Il n’existe pas de risque de pandémie à moins qu’une campagne de vaccination de masse soit organisée pour faire de la grippe une arme sous le prétexte de protéger la population. Il existe des motifs légitimes pour croire que les vaccins obligatoires seront à dessein porteurs de maladies particulièrement mortelles. Elle cite le cas d’un vaccin agréé produit par Novartis et destiné à lutter contre la grippe aviaire. C’est un vaccin qui a causé la mort de 21 personnes sans abri en Pologne au cours de l’été 2008. Le « critère d’évaluation primaire » en était un « taux d’effets indésirables ». Ainsi, ce critère répondait à la définition d’une arme biologique qui est justement celle du gouvernement des États-Unis (une substance biologique conçue pour provoquer un taux d’effets secondaires, par exemple, la mort ou la blessure) disposant d’un mode d’administration (injection). Elle affirme que le même groupe international d’entreprises pharmaceutiques et d’agences internationales du gouvernement qui a mis au point et diffusé le matériel de la pandémie se sont positionnés pour tirer profit de la situation de pandémie ainsi créée en remportant des contrats de fourniture de vaccins. Le groupe qui a mis sur pied le plan de la “grippe porcine” contrôle des médias, et ceux-ci se chargent de la désinformation dont le but est d’endormir le peuple des États-Unis afin qu’il accepte ce dangereux vaccin. Le peuple des États-Unis sera victime de souffrances considérables et de dommages irréparables s’il est contraint d’accepter ce vaccin dont l’efficacité n’est pas prouvée, s’il le prend sans son consentement,conformément au Model State Emergency Health Powers Act, National Emergency Act, National Security Presidential Directive/NSPD 51, Homeland Security Presidential Directive/HSPD-20 et à l’International Partnership on Avian and Pandemic Influenza. Depuis 2008, aux Etats-Unis, Burgermeister explique que ceux, dont les noms apparaissent dans son dossierd’accusation, ont mis en application de nouvelles lois et/ou accéléré la mise en œuvre une législation conçue pour priver les citoyens des États-Unis de leurs droits constitutionnels légitimes de refuser cette injection. Ils ont ainsi apporté ou maintenu des dispositions qui font en sorte que le refus de se faire vacciner contre les virus de la pandémie devienne un délit. Ils ont, en outre, imposé des amendes excessives et cruelles, telles que la peine d’emprisonnement et/ou la mise en quarantaine dans les Camps d’internement &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_f%C3%A9d%C3%A9rale_des_situations_d%27urgence&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;FEMA&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Parallèlement, ils empêchent aux citoyens des États-Unis de réclamer des dommages suite aux blessures et à la mort causées par la vaccination forcée. Ces mesures constituent une violation des lois fédérales contre la corruption et l’abus de pouvoir et de la Constitution et de la Déclaration des droits. En prenant ces actions, les accusés dont les noms sont cités posent les bases d’un génocide de masse. Se servant de la “grippe porcine” comme prétexte, les accusés ont planifié, au préalable, le meurtre de masse des populations des États-Unis au moyen de la vaccination forcée. Ils ont mis en place un vaste réseau de camps de concentration FEMA et identifié des sites devant servir de charniers. En plus, ils sont impliqués dans la conception et l’exécution de plans pour qu’aux États-Unis, le pouvoir soit confié à un syndicat international de crime organisé, en violation des lois qui prévoient et réprime la haute trahison. Selon les accusations de Bürgermeister, le groupe de firmes pharmaceutiques comprenant Baxter, Novartis et Sanofi Aventis font partie d’un programme de fabrication des armes biologiques à double but conçu à l’étranger. Le financement de ce programme, conçu pour concrétiser les tueries de masse, est assuré par le syndicat international des criminels. L’objectif dudit programme est de réduire la population mondiale de plus de 5 milliards de personnes dans les dix prochaines années. Leur projet de répandre la terreur pour justifier le fait de contraindre les hommes à renoncer à leurs droits et de mettre en quarantaine de nombreuses personnes dans les camps de concentrations de la FEMA. Les habitations, les entreprises et les propriétés des victimes seront libres et à la portée de ce syndicat. L’élimination de la population d’Amérique du Nord permettra à cette élite internationale d’avoir accès aux ressources naturelles de ces régions, à savoir l’eau et les zones pétrolifères non exploitées. Par ailleurs,l’élimination des États-Unis et la suppression de sa constitution démocratique assureront au groupe de crime international le contrôle total de l’Amérique du Nord&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(&lt;i&gt;Tous droits réservés SpreadTheTruth.fr, reproduction autorisée pour les bloggers à condition de CITER CLAIREMENT SpreadTheTruth.fr, reproduction strictement interdite pour tous les médias en ligne. Traduction réalisée par l’équipe de SpreadTheTruth.fr).&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette action judiciaire a trouvé un écho en France, avec Mirella Carbonatto, présidente et fondatrice de l'association &quot;Sos-justice et droits de l'homme&quot; qui a déposé une demande d'ouverture d'une &lt;a href=&quot;http://www.scribd.com/doc/19500425/Courrier-Parquet-de-Nice-Du-31-Juillet-2009&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;enquête criminelle&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; auprès du Parquet de Nice.&lt;br /&gt; Autant le dire tout de suite, nous ne souscrivons pas à cette vision apocalyptique d'un génocide généralisé car pour qu'un crime profite à ses auteurs, on ne voit pas quel intérêt ils auraient&amp;nbsp; à décimer une population qui les fait vivre économiquement. Ce serait suicidaire de leur part. En revanche, et en ce qui concerne les pays occidentaux, on peut les soupçonner de vouloir contaminer une part suffisamment importante de la population pour justifier un état d'urgence tel qu'il conduise à une restriction des libertés publiques. Quant aux pays du Tiers-Monde dont certains connaissent de graves problèmes démographiques, la tentation d'un &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A9nisme&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;nouvel eugénisme&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; est grande, ainsi que le déclare un expert russe:&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 25/05/2009 15:50 MOSCOU, 25 mai - RIA Novosti. Le virus de la grippe A/H1N1 a été créé de façon artificielle pour réduire la population de la Terre, estime Leonid Ivachov, ancien chef de la Direction de la coopération militaire internationale du ministère russe de la Défense et président de l'Académie des problèmes géopolitiques.&lt;br /&gt; &quot;De mon point de vue, l'attention soutenue portée au problème nucléaire permet de détourner l'opinion publique des principales menaces que sont les épidémies&quot;, a déclaré lundi à RIA Novosti M.Ivachov.&lt;br /&gt; Selon lui, toutes les épidémies actuelles ont été créées dans des laboratoires. &quot;Les médecins militaires détiennent la formule de la pneumonie atypique qui a donné naissance au virus. La grippe aviaire a également une origine artificielle&quot;, a noté l'expert.&lt;br /&gt; &quot;Selon les renseignements américains, d'ici 2015, quelque 3 milliards de personnes seront &quot;de trop&quot;, notre planète s'attend ainsi à une surpopulation.&quot;L'activation&quot; des différents virus susceptibles de déboucher sur la mort massive de gens est une stratégie globale destinée à réduire la population de la planète&quot;, a déclaré M.Ivachov.&lt;br /&gt; Samedi, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a confirmé 12.022 cas de contamination par le virus A/H1N1 dans 43 pays du monde&amp;nbsp;&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Autre élément qui peut accréditer la thèse d'une contamination volontaire des populations par la vaccination: lors de la visite en mars 2009 de Nicolas Sarkozy au Mexique, c'est en sa présence et celle du président mexicain Felipe Calderon, que fut annoncée officiellement la construction d'une usine par Sanofi-Aventis en vue de produire des &lt;a href=&quot;http://www.sanofi-aventis.com/presse/communiques/2009/ppc_24324.asp&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;vaccins contre la grippe A et H1N1&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Quelques semaines plus tard, c'est au Mexique que furent recensés les premiers cas de grippe H1N1, début de l'épidémie constatée aujourd'hui. Curieuse coïncidence... Autre élément à verser au dossier: l'OMS ne cesse de parler de pandémie que l'on définit comme une épidémie touchant une part exceptionnellement importante de la population et présente sur une large zone géographique. Cet organisme spécule sur la &lt;a href=&quot;http://www.spreadthetruth.fr/wordpress27/?p=3508&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;peur collective&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; pour tenter d'imposer à ses pays membres des mesures de vaccination obligatoire en mettant le niveau d'alerte en phase 6, celui précisément de la &lt;a href=&quot;http://www.who.int/mediacentre/news/statements/2009/h1n1_pandemic_phase6_20090611/fr/index.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;pandémie&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Ce qu'on ne nous dit pas, c'est que l'OMS a révisé ses critères de pandémie: avant, c'était à partir de 125 cas pour 1000, maintenant, le seuil a été abaissé à 87 pour 1000. Il y a incontestablement une tricherie destinée à servir la soupe aux grands laboratoires. Ses fantasmes de pandémie se trouvent démentis par la situation sanitaire dans l'hémisphère sud où l'hiver, saison propice au virus grippal, vient de se terminer: la pandémie n'a pas eu lieu et l'Argentine, pays où l'OMS redoutait une catastrophe sanitaire a enregistré moins de morts dus à la grippe que pour l'hiver austral 2008. Et en ce qui concerne l'Australie, la Nouvelle-Zélande, ou la Nouvelle-Calédonie, on a bien enregistré des cas de grippe A, sans plus et dans ce territoire d'outre-mer, la population n'a même pas porté de masques, c'est dire si elle n'était pas affolée (elle n'avait aucune raison de l'être). Si la situation calédonienne a été relatée dans la presse écrite quoique discrètement, les médias audiovisuels ne l'ont pas fait, sinon comment va-t-on faire peur à nos concitoyens? A l'inverse, que n'aurait-on pas dit si une réelle pandémie s'était déclarée dans l'hémisphère sud. Pourtant, un doute s'insinue en France dans l'esprit de nos autorités sanitaires: le haut conseil de la santé publique ne préconise pas la &lt;a href=&quot;http://buzzsante.com/epidemies-pandemies/grippe-ah1n1/grippe-a-h1n1-la-vaccination-ne-sera-pas-obligatoire-1622.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;vaccination obligatoire&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Cet organisme doute-t-il de l'efficacité du vaccin contre la grippe A/H1N1? Il semble plus prosaïquement que l'État veuille se prémunir face à d'éventuelles et coûteuses indemnisations qui ne manqueraient pas de lui être réclamées si le vaccin produisait de graves effets secondaires, préférant se défausser sur les laboratoires qui en seraient alors seuls responsables. Il est d'autant plus enclin à le faire que les AMM (autorisations de mise sur le marché) seront délivrées début octobre par les autorités sanitaires sans que soient effectuées au préalable les expérimentations que le Code de la santé publique rend pourtant obligatoire. Le gouvernement le justifie par l'urgence de la situation, invoquant le caractère soudain de l'épidémie qui impose aux laboratoires un délai très court pour élaborer le vaccin face à ce qui apparaît comme&amp;nbsp; un nouveau virus. Comment le croire quand on sait que &lt;a href=&quot;http://www.sos-justice.com/Dev2Go.web?Anchor=lesdossiers&amp;amp;rnd=32188&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Baxter&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; a déposé un brevet sur le vaccin contre le virus grippe A et B et ses dérivés le 28 août 2007 et l'a obtenu le 31 août 2008, soit vingt mois avant que l'OMS déclare l'état de pandémie? Cela renforce l'idée que la grippe H1N1 a été déclenchée artificiellement et que l'on veut éviter à ce vaccin des tests cliniques qui ne manqueraient pas d'en démontrer la &lt;a href=&quot;http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/09/07/grippe-a-h1n1-pandemique-et-vaccin-adjuvante-au-squalene-une.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;nocivité&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Et tout cela pour une &quot;gripette&quot; comme l'a souligné le professeur &lt;a href=&quot;http://leschosessepassent.blogspot.com/2009/07/la-grippe-une-gripette-pour-bernard.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Bernard Debré&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, le docteur &lt;a href=&quot;http://www.wat.tv/video/debat-avec-docteur-girard-1q2bs_1q2bt_.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Marc Girard&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; abondant dans le même sens. Du reste, de plus en plus de professionnels de la santé contestent l'efficacité des vaccins en général si bien que cette affaire de grippe A/H1N1 commence à ébranler sérieusement le dogme vaccinal.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Vers la fin du dogme vaccinal?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://patrickferner.hautetfort.com/media/01/01/1772053000.png&quot; id=&quot;media-1993214&quot; alt=&quot;shapeimage_1.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-1993214&quot; height=&quot;163&quot; width=&quot;241&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&quot;Le plus sûr moyen de limiter l'épidémie de grippe,&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;c'est surtout de ne pas se faire vacciner&quot;.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Il y a deux ans, les débats autour de la vaccination sur le site Agoravox relevaient du bras de fer, aujourd'hui, c'est sa contestation qui l'emporte très nettement à travers les articles et les forums. Le public qui fréquente ce site étant bien réparti en ce qui concerne les classes d'âge qui sont toutes représentées, on peut y voir un indicateur intéressant, quoique non exclusif, d'une opinion publique qui est en train de se retourner contre l'imposture scientifique inoculée par Pasteur: le vrai virus, c'est celui qu'on met dans nos têtes depuis plus d'un siècle, aggravé par cette intoxication anxiogène propagée par les pouvoirs publics avec l'aide des médias.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Donc, le plus sûr moyen de limiter l'épidémie de grippe, c'est surtout de &lt;a href=&quot;http://www.spreadthetruth.fr/wordpress27/?p=3580&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;ne pas se faire vacciner&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Et pour ceux à qui on voudrait l'imposer, il faut s'y opposer en invoquant la loi car l'AMM délivrée par le ministère de&amp;nbsp; la santé est illégale puisqu'elle fait l'impasse sur les expérimentations, en violation du Code de la santé publique (Articles R5121-10 à 5121-15) et en menaçant de déposer plainte pour mise en danger d'autrui. Cette affaire de grippe A/H1N1 peut nous donner l'occasion &lt;a href=&quot;http://www.infovaccin.fr/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;d'en finir avec l'obligation vaccinale&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, car &quot;la vaccination est la plus grande escroquerie médicale de tous les temps&quot;. (Pr Tissot)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;*************&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;Mise à jour&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Les &lt;a href=&quot;http://www.spreadthetruth.fr/?p=4687&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;premières victimes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; du vaccin H1N1&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Quand c'est le &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spreadthetruth.fr/?p=4704&quot;&gt;vaccin qui crée la maladie&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<name>Patrick Ferner</name>
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<title>Internet et fantasmes</title>
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<updated>2009-09-22T10:43:08+02:00</updated>
<published>2009-07-07T16:48:00+02:00</published>
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<summary>      Les tribulations rocambolesques qui ont accompagné la promulgation de...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://patrickferner.hautetfort.com/media/02/00/796800414.jpeg&quot; id=&quot;media-1864411&quot; alt=&quot;The internet.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Les tribulations rocambolesques qui ont accompagné la promulgation de la loi &quot;favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet&quot; connue sous le nom d'Hadopi, acronyme de l'organisme administratif: &quot;Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet&quot; et principale innovation de ce texte législatif, ont montré à quel point internet faisait l'objet de fantasmes, particulièrement dans les plus hautes sphères politiques qui se sont particulièrement discréditées à cette occasion (voir notre éditorial, &quot;Hadopi, symptôme du déclin de la République&quot;). On a entendu des déclarations délirantes tant de la part du ministère de la culture que de certains députés au point qu'on peut parler de fantasmes qui prennent leur source dans la peur qu'éprouvent les responsables politiques devant ce nouveau média qui se développe non pas contre eux mais sans eux. Ils ne sont pas les seuls : les tenants de l'industrie du disque et du cinéma ont une vision apocalyptique &lt;span style=&quot;color: #888888;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;d'&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Internet&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;internet&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;,&lt;/span&gt; fossoyeur, selon eux, de la création artistique. De fait, dès qu'internet se mondialisa grâce au web, ses utilisateurs, qui prirent le nom d'internautes, eurent un tel sentiment de liberté que certains ont pu croire que l'on pouvait y faire tout et n'importe quoi.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt; &quot;Surfe et fais ce que tu veux&quot;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Cela aurait pu être la devise du web de la fin des années 1990. Mais quand des internautes se retrouvèrent devant les tribunaux pour diffusion non autorisée de contenus relevant de la propriété intellectuelle, ou pire pour des propos diffamatoires, injurieux ou à caractère raciste, il fallut revenir sur terre car les lois en vigueur ne cessaient pas pour autant de s'appliquer : ce n'est pas parce qu'internet était un nouveau média qu'on se retrouvait comme par enchantement dans un domaine de non-droit. De même, sur le plan économique, internet apparut vers 1995 comme un nouvel eldorado. On parla de nouvelle économie numérique pour déboucher sur un fiasco entré déjà dans l'histoire sous l'appellation de &quot;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bulle_internet&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;bulle internet&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;La bulle internet&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Le développement accéléré d'internet en 1995 fit croire à une croissance économique exponentielle, c'était, à n'en pas douter, une sorte de nouvelle révolution industrielle. On assista alors à un véritable remue-ménage chez les opérateurs de télécommunications (regroupements, rachats, acquisitions de licences) sans lesquels internet ne peut fonctionner. On vit l'éclosion de nouvelles sociétés de service informatique, les &quot;jeunes pousses&quot; (en anglais, &quot;start-up&quot;) dont certaines briguaient les lauriers d'Apple ou de Microsoft. Cette éclosion fut facilitée par un investissement initial très faible. Tout cela déclencha une gigantesque spéculation boursière totalement disproportionnée avec les performances économiques réelles de ces nouvelles entreprises, de sorte que cette bulle financière éclata après le pic enregistré en 2000. Si internet offrait de nouvelles et réelles perspectives économiques, c'était sur le long terme, et non sur le court ou le moyen terme, si bien que les capitaux investis ne pouvant être rentabilisés rapidement, les valeurs boursières s'effondrèrent. Cependant, internet n'en avait pas fini avec les illusions comme celle qui consistait à croire que l'on pouvait impunément télécharger gratuitement des fichiers de musique ou de films faisant l'objet de droits d'auteur avec l'apparition du téléchargement de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Pair_%C3%A0_pair&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;pair à pair&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (traduction de l'anglicisme &quot;Peer-to-Peer&quot;, souvent abrégé &quot;P2P&quot;).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&quot;Télécharge et fais ce que tu veux&quot;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Après la première devise évoquée plus haut, celle-ci sembla s'appliquer à tous ceux qui inaugurèrent en juin 1999 l'arrivée de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Napster&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Napster&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, le premier réseau pair à pair qui proposait en téléchargement des morceaux de musique au format MP3. Ce système de réseau informatique permettait à plusieurs ordinateurs de communiquer, d'échanger des fichiers à l'aide d'un logiciel approprié. Dans le cas de Napster, un serveur central se chargeait de traiter les transactions entre les ordinateurs, si bien que l'industrie américaine du disque n'eut aucun mal, après une longue bataille judiciaire, à obtenir la fermeture de ce réseau, en juillet 2001, pour violation du droit d'auteur. Mais l'apparition d'autres systèmes de pair à pair avec des serveurs décentralisés situés dans différents pays rendirent impossibles de telles actions judiciaires. Sans parler du système &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bittorrent&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Bittorrent&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; qui fonctionne sans serveur. Dès lors, le téléchargement illégal se développa, au point de devenir la bête noire des tenants de l'industrie du disque et du cinéma, d'autant plus que l'on a enregistré depuis une baisse des ventes de CD et de DVD.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Téléchargement illégal et piratage&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Avant d'aller plus loin, nous tenons à faire la différence entre téléchargement illégal et piratage : le téléchargement illégal consiste à stocker des œuvres sur un ordinateur pour un usage personnel, alors que le piratage consiste à s'approprier des œuvres pour en faire un commerce comme cela se pratique en Extrême-Orient (Chine et Thaïlande principalement) en allant jusqu'à contrefaire les jaquettes des CD et DVD. En France, les tribunaux ne s'y trompent pas et font très bien la différence entre les deux, les pirates étant condamnés à des peines sévères assorties de dommages et intérêts dont la sanction apparaît plus lourde encore que les amendes ou les peines de prison prononcées à cette occasion. Mais dans l'esprit des pouvoirs publics et des représentants des industries culturelles, tous ceux qui téléchargent sont des pirates. Ils sont à leurs yeux la seule et unique cause de la baisse des ventes de CD et de DVD. Pour les pouvoirs politiques et les lobbys culturels, internet est une zone de non-droit, de voleurs, et de pervers. Cette fois, les fantasmes ont changé de camp : ils ne se situent plus du côté des internautes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Du fantasme à la paranoïa&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Sans être capables d'expliquer leurs chiffres, les majors du disque prétendent qu'une chanson téléchargée équivaut à une chanson non payée sur la base d'un single, c'est-à-dire un morceau téléchargé sur leur propre site. En réalité, des études faites, tant en Amérique du Nord qu'en Europe, ont montré que ceux qui téléchargeaient le plus étaient également les plus gros acheteurs de disque. Dernièrement, &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-universite-d-harvard-demontre-57902&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;une étude&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; publiée le 15 mai 2009 par la prestigieuse université de Harvard montre qu'internet serait favorable à la création artistique qui conclut ainsi: &quot;Cette étude montre à l'évidence que nous n’avons pas une compréhension complète des mécanismes par lesquels les réseaux de partage de fichiers viendraient à altérer négativement la production artistique. Bien que les consommateurs aient un accès de plus en plus facilité à des moyens d’enregistrement ou de diffusion, le nombre d’albums produits a plus que doublé. Dans ces conditions et à notre point de vue, il est difficile de conclure que l’affaiblissement de la protection des droits d’auteur a un impact négatif sur la capacité des artistes à créer.&amp;nbsp;&quot; Mais toute approche rationnelle de cette question semble avoir déserté les majors de la musique et du cinéma pour lesquelles internet est le mal absolu, au point d'en faire une obsession qui vire à la paranoïa, d'où la pression exercée sur les gouvernements pour faire voter des lois purement répressives comme si c'était là le &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-industrie-musicale-victime-des-58264&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;véritable problème&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Pourtant, une question se pose : y a-t-il un droit propre à internet étant donné qu'on se trouve devant un vide juridique, du moins en ce qui concerne la protection et la rémunération des droits d'auteur?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Droit et internet&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Il faut, au préalable, distinguer entre vide juridique absolu et vide juridique relatif: Il y a vide juridique absolu lorsqu'une nouvelle technologie crée une situation telle qu'aucune loi en vigueur ne peut s'y appliquer. Par exemple, lorsque l'automobile commença à se développer au début du siècle dernier, rien n'existait pour en règlementer l'usage. Il fallut donc créer le Code de la route. Il y a vide juridique relatif lorsqu'une nouvelle technologie, bien que s'inscrivant dans un cadre légal existant, ne permet plus ou difficilement, de l'appliquer. Ainsi, lorsqu'on se mit dans les années 1970 à informatiser les fichiers manuels, il y avait un cadre légal qui en protégeait l'accès, notamment pour en respecter la confidentialité. Mais l'informatique, en permettant de regrouper plusieurs renseignements concernant les personnes fichées, et ce, d'une façon instantanée, posait un vrai problème quant à la protection des données. Pour cette raison, en France, on vota en 1978 une loi dite &quot;&amp;nbsp;Informatique et libertés&amp;nbsp;&quot; qui comportait la création de la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Cnil&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;CNIL&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (Commission nationale de l'informatique et des libertés). Les autres pays d'Europe firent de même pour aboutir à la directive européenne du 24 octobre 1995 sur la protection des données à caractère personnel. Cette législation n'est qu'une modalité particulière du droit à la vie privée telle qu'elle est définie par la Déclaration universelle des droits de l'homme dans son article 12&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes&amp;nbsp;».&lt;br /&gt; De même, internet correspond bien à cette situation de vide juridique relatif, voire très relatif, puisqu'il se cantonne à la protection et la rémunération des droits d'auteur. Le problème vient de ce que chaque ordinateur est à la fois émetteur et récepteur et rend par là-même impossible la protection des droits d'auteur car il faut le dire: on ne pourra jamais contrôler internet, n'en déplaise à nos dirigeants politiques. Il ne sont d'ailleurs pas les seuls: le parlement allemand vient de voter une loi qui permet au gouvernement d'ordonner des mesures de filtrage, officiellement pour interdire l'accès à des sites pédophiles. Le problème, c'est que ce dernier pourra le faire de façon purement arbitraire et secrète, sans passer par une quelconque instance judiciaire. Ce système existe déjà en Australie dont le gouvernement s'est résolu à publier la liste des sites verrouillés. Et en France, le projet de loi Loppsi2 (loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) comporte une disposition comparable à celle de l'Allemagne. Ce qui est contestable ici, c'est l'absence totale de contrôle judiciaire et de transparence. S'il est légitime de censurer les sites pédophiles, on voit bien la dérive qui peut résulter d'une telle disposition: qu'un site critique la politique du gouvernement, et ni vu, ni connu, il le censure. En plus, la mesure est doublement inappropriée, d'une part, parce qu'on peut contourner les filtrages en utilisant ces serveurs intermédiaires qu'on appelle &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Proxy&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;proxys&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, d'autre part, parce que les filtres ne sont pas fiables: récemment, au Royaume-Uni, des pages de l'encyclopédie Wikipedia ont été accidentellement censurées. Les gouvernements prétendent protéger les internautes des sites de pornographie pédophile comme si on pouvait tomber dessus par hasard, alors qu'on sait qu'ils doivent être délibérément recherchés pour y accéder: ils se cachent, étant traqués par toutes les polices du monde. La vraie menace, en la matière, vient de sites proposant des forums d'échange entre enfants ou adolescents dans lesquels les pervers s'immiscent. En réalité, les gouvernements des pays dits démocratiques usent de ce prétexte pour courir après cette chimère: le contrôle d'internet. C'est matériellement impossible, eu égard aux innombrables connexions qui s'établissent quotidiennement dans le monde, internet se moquant des frontières. On cherche à contrôler le web en prenant comme prétexte le droit d'auteur, emblématique d'un &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/pour-en-finir-avec-cette-hadopi-58409&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;système&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; de rente typiquement occidental qui représente de puissants intérêts: les puissances d'argent, en collusion avec les pouvoirs politiques, mènent un combat d'arrière-garde contre un partage complet et gratuit des connaissances. Les internautes, dans leur écrasante majorité et contrairement à ce que dit la propagande officielle, ne veulent pas s'approprier indûment des œuvres protégées par le droit d'auteur, qu'elles soient artistiques ou intellectuelles mais développer une culture et un savoir non-marchands, en fait un échange de connaissances alternatif qui ouvre la porte à la créativité. C'est particulièrement éloquent dans le domaine du logiciel libre qui ne cesse de gagner du terrain auprès des professionnels: on se souvient d'une déclaration en forme d'aveu de Bill Gates, ex-PDG de Microsoft, qualifiant la concurrence faite par Linux à Windows de &quot;&amp;nbsp;déloyale&amp;nbsp;&quot; en raison de sa gratuité. C'est dans ce cadre d'intérêts politico-financiers que s'inscrit la loi Hadopi, tentative caricaturale de prise de contrôle d'internet, &quot;exception française&quot; qui discrédite notre pays auprès de l'Union européenne.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Hadopi, tentative avortée d'un contrôle du &quot;net&quot;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette loi, censurée en partie par le Conseil constitutionnel, cherchait à rendre indirectement obligatoire la mise en place sur chaque ordinateur d'un véritable mouchard informatique qui aurait été payant et non disponible pour les systèmes d'exploitation libres comme Linux, en parfaite violation des règles de concurrence européennes. Le législateur se moque éperdument de la rémunération des droits d'auteur pour laquelle il n'a rien prévu, si bien que cette loi aurait du être rebaptisée &quot;Répression et internet&quot;. Le Conseil constitutionnel, dans sa décision, a considéré que le téléchargement illégal n'était pas un délit propre à internet, mais seulement une forme de contrefaçon. Dans la même logique, il a estimé que internet est une composante de la liberté d'expression et de consommation, reconnaissant un véritable droit à l'internet tel qu'il l'a résumé dans un communiqué de presse :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;&amp;nbsp;- La liberté de communication et d'expression, énoncée à l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, fait l'objet d'une constante jurisprudence protectrice par le Conseil constitutionnel (voir dernièrement décision n °2009-577 DC du 3 mars 2009). Cette liberté implique aujourd'hui, eu égard au développement généralisé d'internet et à son importance pour la participation à la vie démocratique et à l'expression des idées et des opinions, la liberté d'accéder à ces services de communication au public en ligne&amp;nbsp;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Or les articles 5 et 11 de la loi déférée confiaient à la commission de protection des droits de la HADOPI des pouvoirs de sanction l'habilitant à restreindre ou à empêcher l'accès à internet à des titulaires d'abonnement. Ces pouvoirs pouvaient donc conduire à restreindre l'exercice, par toute personne, de son droit de s'exprimer et de communiquer librement. Dans ces conditions, le législateur ne pouvait, quelles que soient les garanties encadrant le prononcé des sanctions, confier de tels pouvoirs à une autorité administrative dans le but de protéger les titulaires du droit d'auteur. Ces pouvoirs ne peuvent incomber qu'au juge&amp;nbsp;&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais plus grave encore, la loi bafouait la présomption d'innocence :&lt;br /&gt; &quot;&amp;nbsp;- L'article 9 de la Déclaration de 1789 pose le principe de la présomption d'innocence duquel il résulte que la loi ne saurait, en principe, instituer de présomption de culpabilité en matière répressive (n° 99-411 DC du 16 juin1999). Or, aux termes de la loi déférée, seul le titulaire du contrat d'abonnement à internet pouvait faire l'objet des sanctions instituées. Pour s'exonérer, il lui incombait de produire des éléments de nature à établir que l'atteinte portée au droit d'auteur procède de la fraude d'un tiers. En méconnaissance de l'article 9 de la Déclaration de 1789, la loi instituait ainsi, en opérant un renversement de la charge de la preuve, une présomption de culpabilité pouvant conduire à prononcer contre l'abonné des sanctions privatives ou restrictives du droit&amp;nbsp;&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De cette double analyse au regard des droits et libertés constitutionnellement garantis, et sans qu'il ait eu besoin d'examiner les autres griefs des requérants, le Conseil constitutionnel a censuré, aux articles 5 et 11 de la loi déférée, toutes les dispositions relatives au pouvoir de sanction de la commission de protection des droits de la HADOPI&amp;nbsp;&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Parce que c'est internet, le législateur a cru qu'il pouvait faire n'importe quoi dans le domaine du droit, faisant fi des textes régissant les libertés publiques. Pourtant, la leçon de droit donnée par le Conseil constitutionnel ne semble pas avoir été retenue, puisque la nouvelle mouture du volet pénal de la loi Hadopi, surnommée Hadopi2 qui va être proposée au Parlement lors de la session extraordinaire du mois de juillet veut de nouveau faire revenir dans le projet de loi la suspension de l'abonnement et rendre possible le recours pour le Parquet aux ordonnances pénales, par le biais d'un tribunal de police, histoire de rendre la procédure plus expéditive. Mais il y a un nouveau &lt;a href=&quot;http://www.numerama.com/magazine/13192-L-Hadopi-2-sera-inconstitutionnelle-ou-inapplicable-selon-Maitre-Eolas.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;problème d'inconstitutionnalité&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;: on ne peut recourir aux ordonnances pénales que si les faits imputés au prévenu sont irréfragables, c'est-à-dire incontestables comme c'est le cas par exemple pour les infractions routières. Mais en matière de contrefaçon, notamment de téléchargement illégal, l'&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_Protocol&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;IP&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, à savoir le numéro qui sert à identifier éventuellement l'ordinateur du contrevenant, ne constitue pas une preuve suffisante. Du reste, tous ceux qui ont déjà été condamnés ont fait l'objet d'une enquête en bonne et due forme, sous la direction d'un juge d'instruction avec perquisition au domicile du suspect. Et comme le Conseil constitutionnel a considéré que le téléchargement illégal n'était pas autre chose qu'une forme de contrefaçon, le recours aux ordonnance pénales risque d'être frappé de nullité ou alors il faudrait changer la loi en appliquant ce système à toutes les formes de contrefaçon. Là où les choses deviennent ubuesques, c'est que cette procédure, de par son caractère non contradictoire, ne permet pas aux ayants droit de se constituer partie civile pour réclamer des dommages et intérêts ; enfin, les ordonnances pénales ne s'appliquent pas au mineurs (&lt;a href=&quot;http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=14726AE9DAF8179BC80E01B9E9D62BC9.tpdjo03v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006151902&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154&amp;amp;dateTexte=20090707&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;articles 524 à 528-2 du Code de procédure pénal&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;). Comme on peut le constater, il n'y a pas de vide juridique en ce qui concerne la répression du téléchargement illégal. Il y en a un en matière de rémunération des droits d'auteur mais ceci est un autre sujet qui ne pourra être traité qu'entre les parties prenantes avant de faire éventuellement l'objet d'un texte législatif. Une loi comme Hadopi serait inimaginable aux USA, non seulement parce que le premier amendement de la Constitution garantit la liberté d'expression mais aussi parce que les Américains, c'est dans leur culture, aiment partager le savoir: il suffit de se souvenir que le premier usage d'internet a été fait par les universités américaines pour échanger leurs travaux. Un autre élément devrait faire réfléchir nos dirigeants: le gouvernement fédéral a fait débloquer &lt;a href=&quot;http://www.numerama.com/magazine/13357-Les-USA-conditionnent-leur-aide-aux-FAI-au-respect-de-la-neutralite-du-net.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;une aide&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; de 7,2 milliards aux FAI (fournisseurs d'accès internet) pour développer leur réseau en haut débit, à condition qu'ils respectent la neutralité d'internet, principalement en ne censurant pas insidieusement des sites qui proposent des services concurrents aux leurs. Si on a parlé d'une économie du numérique, on peut affirmer que celui-ci fait intégralement partie de l'activité économique au point d'en être devenu indispensable, ce qui est le cas aux USA où les autorités ont bien pris en compte les enjeux que ce type de réseau représente. Quel contraste avec la ringardise et la frilosité des dirigeants européens! Cette situation s'explique principalement par le fait qu'internet permet des relations horizontales entre les citoyens qui ne cadre pas avec l'organisation pyramidale de la société. Vu sous cet angle, on assiste à une véritable révolution, et cette fois, ce n'est plus un fantasme.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Internet: une révolution démocratique&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;On est en train d'assister à une révolution qui, pour la première fois ne se fait pas contre les institutions mais sans elles. Par exemple, le partage du savoir se fait sans les universités, notamment en France où celles-ci pratiquent une rétention des connaissances, d'où le rejet en bloc par les universitaires de l'encyclopédie libre, Wikipedia qui, si elle n'est pas à l'abri de tout reproche, apporte un lot d'informations que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Et comme chacun d'entre nous peut y participer, rien n'empêche des universitaires, hormis leur blocage mental, d'y participer par leur compétence dans tel ou tel domaine. Internet dérange tous ceux qui, à un titre ou un autre, détiennent un monopole du savoir, comme les universités, de l'information comme les médias, rebaptisés &quot;merdias&quot; par certains internautes parce qu'ils se font les laquais du pouvoir politico-financier, et des industries culturelles comme les maisons de disque. Pourtant, dans ces domaines, les choses bougent: des chercheurs scientifiques qui enseignent également à l'Université, commencent à s'exprimer sur le web, des journalistes, désapprouvant la ligne éditoriale de leur journal, ont créé des sites comme Rue89, Mediapart ou Backchich.info. Des groupes comme Radiohead, quittent leur maison de disque pour vendre directement leur CD en ligne sur leur site non sans l'avoir proposé en téléchargement, dix jours avant sa sortie. Les internautes commencent à se faire entendre: Le gouvernement néo-zélandais voulait faire voter une loi proche de la Hadopi et il a dû y renoncer face à la mobilisation sur la &quot;toile&quot;. En France, le site de &lt;a href=&quot;http://www.numerama.com/magazine/12260-Jaimelesartistesfr-DJ-Cut-Killer-denonce-des-manipulations-par-le-ministere-de-la-Culture.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;propagande&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; gouvernementale pour la loi Hadopi, jaimelesartistes.fr, a fermé définitivement après avoir été la cible des internautes en mars dernier. Si internet, en tant que reflet du monde actuel, comporte son lot de délinquants comme les pervers sexuels, les escrocs, les terroristes bref, tout ce qu'on appelle la cybercriminalité, il n'est pas pour autant cette terrible jungle décrite par nos dirigeants politiques qui proposent cet odieux marchandage: plus de sécurité contre moins de liberté. Les jeunes générations ne sont pas dupes de cette imposture et ne tolèrent aucune restriction injustifiée de cette liberté sans précédent offerte par internet qui permet, à domicile, d'obtenir des informations en tout genre, de procéder à des achats, d'utiliser des services variés, d'échanger des idées sur les forums, de s'exprimer soi-même par les blogs. C'est une sorte de démocratie directe, participative, qui peu à peu, prend le relais d'une démocratie représentative défaillante parce que corrompue, dans tous les sens du mot et qui consacre le divorce entre les citoyens et les élus comme en attestent les taux d'abstention croissants dans les scrutins.&lt;/p&gt;
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<name>Patrick Ferner</name>
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<title>Le déclin de l'empire américain</title>
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<published>2008-12-31T14:10:00+01:00</published>
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&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;lumière des derniers évènements qui secouent la finance mondiale, on ne peut manquer de s'interroger sur la suprématie économique et financière des États-Unis, en fait ce qui constitue leur empire. En effet, contrairement aux empires qui ont précédé, la domination américaine ne tire pas sa substance d'une conquête, puis d'une annexion de territoires, même si, comme nous le verrons plus loin, cette domination n'aurait pas pu se faire sans les deux guerres mondiales qui ont marqué le XXe siècle, mais de cette suprématie qui repose sur les entreprises multinationales, l'informatique et la finance, Wall Street restant la première place financière de la planète. Au départ, la puissance américaine s'est construite avec l'industrialisation accélérée de la fin du XIXe siècle qui a marqué les pays occidentaux.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;Une concentration industrielle vertigineuse&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;La fin de la conquête de l'Ouest, puis l'achèvement de la ligne ferroviaire reliant la côte atlantique à la côte pacifique donnent le coup d'envoi à une industrialisation sans précédent, dont l'ampleur, à l'échelle du pays, dépasse largement celle que connaissent à la même époque, des pays comme le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France. Le plus frappant, c'est ce mouvement de concentration des entreprises qui caractérise la période 1880-1890 et qui atteint de telles proportions qu'il finit par inquiéter les dirigeants politiques qui craignent, à juste titre, l'instauration de monopoles susceptibles de fausser le jeu de la concurrence et c'est ainsi que fut promulgué, le 2 juillet 1890, le &lt;i&gt;Sherman Antitrust Act&lt;/i&gt; qui interdit, entre autres, les ententes illicites, les monopoles, et les abus de position dominante. Toutefois, cette loi ne s'appliquait qu'aux compagnies, pas aux sociétés et c'est pourquoi elle fut complétée en 1914 par le &lt;i&gt;Clayton Antitrust Act&lt;/i&gt;. Mais auparavant, en 1911, la &lt;i&gt;Standard Oil&lt;/i&gt;, compagnie pétrolière fondée par John D.Rockfeller, fit l'objet d'un procès à la suite duquel elle fut démantelée pour être fragmentée en une trentaine de firmes. Toujours est-il qu'à la fin de la période 1880-1914, les États-Unis étaient devenus la plus grande puissance économique mondiale et répandirent l'image d'un pays de la libre entreprise, de l'invention avec Bell, Edison, du dynamisme industriel, avec &lt;i&gt;Ford&lt;/i&gt;, et &lt;i&gt;General Motors&lt;/i&gt; qui permirent à des millions d'Américains d'accéder à l'automobile. Mais malgré leurs relations économiques croissantes avec l'Europe, notamment le Royaume-Uni, les Américains restèrent isolationnistes. La Première Guerre mondiale commença par ébranler cette attitude.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;L'isolationnisme américain remis en question&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;La participation du contingent américain (qui atteignit presque 2 millions d'hommes) à la Première Guerre mondiale fut décisive pour l'emporter sur l'Allemagne et provoqua un premier choc culturel pour les troupes de l'Entente, subjuguées par l'équipement dont disposaient les soldats américains. Toutefois, cette participation ne fit pas pour autant disparaître l'isolationnisme des responsables politiques américains puisque le Sénat refusa d'entériner le Traité de Versailles signé par le président, Woodrow Wilson. La crise de 1929 et la Seconde Guerre mondiale acheva de propulser les États-Unis sur le devant de la scène internationale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;De l'isolationnisme à la domination mondiale&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;Dès 1926, il fut permis à Wall Street d'acheter des actions à crédit avec un taux de couverture de 10% seulement, de sorte que de nombreux ménages placèrent leurs économies à la bourse de New York. Ce système vint amplifier une bulle spéculative insensée : si, entre 1921 et 1929, la production industrielle avait augmenté de 50%, la bourse connaissait, à raison de 18% par an, une hausse de plus de 300% pour la même période. Cette distorsion entre l'économie et la finance ne pouvait que conduire à une catastrophe quand on assista à une baisse de la production industrielle de 7% entre mai et octobre 1929. Ce ralentissement était en partie dû à un phénomène d'asphyxie: les capitaux disponibles étaient allés à la bourse plutôt qu'à l'économie. Suite à la hausse des taux d'intérêt en avril 1929, lorsque survint la première stagnation des cours, le remboursement des intérêts devint supérieur aux gains boursiers et les investisseurs qui avaient acheté leurs titres à crédit furent alors contraints de les vendre pour couvrir leurs emprunts, déclenchant une réaction en chaîne, qui, par un effet de domino, fit s'effondrer le système bancaire qui entraîna à son tour la faillite de l'économie. Cette crise se propagea à l'Europe et c'est l'Allemagne qui fut la plus touchée car les Américains avaient développé avec ce pays des relations économiques dès l'instauration de la République de Weimar. Ce qui explique pourquoi les dirigeants politiques américains ne voulurent pas, dans un premier temps, intervenir militairement en Europe: ils pensaient pouvoir composer avec le régime nazi, malgré l'insistance forcenée de Winston Churchill auprès de Franklin Roosevelt pour s'engager dans le conflit. En attendant, la politique économique du président américain fut loin de faire l'unanimité auprès de ses concitoyens, ses opposants lui reprochant son interventionnisme : en réalité, ils n'admettaient pas la faillite du libéralisme économique qui ruinait les théories d'Adam Smith, comme notamment, l'autorégulation des échanges économiques par le marché. A contrario, Roosevelt utilisa l'arsenal législatif pour disposer des garde-fous et on peut citer, par exemple, une loi, promulguée en 1933, qui interdit à tout établissement bancaire de cumuler les fonctions de banque de dépôt et celles de placement. Il n'y eut donc pas de remise en cause aux États-Unis du libéralisme économique et ce, d'autant plus que ce fut la Seconde Guerre mondiale qui permit au pays de sortir de la Grande Dépression. L'énorme puissance industrielle américaine fut décisive dans la victoire des Alliés sur les forces de l'Axe et celle-ci permit aux États-Unis de mondialiser son économie, tout en ayant le prestige d'une nation qui incarne les valeurs de liberté. Les Américains, dès 1945, fondèrent alors un véritable empire économique, pouvant se contenter de laisser quelques bases militaires chez ses alliés, vu que leur suprématie repose sur de grandes entreprises, celles que l'on qualifiera, dès le milieu des années 1960, de multinationales. En outre, la formation du bloc soviétique et les menaces potentielles qu'il représentait pour l'Europe occidentale conférèrent aux Américains le rôle de bienveillants protecteurs après celui de libérateurs, ce qui leur donna les moyens d'exercer des pressions sur les gouvernements alliés pour leur vendre leurs produits. Enfin, la suprématie du dollar, consacrée par les accords de Bretton Woods paracheva la constitution de l'empire américain et le &lt;i&gt;NYSE&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;New York Stock Exchange&lt;/i&gt;, la bourse de New York) devint la première bourse mondiale et supplanta définitivement celle de Londres, les États-Unis ayant ravi à la Grande-Bretagne le titre de plus grande puissance mondiale. Ce pays fut alors à la pointe de la technologie, de l'innovation et de la recherche scientifique, avec, suprême consécration, le programme spatial Apollo qui permit à l'Homme de faire ses premiers pas sur la Lune le 20 juillet 1969. On peut, du reste, considérer la période 1945-1973 comme l'âge d'or de l'empire américain, le choc pétrolier ayant mis un terme à cette époque de forte croissance qui marqua l'après-guerre. Déjà, un signe avant-coureur en annonça la fin : le 15 août 1971, le président américain Richard Nixon suspendit la convertibilité du dollar en or car la guerre du Vietnam et la course à l'espace avait occasionné de fortes dépenses et l'état américain avait dû faire fonctionner la planche à billets, de sorte que le montant total des dollars émis excédait largement les réserves en or de Fort Knox. Le système des taux de change fixes s'écroula définitivement en mars 1973 avec l'adoption du régime de change flottants, c'est-à-dire qu'ils s'établirent en fonction du marché. Le 8 janvier 1976, les accords de Kingston (Jamaïque) confirmèrent officiellement l'abandon du rôle légal international de l'or. Il n'y avait plus de système monétaire international organisé : ce fut la fin des accords de Bretton Woods et le début d'une grande instabilité monétaire au niveau mondial dont l'une des conséquences fut de conduire l'Europe à la monnaie unique. A titre indicatif, l'once d'or valait 35 dollars en 1971 contre 2000 en 2008. Cette disparition de toute référence à l'or fut à l'origine des mouvements spéculatifs sur le monnaies favorisant un développement des flux financiers sans rapport avec les flux de marchandises. Si, au début des années 1970, la suprématie monétaire des États-Unis fut battue en brèche, il en alla de même sur le plan de l'économie avec l'émergence des deux pays qui furent les vaincus de la Seconde Guerre mondiale : l'Allemagne et le Japon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;La revanche des vaincus&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;Après la Libération, les Américains avaient compris que non seulement, il fallait éviter de brimer l'Allemagne en limitant ses capacités de production et de lui demander des réparations comme on l'avait fait après le Traité de Versailles, mais bien au contraire, redonner à ce pays toute sa capacité industrielle. Il fallait également aider l'Europe à se relever des ruines de la guerre par un plan de reconstruction: la donne politique internationale avait été bouleversée suite à l'annexion de pays d'Europe de l'Est (Tchécoslovaquie, Pologne, Allemagne de l'Est et Hongrie) par Staline. Les États-Unis avaient tout intérêt à constituer un bloc occidental fort pour faire pièce au menaçant bloc soviétique mais surtout à créer sur le Vieux Continent un espace économique qui leur permettrait de vendre leurs produits. Et c'est dans cette perspective que le président américain Harry Truman signa, le 3 avril 1948, le Programme de Rétablissement européen (European Recovery Program ou ERP) plus connu sous le nom de plan Marshall dont le principe était le suivant : les États-Unis accordaient un crédit à un état européen pour payer des importations de produits américains. L'état européen bénéficiaire encaissait, par le biais des taxes et en monnaie locale, le produit des ventes de ces importations et devait octroyer à des acteurs économiques nationaux des prêts destinés à des investissements d'un montant deux fois supérieur au crédit qu'il avait lui-même reçu. L'état bénéficiaire devait en outre faire la preuve qu'il équilibrait ainsi son budget sans recourir à la création monétaire. Le plan Marshall conduisit les Européens à s'accorder entre eux pour établir un plan de reconstruction dans le cadre de l'OECE devenu plus tard l'OCDE.Parallèlement, en Asie, les Américains avaient mis le Japon sous tutelle jusqu'au Traité de San Francisco signé en 1951, qui imposa à ce pays une constitution démocratique et lui permit aussi de bénéficier d'une aide financière des États-Unis. Cette aide massive prodiguée par l'Oncle Sam fut d'une grande efficacité: Entre 1948 et 1951, le PNB de l’Europe de l’Ouest fit un bond de 32% (passant de 120 à 159 milliards de dollars); et la production industrielle augmenta d'environ 40%. Quant au Japon, l’économie se rétablit rapidement et permit le retour de la prospérité dont les Jeux olympiques de Tokyo et le lancement du &lt;i&gt;Shinkansen&lt;/i&gt; (premier train à grande vitesse roulant à 210 km/h) en 1964, en furent les manifestations emblématiques. Le Japon, tout comme l'Allemagne, a une culture industrielle acquise dès la fin du XIXe siècle. Ce sont donc ces deux pays qui furent à même de profiter au maximum de cette période de forte croissance économique qui caractérisa l'après-guerre et qualifiée par Jean Fourastié de &quot;Trente Glorieuses&quot;. Leur savoir-faire technologique en ont fait des concurrents redoutables pour l'industrie américaine et on peut citer ceci comme exemple : au début des années 1970, les Américains limitèrent l'importation de produits sidérurgiques en instaurant des quotas à la tonne pour se protéger des Japonais, pensant sans doute que ceux-ci n'étaient pas capables de produire autre chose que des clous ou des ronds à béton. Quelle ne fut pas leur déconvenue quand il virent arriver sur leur marché des aciers spéciaux destinés à des applications de haute technologie, frappant brutalement l'industrie sidérurgique américaine d'obsolescence. Toujours dans le domaine de la métallurgie, l'Allemagne et le Japon ont supplanté les États-Unis sur le marché de la machine-outil, produit stratégique s'il en est. A partir de 1971, le solde de la balance commerciale des États-Unis s'inversa: de positif, il devint définitivement négatif, situation qui perdure de nos jours. Les Américains compensèrent le déficit de la balance commerciale par la balance des paiements en encourageant l'afflux de capitaux, Wall Street restant la première bourse mondiale. Après avoir connu la &quot;stagflation&quot;, (stagnation économique + inflation) sous les présidences de Gerald Ford et Jimmy Carter, les États-Unis, avec Ronald Reagan, appliquèrent une politique économique qui apparut à l'opposé du New Deal : le président américain adhéra à l'économie de l'offre qui est une école de pensée macroéconomique ; selon elle, il faut aider les entreprises à produire davantage de biens et de services, en réduisant le plus possible les contraintes fiscales et règlementaires qui freinent leur développement. Reagan, reprenant en grande partie cette doctrine, procéda à des réductions massives d'impôts pour stimuler l'économie, et cette politique porta ses fruits au début de son second mandat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;L'ère de l'ultra libéralisme&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;Plus encore, la dérèglementation toucha également le secteur financier et les limites imposées par Roosevelt comme notamment cette loi de 1933 qui interdisait à tout établissement bancaire de cumuler les fonctions de banque de dépôt et celles de placement fut abrogée. La porte était ouverte à toutes les dérives : ce fut sous la présidence de Bill Clinton que l'on créa les &quot;&lt;i&gt;subprimes&lt;/i&gt;&quot; désignant plus particulièrement une forme de crédit hypothécaire (&lt;i&gt;mortgage&lt;/i&gt;) qui s'adressait à des ménages dont les faibles revenus ne permettaient pas d'obtenir un crédit classique, faute de garanties financières suffisantes. Pour les appâter, on eut recours à des montages financiers alambiqués pour qu'ils aient à rembourser des taux d'intérêts peu élevés en début de prêt mais ceux-ci étaient variables, parce qu'indexés sur celui de la banque centrale américaine. En fait, ces prêts étaient des véritables pièges pour les souscripteurs: d'abord, on leur soumettait un contrat d'une douzaine de pages imprimé en petits caractères pour en décourager une lecture approfondie, ensuite on omettait de les informer sur le risque de saisie de leur logement. A priori, c'est tout bénéfice pour le créancier: le rendement du prêt est élevé, et si le débiteur ne peut plus payer, on peut saisir son logement. La cupidité ne connaissant point de bornes, les organismes spécialisés dans ce type de prêt les firent transformer en titres négociables sur le marché financier, opération connue sous le nom de &quot;titrisation&quot; : elle consistait à regrouper les créances par paquet de 1500, en une obligation appelée ABS revendue à un réhausseur de crédit. Celui-ci mélangeait ensuite l'ABS avec des obligations moins risquées comme celles émise par l'État fédéral ou les collectivités locales pour émettre des CDO, des obligations servant aux banques à proposer aux épargnants des placements à rendements garantis. On avait donc un processus financier qui s'autoalimentait de façon artificielle et était par conséquent voué à l'effondrement dès lors que les créances ne pouvaient plus être recouvrées dans leur intégrité, ce qui se produisit lors de l'été 2007.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;Plus dure sera la chute&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;Entre 2004 et 2007, la Réserve fédérale (banque centrale américaine) releva son taux d'intérêt directeur de 1 % à 5 %, si bien que bon nombre de ménages ne purent faire face à leurs échéances et se virent saisir leur logement pour se retrouver à la rue. En outre, le marché immobilier avait cessé d'être florissant, l'offre de logement devenant supérieure à la demande. La mise en vente massive de logements saisis dans le cadre des &lt;i&gt;subprime&lt;/i&gt;s provoqua un effondrement des prix sur le marché immobilier américain et ipso facto, l'insolvabilité des créances. A la faillite des familles emprunteuses, succéda celles de certains établissements financiers ou bancaires comme &lt;i&gt;Lehman Brothers&lt;/i&gt; tout récemment car si la crise financière internationale a commencé en 2007, elle continue actuellement et elle est loin d'être finie : la &quot;titrisation&amp;nbsp;&quot; a répandu les créances pourries dans tout le système financier mondial à la manière d'un virus, de sorte qu'on ne connaît pas encore toute l'ampleur du désastre. Elle alimente la crise de confiance: on craint tous les jours de trouver des cadavres dans les placards des banques et autres établissements financiers. Il y a un élément qu'on n'a pas cité à l'occasion de cette crise des &lt;i&gt;subprimes&lt;/i&gt;: Certaines sociétés de prêts hypothécaires ont sciemment organisé la faillite de leurs modestes débiteurs par des méthodes d'aigrefin pour s'approprier leurs biens immobiliers à vil prix; c'est le cas d'&lt;i&gt;Ameriquest Mortgage&lt;/i&gt; qui a été accusé par les autorités ou lors de procès d’avoir poussé des centaines de gens à vendre leur maison. Mais cette fois, ces margoulins ont été pris à leur propre piège, les maisons saisies ne valaient plus grand chose tout en ne trouvant plus preneur: les banques, crise oblige, ne pouvaient plus octroyer des crédits aux éventuels acheteurs. Pourtant, cette crise financière ne saurait cacher l'affaiblissement structurel de l'économie américaine due à la désagrégation de son industrie, qui s'est accéléré à partir du premier mandat de George W. Bush.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;La désagrégation de l'industrie américaine&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;Les Américains, forts de leur position dominante qu'ils occupaient depuis 1945 jusqu'au début des années 1970, s'étaient endormis sur leurs lauriers : par exemple, la firme &lt;i&gt;Kodak&lt;/i&gt;, rendue célèbre dans le monde entier pour ses fameuses pellicules &lt;i&gt;Kodachrome&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Ektachrome&lt;/i&gt;, d'abord fortement concurrencée par le Japonais &lt;i&gt;Fuji&lt;/i&gt;, au point de lui avoir fait perdre son quasi-monopole, a vu arriver trop tard la révolution de la photographie numérique qui sonne le glas de la classique pellicule dont les jours sont désormais comptés. Comme on l'a vu, l'Allemagne et le Japon étaient devenus de sérieux concurrents mais il ne faut pas oublier les autres pays d'Europe et en Asie, les &quot;petits dragons&quot; comme la Corée du Sud, Taïwan et l'Indonésie. Les grandes entreprises américaines, tout en gardant la main sur la haute technologie et pour réduire les coûts de fabrication, commencèrent alors à délocaliser leur production en Asie, notamment dans le domaine des semi-conducteurs, c'est-à-dire tout ce qui concerne les composants électroniques de pointe (à l'exception des microprocesseurs), puis ce fut au tour des ordinateurs eux-mêmes (sauf les grosses unités, les &lt;i&gt;mainframes&lt;/i&gt; destinées aux applications scientifiques et militaires) de faire l'objet de ces délocalisations, les Américains gardant la mainmise sur les logiciels. Mais pire encore, entre 2000 et 2007, ils délaissèrent leur industrie pour se concentrer sur les services et la haute technologie. L'ennui, c'est que pour compenser le manque à gagner, il aurait fallu un volume d'activité quinze fois supérieur à celui offert par ces deux secteurs de l'économie. Pourtant, un des fleurons de l'industrie américaine avait échappé à ce phénomène de désagrégation: il s'agit du secteur automobile. Au début des années 1980, la concurrence japonaise avait fait perdre aux constructeurs américains des parts de marché sur leur propre terrain ; les automobiles américaines accusaient un énorme retard technologique par rapport à leurs concurrentes japonaises et européennes et &lt;i&gt;Chrysler&lt;/i&gt; avait failli disparaître. Les constructeurs firent donc appel aux bureaux d'étude de leurs filiales européennes implantées depuis longtemps sur le Vieux Continent pour concevoir des véhicules modernes et ce, avec succès. Cependant, ils ne comblèrent jamais leur retard en matière de finition et de fiabilité, et ils suivirent une stratégie commerciale qui risque aujourd'hui de leur être fatale : ils mirent l'accent sur les ventes de gros 4X4 et de pick-up (camionnettes à plateau) voraces en carburant. Sur ce dernier point, ils ne firent aucun effort pour réduire, d'une façon générale, la consommation de tous leurs modèles (on a estimé que la consommation moyenne d'une voiture américaine est de 11 litres aux 100 kms). Là encore, de plus en plus d'Américains ont préféré les voitures japonaises beaucoup plus économes, atout déterminant en ces périodes de crises pétrolières successives ; et pour les modèles haut de gamme, les conducteurs les plus aisés se sont mis à préférer les voitures allemandes aux productions nationales. Cet aveuglement des constructeurs américains est d'autant plus étonnant qu'il leur suffisait, à quelques modifications près, de construire à Detroit les modèles déjà fabriqués en Europe, les seuls capables de faire face à la concurrence japonaise. On comprend alors la réticence, pour ne pas dire plus, du Congrès pour sauver l'industrie automobile américaine du désastre, malgré le risque de faillite du constructeur le plus important, la &lt;i&gt;General Motors&lt;/i&gt;. Entre une industrie devenue incapable de s'adapter à l'évolution du marché et les délocalisations massives, les États-Unis ont perdu le statut de la plus grande puissance industrielle du monde au profit du Japon. Pourtant, ce déclin économique ne s'arrête pas là : les multinationales, toujours plus avides de profit, délocalisent en Inde l'activité jusque là préservée de la mondialisation: les services à haute valeur ajoutée, c'est-à-dire la matière grise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;La &quot;&amp;nbsp;bangalorisation&amp;nbsp;&quot; de la matière grise américaine&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;Bangalore est une ville située au sud de l'Inde et considérée comme la nouvelle &lt;i&gt;Silicon Valley&lt;/i&gt;, elle a donné une expression aux États-Unis employée par des cadres dont le poste a été supprimé en raison d'une délocalisation en Inde: &quot;&lt;i&gt;I've been bangalored&lt;/i&gt;&quot; (J'ai été &quot;bangaloré&quot;). On peut s'étonner qu'un pays comme l'Inde, pays faiblement industrialisé et dépourvu d'infrastructures puisse peser ainsi sur l'économie mondiale. &quot;Mais justement : à cause des handicaps monumentaux qui pèsent sur sa compétitivité industrielle, l'Inde a choisi une autre façon de s'insérer dans le commerce mondial. Une voie étroite, mais efficace et pour nous autrement redoutable: par le haut. C'est-à-dire, par les services à haute valeur ajoutée, par la matière grise. Parce que l'Inde est une véritable machine à élites: les établissements d'enseignement supérieur indiens produisent chaque année près de 300 000 jeunes ingénieurs fraîchement diplômés. Le secteur de l'informatique et des autres services délocalisés devrait employer deux millions de personnes dans le sous-continent en 2009&amp;nbsp;&quot;.(1)Et il faut voir avec quelle inconscience les géants de l'informatique que sont &lt;i&gt;Microsoft&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;IBM&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Accenture&lt;/i&gt;, pratiquent l'&amp;nbsp;&quot;outsourcing&amp;nbsp;&quot;, mot utilisé par les Américains pour désigner cette forme particulière de délocalisation rendue possible par les moyens de communication instantanée comme l'internet à haut débit. &quot;&lt;i&gt;Microsoft&lt;/i&gt;, qui emploie déjà 4000 ingénieurs dans ses centres de recherche de Bangalore et d'Hyderabad, compte investir 1,7 milliards de dollars supplémentaires et embaucher 3000 personnes de plus, parce que «l'Inde dispose d'une fantastique réserve d'informaticiens». C'est ce qu'a annoncé Bill Gates, alors en tête de la compagnie, au cours d'une visite à New Dehli en décembre 2005&amp;nbsp;&quot;.(2) En la matière, la main d'œuvre indienne est à la fois bon marché et hautement qualifiée, donc pourquoi s'en priver ? Ce que toutes ces entreprises ne voient pas, c'est qu'en sacrifiant à des objectifs à court terme de profit maximum, elles sont en train de procéder à des transferts de technologie à leurs futurs concurrents. Comme dans la finance, c'est la cupidité qui l'emporte : on ne nous fera pas croire qu'une firme comme &lt;i&gt;Microsoft&lt;/i&gt;, qui réalise, bon an, mal an, quelques huit milliards de dollars de bénéfice, se trouve handicapée par des problèmes de coûts, la nature même de son activité rendant cette entreprise particulièrement rentable. Le secteur de l'informatique est hautement stratégique et les Américains sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;Un déclin inexorable&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;On peut objecter que les États-Unis gardent leur supériorité dans le domaine de la recherche fondamentale, dans celui de l'informatique haut de gamme et des microprocesseurs: les deux leaders du marché qui fournissent tous les micro-ordinateurs, &lt;i&gt;AMD&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Intel&lt;/i&gt; se sont bien gardés de délocaliser leur production en continuant à fabriquer leurs microprocesseurs sur le sol national. Oui mais cette précaution sera-t-elle suffisante à l'avenir quand on sait qu'&lt;i&gt;Intel&lt;/i&gt; succombe à son tour aux chants des sirènes indiennes ? &quot;&lt;i&gt;Intel&lt;/i&gt;, qui comptait moins de 2000 cols blancs en Inde en 2004, a allongé à son tour un milliard de dollars pour se doter d'une structure plus étoffée&quot;.(3)Il n'est pas invraisemblable de penser que les Indiens puissent un jour concevoir un microprocesseur qu'ils feraient fabriquer dans un des pays du sud-est asiatique. Quant à la recherche fondamentale, elle ne suffit pas à assurer une suprématie quand la recherche appliquée ne trouve plus une infrastructure industrielle suffisamment efficace pour passer rapidement du prototype à la production en série et à la commercialisation. C'est précisément ce qui fait la force des Japonais et de leur industrie et c'est là que se situe désormais la carence des Américains. Et on ne voit pas comment ils pourraient redresser cette situation : ce qui forme le tissu industriel, ce sont les PME et parmi elles il y en a qui sous-traitaient pour les grandes entreprises, ces dernières&amp;nbsp; les ayant tuées par leurs délocalisations massives et le plus grave dans cette situation, c'est la disparition d'un savoir-faire qui explique qu'on ne puisse plus revenir en arrière. Depuis les années Reagan, les Américains ont cédé à la frénésie du consumérisme en usant et abusant du crédit; en d'autres termes, ils ont vécu au-dessus de leurs moyens. Ils se sont enrichis de façon artificielle par la spéculation boursière, laquelle a surtout bénéficié aux actionnaires au détriment de l'investissement industriel. Les États-Unis ont beau posséder la plus puissante armée du monde, à quoi cela leur sert-il s'ils ne sont plus capables de financer le stationnement de leurs troupes en Irak autrement que par un endettement qui prend une dimension abyssale? On est loin de cette Amérique toute-puissante des années 1940, capable de mener deux guerres en même temps et de lancer par surcroît le plan Marshall. Jusqu'aux années 1960, ce pays n'importait du pétrole que pour préserver ses propres réserves alors que depuis, il est devenu totalement dépendant des importations en raison du boom de la consommation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;Assurément, les États-Unis n'ont plus les moyens économiques de leur domination, ils sont largement dépendants de&amp;nbsp; l' extérieur et devront apprendre à composer, face à un monde de plus en plus complexe qui bouleverse leur mode de pensée manichéen. Le pourront-ils? Il est permis d'en douter, tant la crise financière mondiale est révélatrice d'un mal profondément ancré en eux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;1. Ève Charrin, &lt;i&gt;l'Inde à l'assaut du monde&lt;/i&gt;, Introduction : &lt;i&gt;Pourquoi nos rivaux sont indiens&lt;/i&gt;, p.10-11, Grasset 2007&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;2. Ibid. Chap. 1: &lt;i&gt;Eldorado pour délocalisations high tech&lt;/i&gt;, p.21&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;&quot;&gt;3. Ibid., Introduction : &lt;i&gt;Pourquoi nos rivaux sont indiens&lt;/i&gt;, p.21&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<name>Patrick Ferner</name>
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<title>L'héritage funeste de la révolution française</title>
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<updated>2009-01-19T13:50:51+01:00</updated>
<published>2008-09-02T19:18:00+02:00</published>
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<summary>       « Notre héritage n'est précédé d'aucun testament. » (René Char)...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://patrickferner.hautetfort.com/media/02/00/2135443160.JPG&quot; id=&quot;media-1233474&quot; alt=&quot;RF3 div.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-1233474&quot; /&gt;&lt;br /&gt; « Notre héritage n'est précédé d'aucun testament. » (René Char)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Dans notre article, &lt;i&gt;France, crise d'identité&lt;/i&gt;, nous écrivions :&lt;br /&gt; &quot;Les révolutionnaires de 1789 ont voulu remplacer une unité surnaturelle transcendant la diversité de notre pays par l'unité illusoire de la Raison, ouvrant une boîte de Pandore qui a libéré tous les maux dont nous souffrons aujourd'hui&quot;. Sinon, comment expliquer qu'un pays, si généreusement doté par la nature, si inventif, ait pu en arriver là? Cet effroyable gâchis a pour origine la Révolution, toute à la fois inutile et mortifère et c'est ce qui, en substance, ressort d'un ouvrage collectif sorti au printemps 2008, &lt;i&gt;Le livre noir de la révolution française&lt;/i&gt;, (cf. note dans la rubrique &lt;i&gt;Livres&lt;/i&gt;); ce livre nous donne l'occasion d'exercer un droit d'inventaire sur la Révolution qui a donné le &quot;modèle républicain&quot; et d'approfondir les notions que nous avions évoquées dans l'article cité plus haut, notamment les fondements de l'idéologie révolutionnaire et son héritage.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Les origines de l'idéologie révolutionnaire&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'idéologie révolutionnaire plonge ses racines dans le rationalisme qui se fait jour au XVIIe siècle avec René Descartes qui publie en 1637 &lt;i&gt;Le Discours de la méthode&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les Méditations métaphysiques&lt;/i&gt; en 1641, livres qui eurent un grand retentissement, à tel point que Blaise Pascal voulut écrire un ouvrage apologétique mais il n'en eut pas le temps, il ne nous en reste que des fragments rassemblés sous le titre de &lt;i&gt;Pensées&lt;/i&gt;. Pascal voulait s'adresser aux libertins épris de raison: tel était le sens de son fameux et maladroit pari qui consistait à vouloir convaincre par la raison d'une réalité qui non seulement la transcendait mais se situait à un autre niveau de compréhension justement inaccessible à tout raisonnement. On peut y voir là une influence pernicieuse de Descartes pour qui l'existence de Dieu pouvait être démontrée: Puisque tout effet a une cause et que la cause n'a pas moins de réalité que l'effet, il faut que cette idée de l'infini soit causée par quelque être parfait qui en est le véritable auteur; donc Dieu existe. Le surnaturel est ramené au naturel, et la tripartition de l'être humain en corps-âme-esprit se ramène à une bipartition corps-âme, la notion d'infini se confond avec celle d'indéfini comme l'illustre le pari de Pascal (les deux infinis). Donc la particularité du rationalisme français, c'est sa prétention à vouloir traiter de questions métaphysiques, à la différence du rationalisme anglais qui ne vise essentiellement qu'à s'appliquer aux choses pratiques et purement scientifiques. Le cartésianisme, en faisant de Dieu une projection humaine, rejoint les Grecs de l'Antiquité qui faisaient des dieux à leur image (&quot;&amp;nbsp;l'homme est la mesure de toutes choses&amp;nbsp;&quot; selon eux) mais ce qui est nouveau ici, c'est que cette projection fait appel au raisonnement scientifique et non à l'imaginaire mythologique. Du reste, Dieu n'est pas indispensable à ce système de pensée qui permet d'adopter deux attitudes face à lui:&lt;br /&gt; - Soit, on admet son existence et cela donne le déisme.&lt;br /&gt; - Soit, on le rejette totalement et c'est l'athéisme.&lt;br /&gt; Toutefois, Descartes s'est lui-même piégé dans ses ratiocinations avec son absurde &quot;Je pense donc je suis &quot; car sur le plan de la logique formelle, le sujet &quot;je&amp;nbsp;&quot; précède le verbe &quot;pense&quot;, donc la pensée émane de l'être et non l'inverse, de plus, identifier l'être à la pensée, c'est confondre la fumée avec le feu qui en est la source, c'est oublier que la pensée est aussi l'expression de phénomènes totalement irrationnels et qu'elle peut s'arrêter à tout moment lorsque l'homme accède à un degré élevé de contemplation par la pratique de la méditation ou de l'oraison. Cette ontologie cartésienne prétend faire de l'homme un être universel parce que rationnel. Ce système de pensée, tel un virus, va peu à peu saper les fondements chrétiens de la société française. (1)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Les fondements de l'idéologie révolutionnaire&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce sont incontestablement Voltaire et Rousseau qui donnent au rationalisme son prolongement politique, le premier par son antichristianisme militant, le second par son &lt;i&gt;Contrat social&lt;/i&gt;. Tous les deux sont déistes, à la différence de Diderot qui était farouchement athée; pour Voltaire, c'était le dieu horloger qui faisait fonctionner l'Univers, pour Rousseau, l'Être Suprême. Le rationalisme de Voltaire est issu de celui de l'œuvre de John Locke dont il eut connaissance lors de son séjour en Angleterre et qu'il mit en pratique pour exploiter son domaine de Ferney. Ce n'est donc pas de ce côté qu'il faut rechercher son influence sur la Révolution. C'est plutôt son antichristianisme viscéral qui alimenta chez les révolutionnaires de 1789 cette haine de Dieu et de tout ce qui s'y rattachait : l'Église et le roi. Pire encore, il utilisa l'islam pour démolir le christianisme: alors que jusqu'en 1745, il considère Mahomet comme un «&amp;nbsp;imposteur&amp;nbsp;», un «&amp;nbsp;faux prophète&amp;nbsp;», un «&amp;nbsp;fanatique&amp;nbsp;» et un «&amp;nbsp;hypocrite&amp;nbsp;» (2) mais le décrit aussi comme un «&amp;nbsp;enthousiaste&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;grand homme&amp;nbsp;» à l'image d'Alexandre le Grand (3), il se sert ensuite de l'islam comme d'un instrument contre le christianisme qu'il considère comme «la plus ridicule, la plus absurde et la plus sanglante religion qui ait jamais infecté le monde». (4) Il caricature Jésus en le présentant «comme un chef de parti», un «gueux», un homme «de la lie du peuple» qui voulait former une secte. Par contre, Mahomet quant à lui avait établi un culte qui «était sans doute plus sensé que le christianisme. On n'y adorait point un dieu en abhorrant les juifs; on n'y appelait point une juive mère de Dieu; on n'y tombait point dans le blasphème extravagant de dire que trois dieux font un dieu; enfin, on n'y mangeait pas ce dieu qu'on adorait et on n'allait pas rendre à la selle son créateur». (5) La religion qu'apporte Mahomet était en revanche «le simple théisme, la religion naturelle et par conséquent la seule véritable». (6) Voltaire, si vanté par ses hagiographes républicains (7) pour son esprit critique, répète comme un perroquet ce qui est dit dans le coran en s'abaissant au passage à une argumentation se situant au niveau des fosses d'aisance.&lt;br /&gt; Le patriarche de Ferney, par le succès qu'il connut de son vivant, notamment par ses pièces de théâtre (complètement oubliées aujourd'hui), a pu instiller ainsi son poison antichrétien d'une façon particulièrement efficace, alimentant le torrent antireligieux qui ne cessa de grossir jusqu'à la Révolution et dont le signe avant-coureur fut la dissolution, par un arrêt du Parlement de Paris&amp;nbsp; pris le 6 août 1762, de la Compagnie de Jésus, de la mise sous séquestre de ses biens, et de la dispersion des pères jésuites; les parlements de province firent la même chose dans les mois qui suivirent si bien qu'en 1764, il ne resta plus rien de&amp;nbsp; la Compagnie de Jésus en France. Les Jésuites avaient non seulement été en butte aux attaques des jansénistes gallicans et parlementaires mais surtout à celles des philosophes athées de &lt;i&gt;l'Encyclopédie&lt;/i&gt; auxquels ils avaient répliqué par leur &lt;i&gt;Dictionnaire de Trévoux&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt; Si la pensée de Voltaire, en dehors de son antichristianisme, ne semble guère avoir de rapport avec l'idéologie révolutionnaire, ce n'est pas le cas de Rousseau car son Contrat Social eut une influence prépondérante chez les révolutionnaires de 1789 au point d'en constituer le corpus idéologique. Rousseau, influencé par les thèses de Thomas Hobbes, en prit pourtant le contre-pied à propos de l'&amp;nbsp;&quot;état de nature&quot; : si pour Hobbes, &quot;l'homme est un loup pour l'homme&quot;, Rousseau répond que &quot;l'homme est naturellement bon, c'est la société qui l'a corrompu&quot;, par conséquent, il faut passer un contrat avec une société gouvernée par la raison et par l'intérêt commun à tous les individus (et non la somme des intérêts particuliers) qui la composent: c'est la &quot;&amp;nbsp;volonté générale&amp;nbsp;&quot;, concept qui justifia tous les actes des révolutionnaires.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;La volonté générale, un concept totalitaire&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On a beaucoup disserté pour savoir si le &lt;i&gt;Contrat social&lt;/i&gt; avait donné naissance à tous les totalitarismes qui suivirent ou aux démocraties libérales, en concluant à une ambiguïté, voire à une ambivalence sur ce point en s'appuyant sur le fait que la volonté générale était l'expression du peuple, donc de la démocratie. La définition de ce mot est connue: C'est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, définition dans laquelle les libéraux aussi bien que les révolutionnaires comme Lénine se sont&amp;nbsp; reconnus. La difficulté vient de ce qu'on associe, de nos jours, la notion de démocratie à celle de suffrage universel et de liberté; on a vite oublié ou on n'a jamais voulu voir qu'avant la chute du mur de Berlin en novembre 1989, les pays de l'Europe de l'Est sous domination soviétique étaient dénommés &quot;démocraties populaires&quot;. En fait, la notion de liberté et celle de démocratie n'ont rien à voir l'une avec l'autre; à l'inverse, un régime monarchique peut se montrer respectueux des libertés. (8) Louis XVI, ce &quot;tyran&quot; que les révolutionnaires traînaient dans la boue, a, en dix-neuf ans de règne, signé tous les recours en grâce qu'on lui soumettait, de sorte qu'aucun condamné à mort ne fut renvoyé à l'échafaud. Il supprima l'usage de la torture dans les interrogatoires et celui des corvées. Bien plus, il promulgua l'édit de tolérance du 17 novembre 1787 accordant l'état civil et un statut aux protestants. Si le roi était le souverain, tenant sa légitimité de Dieu validée par la cérémonie du sacre, et le peuple ses sujets, on se heurte avec Rousseau à&amp;nbsp; une aporie : si le peuple est souverain, où sont les sujets ? Le peuple serait donc à la fois souverain et sujet. Et puis, qu'est-ce que Rousseau appelle l'homme ? &quot;Or, il n'y a point d'&lt;i&gt;homme&lt;/i&gt; dans le monde. J'ai vu, dans ma vie, des Français, des Italiens, des Russes, etc.; je sais même, grâce à Montesquieu, &lt;i&gt;qu'on peut être Persan&lt;/i&gt;: mais quant à l'&lt;i&gt;homme&lt;/i&gt;, je déclare ne l'avoir rencontré de ma vie; s'il existe, c'est bien à mon insu&quot;, (9) répond Joseph de Maistre avec ironie. Ce qui revient à dire que l'homme, en tant qu'entité abstraite n'existe pas. En fait, l'homme n'est pas &quot;&amp;nbsp;naturellement bon&amp;nbsp;&quot;, il porte en lui le bien et le mal. (10) Or&amp;nbsp; c'est sur cette erreur ontologique dans la pensée de Rousseau que repose le totalitarisme du Contrat social: pour éviter à l'homme d'être corrompu, celui-ci va renoncer à sa liberté personnelle pour se fondre dans la volonté générale qui est la seule liberté pour lui puisqu'elle est gouvernée par la raison. Il y a là une confusion de la liberté individuelle et des libertés publiques, ce qui nous amène à parler de la devise Liberté-Égalité-Fraternité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Une devise trompeuse&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour parler de cette devise, il faut commencer par l'égalité qui en est à la base. La notion révolutionnaire d'égalité repose sur le fait que &quot;les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit&quot; (11 ) puisqu'ils ne sont plus qu'une abstraction rationnelle. Cette égalité n'est qu'une uniformité. Elle n'a rien à voir avec une quelconque notion de justice, comme le croient la plupart de nos concitoyens. Elle est l'expression dévoyée de l'égalité chrétienne qui se fonde sur le fait que les hommes sont tous les enfants de Dieu,&amp;nbsp; portent tous la marque du péché originel et partagent cet état de chute dans cette &quot;vallée de larmes&quot; qu'est l'univers dans lequel se déroule leur existence, vision insupportable pour le révolutionnaire qui veut faire un paradis sur terre: &quot;Tout en se revendiquant des valeurs évangéliques, les révolutionnaires, en expulsant Dieu, se sont coupés de la source sans laquelle on ne peut plus reconnaître les fruits. Ainsi, une liberté qui n'est pas donnée par un Père est un mouvement incohérent; une égalité qui ne reconnaît pas le choix préférentiel d'un amour est mensongère et une fraternité qui s'autoproclame sans référence à une origine commune est fausse, tout simplement. Vouloir tuer le Père tout en gardant les valeurs, par lui, léguées, est impossible&quot;. (12)&amp;nbsp; [...] Cet égalitarisme conduit inexorablement à tout rabaisser au niveau du plus petit dénominateur commun et n'a rien à voir cette égalité &quot;à l'américaine&quot; décrite par Tocqueville qui pousse l'homme à tenter d'égaler ceux qui lui sont supérieurs.&lt;br /&gt; En ce qui concerne la liberté, affirmer que les hommes naissent libres conduit à une contradiction : &quot;Si les hommes naissaient libres, c'est que cela se ferait naturellement et il est donc contradictoire de le décréter par écrit. Ce qui est écrit est justement ce qui n'est pas naturel et a besoin de cet écrit pour exister&quot;. (13) Mais le plus dangereux, c'est précisément de vouloir imposer la liberté par le droit en se fondant sur une conception erronée de celle-ci: &quot;En confondant et en mélangeant les libertés publiques (qui existaient sous la royauté et dont le roi était le garant puisqu'elles tenaient sur sa &lt;i&gt;parole&lt;/i&gt;, autrement plus solide que l'écrit) et la liberté personnelle (dont le siège est ma conscience), les révolutionnaires ont pris le risque qu'elles se contredisent l'une l'autre et s'empêchent de fonctionner&quot;. (14) [...] &quot;L'idée selon laquelle un régime des libertés publiques protège la liberté individuelle est un leurre, il ne peut éventuellement que garantir des contrats qui lient les hommes entre eux. Une liberté se conquiert, c'est ce qui fait son essence même. Prétendre protéger la liberté individuelle, c'est l'annihiler&quot;. (15) C'est d'autant plus vrai quand on examine l'article 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui définit la liberté d'une manière négative, étant donné qu'elle &quot;consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui&quot; faute d'en avoir une conception claire, et surtout en fixe les limites par la loi, ouvrant ainsi la porte à&amp;nbsp; l'arbitraire. Puisque l'homme est &quot;naturellement bon&quot;, il va aliéner sa liberté au profit de la société pour son plus grand bien : &quot;&amp;nbsp;Il y a derrière cette idée de régime de libertés publiques, l'idée du progrès moral de l'humanité et donc la négation de la possibilité du mal&quot;. (16) Selon cette idéologie, si les hommes sont &quot;libres et égaux&quot; ils ne peuvent qu'être fraternels.&lt;br /&gt; Avec la fraternité, on se heurte à une nouvelle contradiction car il ne peut y avoir de frères sans parents: &quot;A partir de la Révolution, nous ne sommes plus les fils de nos pères, nous sommes de la même génération&quot;. (17) [...] &quot;&lt;i&gt;Exit&lt;/i&gt; la naissance, nous n'existons que par bloc générationnel. Or une génération ne crée pas que des frères, elle crée des individus juxtaposés qui passeront leur temps à comprendre ce qui les lie à ces autres individus, qui ne sont pas leurs frères, ni leurs pères et pourtant d'où ils sont nés. C'est le principe des &lt;i&gt;signes des&lt;/i&gt; &lt;i&gt;temps&lt;/i&gt;&quot;. (18) [...] &quot;Dans cette histoire où les générations se suivent en se différenciant, chacune d'entre elles, dans un mouvement qu'elle croit être généreux, veut que la suivante soit composée, non d'héritiers, mais de fondateurs. Chaque génération politique veut que la suivante recrée le monde. Cri désespéré des pères qui s'aperçoivent qu'ils n'ont rien réussi à transmettre d'autre que le vide et le chaos&quot;. (19 ) C'est pourquoi la république française a trouvé une nouvelle parenté: la patrie, ou devrait-on dire la &quot;&amp;nbsp;matrie&amp;nbsp;&quot;, Marianne, pour laquelle on va aller se faire tuer au &quot;champ d'horreur&quot; (20), ne rendant la fraternité possible qu'en fraternité d'armes. (21) Enfin, &quot;c'est au moment où les républicains proposaient la fraternité comme projet politique qu'ils abolissaient les conditions possibles de son application&quot; (22) avec la loi Le Chapelier du 14 juin 1791 qui interdisait toute forme d'association.&lt;br /&gt; Toujours est-il que l'application de ce système de pensée politique, bancal parce que reposant sur des idées à la fois fausses, contradictoires et dangereuses, ne pouvait que conduire au désastre de la Révolution en rendant impossible toute réforme&amp;nbsp; de l'Ancien Régime en monarchie constitutionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;b&gt;La Révolution ou l'impossible monarchie constitutionnelle à la française&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voltaire avait une grande admiration pour la monarchie anglaise et il ne fut pas le seul, puisqu'elle inspira Montesquieu pour rédiger &lt;i&gt;l'Esprit des Lois&lt;/i&gt;, ouvrage dans lequel il énonça le principe de la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire). A l'époque, il n'était pas question de renverser la monarchie mais de la réformer. Toutefois, le mot de &quot;révolution&quot; appliqué à la politique n'était pas étranger aux philosophes du XVIIIe siècle, puisque l'Angleterre connut deux révolutions. Ce mot, au départ, se rapporte aux astres (la terre accomplit en une année une révolution autour du soleil) et par extension, il désigne un cycle, une péripétie. Et c'est ainsi que les choses se sont passées outre-Manche: la première révolution mit fin à la monarchie avec Cromwell qui instaura à sa place une république (Commonwealth), en réalité un despotisme puritain, et fit décapiter le roi Charles Ier; après la mort de Cromwell, la monarchie fut rétablie en la personne de Charles II et ce fut la Restauration. Toutefois, Jacques II, son frère, qui lui succéda, était catholique et faisait craindre à ses opposants un retour en force de cette religion. Son gendre, Guillaume d'Orange le chassa du trône et avec l'accord du Parlement, s'empara du pouvoir et mit fin au règne autocratique des Stuart; en contrepartie, il dut signer en février 1689, la déclaration des droits (&lt;i&gt;Bill of Rights&lt;/i&gt;). Cette déclaration interdisait l'accession au trône d'un catholique, assurait des élections libres et le renouvellement du Parlement, et rendait illégale la présence d'une armée en temps de paix. Cet épisode fut appelé &quot;la révolution glorieuse&quot; (&lt;i&gt;Glorius Révolution&lt;/i&gt;), non seulement parce qu'elle s'était accomplie de façon non-violente, mais surtout, parce qu'elle instaurait une monarchie constitutionnelle limitant les pouvoirs du roi.&amp;nbsp; Il s'agit donc bien d'une révolution, c'est-à-dire d'un cycle qui commence avec la monarchie pour&amp;nbsp; y revenir mais différemment : rien ne sera plus comme avant. Les Anglais surent tirer les enseignements de l'épisode Cromwell: ils comprirent tout le danger d'un système politique dont la légitimité ne reposait pas sur un principe de droit divin en la personne d'un roi dont on pouvait par ailleurs limiter les prérogatives: le roi représente la nation, il en symbolise l'unité, et pour le reste, c'est le parlement et le premier ministre qui gouvernent. Si la religion officielle du royaume est la religion anglicane, elle n'est pas imposée aux sujets du roi (cette question fut au cœur de cette première révolution marquée par deux guerres civiles; Charles Ier fut en effet accusé par les puritains de vouloir rétablir le catholicisme).&lt;br /&gt; En attendant, l'Angleterre n'a pas remis en question les fondements chrétiens de la société, elle a réformé son système politique sans le bouleverser. Le modèle anglais pouvait-il donc s'appliquer à la monarchie française? Avant de répondre à cette question, on a coutume de distinguer la période 1789-1792, comme étant celle de la monarchie constitutionnelle et la période de la Terreur dont le premier signal est donné par les massacres&amp;nbsp; de septembre 1792, et qui prit fin en juillet 1794 avec la chute de Robespierre. D'où l'idée que la Révolution aurait dérapé après une tentative conciliante de monarchie constitutionnelle. Rien n'est plus faux, comme le montrent les évènements, avec&amp;nbsp; comme&amp;nbsp; point de départ, la réunion des États Généraux au mois de mai 1789. Et là, tout va très vite: le tiers-état qui se transforme en assemblée constituante, la prise de la Bastille, l'abolition des privilèges, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (le 26 août) qu'on peut considérer d'ores et déjà comme une abolition virtuelle de la monarchie tant la conception du pouvoir politique qui s'en dégage lui est diamétralement opposée, si bien que d'emblée, le roi est condamné à disparaître et le compte à rebours est enclenché. Tous ces évènements se produisent dans un climat insurrectionnel et les futurs révolutionnaires ne se privent pas d'agiter la populace&amp;nbsp; pour faire pression sur le roi afin de lui faire avaler de plus en plus de couleuvres (23): En 1789, on assiste à la suppression de la dîme, à la nationalisation des biens ecclésiastiques transformés en biens nationaux et à l'abolition de l'ordre du clergé, ce qui asservit les ministères du culte à l'État. &quot;Le décret du 13 février 1790 interdit de prononcer des vœux solennels de religion et supprime tous les ordres où on fait ce genre de vœux, c'est-à-dire tous les ordres monastiques, tous ceux des chanoines réguliers et tous les ordres mendiants.&quot; (24) Enfin, la loi du 12 juillet 1790 dite &lt;i&gt;Constitution civile du clergé&lt;/i&gt; fait de l'Église une simple administration du culte, une Église d'État (un État sans religion qui ne reconnaît que des &quot;&amp;nbsp;opinions religieuses&amp;nbsp;&quot;). Interdiction aux évêques de solliciter du Pape leur institution canonique et leur juridiction spirituelle. L'Église de France est séparée de Rome. Seule compte la religion d'État et tous ceux qui la refusent sont des ennemis qu'il faut éliminer : &quot;Si quelqu'un, après avoir reconnu publiquement ces mêmes dogmes se conduit comme ne les croyant pas, qu'il soit puni de mort&quot;. (25)&lt;br /&gt; Toutes ces mesures prisent à l'encontre de la religion nous montrent que le modèle anglais n'avait aucune chance de s'appliquer à la monarchie française, puisqu'on s'attaque à ses fondements chrétiens: &quot;L'histoire religieuse de la France pendant la Révolution est l'un des épisodes les plus dramatiques de l'histoire du christianisme. Une grande persécution sévit alors contre la religion. Cette persécution fut inattendue, surprenante et d'une extrême cruauté&quot; (26) et on n'avait pas vu cela en Occident depuis l'empereur romain Dioclétien. La folle machine destructrice de la Révolution est lancée dès 1789, c'est un mouvement sans précédent dans l'Histoire qui donne au mot &quot;révolution&quot; une signification nouvelle, à savoir la transgression de l'ordre surnaturel que représentent le roi et l'Église. La révolution française présente selon nous quatre caractéristiques principales: &quot;&amp;nbsp;prométhéisme&amp;nbsp;&quot;, haine, destruction de tous les groupes sociaux, prosélytisme.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Une révolution prométhéenne&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les révolutionnaires veulent créer un homme nouveau, le citoyen, en régénérant la société par un système politique qui non seulement rejette tout principe divin mais se substitue à lui; les idées révolutionnaires sont des idées modernes, et &quot;les idées modernes sont des idées chrétiennes devenues folles&quot; selon la célèbre formule de Chesterton. En fait, non seulement Dieu est de trop dans ce projet politique mais on le défie comme en témoignent les fêtes révolutionnaires de 1793 au cours desquelles on se livre à des actes blasphématoires dans les églises. (27) A l'absolu divin, on veut substituer un absolu humain, attitude qui ne peut conduire qu'au totalitarisme car de quel droit certains hommes décident de ce qui est bon pour tous les autres? Qu'est-ce qui fonde leur supériorité? Rien, ils ne peuvent que s'imposer par la violence en voulant que la réalité se plie à leur conception du monde et tout ce qui y fait obstacle doit être éliminé. Cela génère de leur part une haine féroce qui justifie toutes les abominations commises au nom de la Révolution.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;La haine, carburant de la Révolution.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A l'amour du Christ, les révolutionnaires opposent la haine et veulent réaliser un paradis sur terre... en créant l'enfer, suprême folie : &quot;On ne fonde pas un régime libre avec des préventions ignorantes et des haines acharnées&quot; (28). La Révolution, pour accomplir son sinistre projet, doit éliminer tout ce qui s'interpose entre l'État et l'individu afin que ce dernier puisse se fondre dans la &quot;volonté générale&quot;. Par conséquent, tous les groupes sociaux doivent disparaître.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Destruction des groupes sociaux&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La Révolution, après l'avoir mis au pas dans un premier temps, détruit le clergé, puis les corporations de métiers, tous les corps constitués de l'ancienne administration royale, et les provinces pour diviser la France en 83 départements, afin de mieux contrôler le pays. (29) Cette destruction est parachevée par la loi Le Chapelier qui a pour objectif d'empêcher la création de nouveaux groupes sociaux comme les associations ou les syndicats. Il ne reste plus rien entre le citoyen et l'assemblée nationale toute-puissante qui non seulement représente le peuple mais est le peuple et décide de ce qui est bon pour lui : à la monarchie absolue succède &quot;l'assemblée absolue&quot;. Cet objectif atteint, l'homme nouveau peut émerger et comme il est universel, la Révolution doit s'exporter.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Prosélytisme&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le prosélytisme de la Révolution est l'image inversée du messianisme chrétien: au lieu de se faire par la prédication, il s'accomplit par les armes; c'est ainsi que le 20 avril 1792, et pour une fois avec l'accord de Louis XVI qui espérait la défaite de l'armée révolutionnaire pour reprendre le pays en main, l'assemblée législative déclare la guerre à l'empereur d'Autriche, engageant la France dans un conflit qui devait durer 23 ans jusqu'à la défaite de Waterloo en 1815.&lt;br /&gt; En dehors de ces quatre caractéristiques que nous venons d'énoncer, il y a un élément rarement évoqué à propos de la révolution française: c'est la nullité de ses acteurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Une révolution de nuls&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Les scélérats mêmes qui paraissent conduire la révolution, n'y entrent que comme de simples instruments; et dès qu'ils ont la prétention de la dominer, ils tombent ignoblement. Ceux qui ont établi la république, l'ont fait sans le vouloir et sans savoir ce qu'ils faisaient; ils y ont été conduits par les événements: un projet antérieur n'aurait pas réussi.&lt;br /&gt; Jamais Robespierre, Collot ou Barère, ne pensèrent à établir le gouvernement révolutionnaire et le régime de la terreur; ils y furent conduits insensiblement par les circonstances, et jamais on ne reverra rien de pareil. Ces hommes excessivement médiocres exercèrent, sur une nation coupable, le plus affreux despotisme dont l'histoire fasse mention, et sûrement ils étaient les hommes du royaume les plus étonnés de leur puissance&quot;. (30) &quot;&amp;nbsp;Toute cette France vivante, la tragédie immense que vingt-six millions de personnages jouent sur une scène de vingt-six milles lieues carrées, échappe au Jacobin; il n'y a, dans ses écrits comme dans sa tête, que des généralités sans substance [...] elles s'y déroulent par un jeu d'idéologie, parfois en trame serrée, lorsque l'écrivain est un raisonneur de profession, comme Condorcet, le plus souvent en fils entortillés et mal noués, en mailles lâches et décousues, lorsque le discoureur est un politique improvisé ou un apprenti philosophe comme les députés ordinaires et les harangueurs de club. C'est une scolastique de pédants débitée avec une emphase d'énergumènes. Tout son vocabulaire consiste en en une centaine de mots, et toutes les idées s'y ramènent à une seule, celle de l'homme en soi: des unités humaines toutes parallèles, égales, indépendantes et qui pour la première fois contractant ensemble, voila leur conception de la société. Il n'y en a pas de plus écourtée, puisque, pour la former, il a fallu réduire l'homme à un minimum; jamais cerveaux politiques ne se sont desséchés à ce degré et de parti pris. Car c'est par système...qu'ils s'appauvrissent&quot;. (31) &quot;Les parlementaires de la Révolution ne sont pas tant les auteurs de leurs propres paroles que les miroirs ou l'écho du consensus fabriqué par la force persuasive de quelques idées simples. Quelles que soient leurs convictions propres, leurs prises de position publiques ne font que&amp;nbsp; refléter par mimétisme ce que leur souffle le discours servi par l'orateur précédent&quot;. (32) On voit bien apparaître ici le caractère incontrôlé de la Révolution, que les principaux protagonistes ont légitimé par l'unanimité face à laquelle l'opposition, la délibération et la réflexion sont devenues des insultes à la souveraineté mais pire encore, &quot;pour s'emparer du pouvoir, l'Assemblée a dès l'abord toléré ou sollicité les coups de main de la rue. Mais en prenant les émeutiers pour alliés, elle se les est donnés pour maîtres et désormais [novembre 1789] à Paris comme en province, la force illégale et brutale est le principal pouvoir de l'État&quot;. (33) Les révolutionnaires ne savent que détruire comme l'illustrent ces propos de Saint-Just, l'&amp;nbsp;&quot;Archange de la Terreur&quot;: &quot;Une nation ne se régénère que sur des monceaux de cadavres&quot;. &quot;Ce qui constitue une république, c'est la destruction totale de ce qui lui est opposé&quot;. Au départ,&amp;nbsp; ils ne conçoivent l'ennemi que comme un élément externe (clergé, monarchie, noblesse) pour ensuite s'en imaginer et en fabriquer en son sein: la société idéale ne pourra pas se faire tant que ses adversaires ne seront pas éliminés: c'est une tâche sans fin, une insurrection permanente qui devient le seul but de l'action révolutionnaire. Cette constatation est d'ailleurs applicable à tous les totalitarismes dont la Révolution fut la matrice.&lt;br /&gt; En définitive, dépourvus de formation politique, jouant les apprentis sorciers en s'appuyant sur des émeutiers d'une incroyable barbarie, (34) les révolutionnaires ne furent que les acteurs minables d'une tragédie qu'ils n'avaient ni écrite ni même mise en scène pour être finalement broyés par la&amp;nbsp; machine à massacrer qu'ils avaient eux-mêmes lancée, de sorte que le 26 octobre 1795, date de l'avènement du Directoire, l'échec de la Révolution était consommé. Toutefois, celle-ci, de façon irréversible, avait laissé des traces profondes en divisant la France en deux, héritage amer d'une nation qui venait de traverser six années de folie collective.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;L'héritage de la Révolution au XIXe siècle&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet héritage, c'est d'abord la légitimation de la rébellion: à chaque fois qu'on est mécontent du pouvoir, on descend dans la rue pour prendre les armes et les émeutes n'ont pas manqué au cours du XIXe siècle. Pour le reste, il s'est installé cette idée que pour que la société change, il faut changer de pouvoir politique, voire de régime et le XIXe siècle en connut sept. Mais l'héritage le plus profond, c'est celui d'un espoir déçu, d'un désir de revanche sur l'Histoire et, le temps effaçant de la mémoire les horreurs de cette période noire pour l'idéaliser, il s'élabora sous le règne de Louis-Philippe, notamment avec Jules Michelet, une mythologie de la Révolution qui trouva un écho grandissant auprès d'une classe ouvrière souffrant de conditions d'existence terribles pour conduire à la révolution manquée de 1848. Elle fut suivie d'une deuxième tentative avec la Commune de 1871.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;L'impossible révolution sociale&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il y a eu sous la Révolution un aspect social qui apparut avec les Enragés, un groupe de révolutionnaires radicaux qui revendiquaient l'égalité sociale en préconisant entre autres la taxation des riches; leurs idées furent reprises par Gracchus Babeuf qu'on peut considérer comme un véritable précurseur du communisme. &quot;Les Enragés, actifs de février à septembre 1793, donneront naissance à une extrême gauche anarchiste qui se manifestera dans les années 1890 par une série d'attentats sanglants et par des actions de banditisme résultant d'une corruption de l'anarchisme traditionnel par une phraséologie du droit à la paresse et au vol baptisé «reprise individuelle» ou «illégalisme».&amp;nbsp;&quot; (35) La caractéristique du socialisme français, c'est son athéisme radical, en réalité son antichristianisme viscéral, qui s'était développé sous le Second Empire et, repris par les vieux démons de la Terreur, les communards exécutèrent Mgr Darboy, archevêque de Paris, massacrèrent les dominicains d'Arcueil et les jésuites de la rue Haxo. La répression qui suivit la Commune et l'instauration de la IIIe République, qui consacra le pouvoir de la bourgeoisie, mit fin au socialisme révolutionnaire pour se muer en action syndicale que la loi de 1884 sur les associations professionnelles a rendu possible. (36) Le mythe révolutionnaire était à l'agonie; il recevra son coup de grâce au congrès de Tours, le 25 décembre 1920, avec l'adoption d'une motion présentée par Cachin et Frossard proposant l'adhésion du mouvement ouvrier à la IIIe Internationale communiste.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Une révolution sur mesure pour la classe ouvrière&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La révolution bolchevique avec sa doctrine cohérente, le marxisme-léninisme, qui allie théorie et pratique, avait supplanté, pour la majorité du mouvement ouvrier français, le vieil héritage de 1789 dans lequel, au bout du compte, il avait peu à peu cessé de se reconnaître, préférant, depuis la &lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_d%27Amiens&quot;&gt;Charte d'Amiens&lt;/a&gt;, se focaliser sur l'action syndicale au détriment de la politique. Le communisme, au contraire, établit un&amp;nbsp; lien organique entre le syndicat et le Parti. Enfin, la classe ouvrière est appelée à prendre le pouvoir avec &quot;la dictature du prolétariat&quot;. Il n'en fallut pas davantage pour séduire la majorité des congressistes de Tours. Cette scission du mouvement ouvrier fut telle que le socialisme ne s'en remit jamais, le&amp;nbsp; communisme lui ayant ravi l'essentiel de la classe ouvrière dont il tirait son origine et son existence, et après 1945, seul le P.C.F. l'incarna, se présentant comme le parti de la Résistance, alors que les communistes avaient attendu les ordres de Moscou pour prendre le maquis, à cause du pacte germano-soviétique qui fut brutalement rompu par l'invasion de l'U.R.S.S. par l'armée allemande, le 22 juin 1941. A la Libération, le P.C.F. représentait 29% de l'électorat; il était puissant et armé mais heureusement, il ne put jamais prendre le pouvoir à cause des troupes américaines qui stationnaient sur le territoire français et le début de la guerre froide. Quoi qu'il en soit, le mythe de la révolution dont 1789 est l'archétype, se mondialisa encore davantage avec la révolution chinoise en octobre 1949. Quant au socialisme français, il survécut tant bien que mal pour s'unifier en 1971 avec la création du Parti socialiste.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;La résurgence du socialisme&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La IVe République sous laquelle les ministères sautaient comme des bouchons de champagne, reproduisait dans son principe le régime d'assemblée de la IIIe République: c'était l'Assemblée nationale qui décidait de tout, y compris du choix des présidents du conseil (premier ministre) qui étaient toujours des parlementaires. Depuis l'éphémère IIe République dont le président était élu au suffrage direct et avait débouché sur le Second Empire, il y avait eu depuis un rejet du pouvoir personnel par les républicains, revenant de la sorte à&amp;nbsp; l'esprit de l'Assemblée législative de 1791. Avec la réforme constitutionnelle de 1962 qui instaura l'élection du président de la république au suffrage universel, les socialistes furent contraints de se choisir un chef pour les représenter, et ce fut François Mitterrand, lors de la première élection présidentielle de 1965 qui se présenta contre Charles de Gaulle; ce dernier ne fut élu qu'au second tour, son adversaire ayant réussi à le mettre en ballottage. Cependant, cet échec souligna pour Mitterrand la nécessité d'unifier la gauche non communiste et une autre révolution allait l'y aider, celle de 1968. Cette révolution n'était pas comme les autres; il s'agissait avant tout d'une libération des mœurs qui venait des U.S.A. et avait commencé avec le mouvement hippie: la jeunesse ruait dans les brancards de la vieille Amérique puritaine, elle était pacifiste et rejetait toute forme d'autorité et de morale, tout en prônant la liberté sexuelle.&amp;nbsp; Ce mouvement gagna la France, et on se souvient des slogans &quot;jouir sans entraves&quot;, &quot;il est interdit d'interdire&quot;, etc. C'était une sorte d'hédonisme débridé qui toucha la jeunesse, toutes classes&amp;nbsp; sociales confondues, un individualisme licencieux qui n'avait rien à faire de la politique ou d'un quelconque projet de société et allait par conséquent à l'encontre des valeurs républicaines. La particularité et le paradoxe de mai 68, c'est la rencontre de ce mouvement avec un mécontentement social qui provoqua la dernière grande grève générale que la France ait connue et cette rencontre eut un effet catalyseur si fort que certains ont cru le &quot;grand soir&quot; arrivé et que la révolution prolétarienne était possible, d'où l'émergence de groupes gauchistes. Les évènements de mai 68 ont montré également une lassitude devant une société ringarde qui semblait ne pas sortir de l'après-guerre: on voulait autre chose. Mitterrand en profita trois ans plus tard avec la création du Parti socialiste au congrès d'Épinay en juin 1971 et eut l'habileté de recycler tous les thèmes éculés du socialisme républicain, de récupérer d'anciens gauchistes (trotskistes et maoïstes), le tout pimenté de tiers-mondisme et de permissivité soixante-huitarde pour se présenter comme un parti du renouveau, incarnant un nouvel élan républicain: les socialistes sont les héritiers de 1789 et ils le montrèrent au congrès de Valence en 1981, année de leur victoire, et durant lequel des intervenants comme Paul Quilès (il déclare, à propos des journalistes jugés favorables à l'ancienne majorité, qu'« il faut faire tomber des têtes, le faire rapidement et dire lesquelles », ce qui lui valut le surnom de &quot;Robespaul&quot;), tinrent des discours de haine avec des mots tels que l'on se crut revenu au temps de la Convention. Mais discourir est une chose, gouverner une autre et pour la première fois de son histoire, la gauche allait le faire durablement, grâce aux institutions de la Ve République.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Le chant du cygne de la gauche et&amp;nbsp; l'héritage funeste de la Révolution&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La gauche gouverna en tout quinze ans, entre 1981 et 2002 et son action se solda par un échec cuisant avec un bilan à somme négative : elle a rendu le citoyen encore plus dépendant de l'État pour faire de la France un pays d'assistés, entraînant un gaspillage accéléré de l'argent public; elle a contribué, sous les deux septennats de Mitterrand, à la corruption de la classe politique (&quot;&amp;nbsp;années fric&amp;nbsp;&quot;), à la constitution de féodalités par une application dévoyée de la loi de décentralisation, (37) tout ceci dans le cadre d'un processus de dissolution de la société amorcé depuis 1968, cette dernière étant caractérisée par un individualisme narcissique et la disparition de toute solidarité: chacun pour soi mais pas la république pour tous, notre pays n'ayant jamais connu dans le passé de plus grande soumission du pouvoir politique, comme c'est le cas actuellement, aux puissances d'argent que sont les entreprises multinationales et les grands groupes financiers.&lt;br /&gt; Si les autres pays occidentaux sont également touchés par le matérialisme propre à la société de consommation, la déchristianisation et l'individualisme, il n'en demeure pas moins que la France ne s'est jamais remise de la destruction des groupes sociaux opérée par la Révolution (38): les Français ont perdu leurs repères dans la société en perdant l'esprit de groupe, la conscience qu'on peut faire quelque chose ensemble, que l'union fait la force, bref le sentiment communautaire qui n'a rien à voir avec le communautarisme actuel: il est la conséquence à retardement du vide laissé par cette destruction et le fait d'individus originaires du tiers-monde qui se regroupent selon des critères raciaux ou religieux et rejettent les règles de la république dans laquelle, non seulement ils ne se reconnaissent pas, mais qu'ils vomissent.&lt;br /&gt; Dans cet ordre d'idées, à l'étranger, la France passe pour un pays arrogant, donneur de leçons, incapable de résoudre ses problèmes; son rayonnement culturel est tombé à zéro, sa littérature et son cinéma ne s'exportent plus. La centralisation jacobine alliée à la concentration des médias qui s'abreuvent aux mêmes dépêches d'agence a contribué à stériliser la vie intellectuelle et artistique du pays. (39)&lt;br /&gt; Quant aux libertés, le &quot;pays des droits de l'homme&quot; s'est fait condamner douze fois par la Cour européenne des droits de l'homme depuis le 1er janvier 2007 pour abus de la détention provisoire qui concerne actuellement 26,2 % des détenus. Sans parler de la surpopulation carcérale due principalement à l'allongement moyen de la durée de détention, parfois dans des conditions d'insalubrité qui nous renvoient au XIX e siècle comme à la prison Saint-Paul à Lyon.&lt;br /&gt; Proclamer de façon récurrente que la France est un pays démocratique et libre grâce à la Révolution, c'est un sophisme: autant affirmer que le paradis est issu de l'enfer. En vérité, la France a bénéficié comme les autres pays occidentaux, du vent de liberté qui a soufflé après la Libération et le début de la guerre froide, après que l'Europe eut subi le nazisme pour être confronté au communisme. Rappelons-le, la Révolution est l'archétype de tous les totalitarismes. Du coup, il est incompréhensible pour la plupart de nos concitoyens que les pays les plus respectueux des libertés soient les monarchies parlementaires d'Europe du nord, plus précisément les Pays-Bas et les pays scandinaves. (40 ) Il est encore plus incompréhensible pour nous que la France continue à honorer par ses places, ses avenues et ses rues, des hommes qui sont coupables ou complices de crimes contre l'humanité et qui, pour la plupart furent des membres de la Convention, elle-même grande ordonnatrice de la Terreur (41) et du génocide vendéen, (42) des hommes qui ont commis le péché originel de détruire les fondements chrétiens de notre pays, l'entraînant dans une chute qui a conduit au marasme actuel et dont on a bien du mal à voir l'issue.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;P.F.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 1 On a une trace de ce rationalisme grandissant chez Molière avec sa pièce à la&amp;nbsp; dimension shakespearienne, &lt;i&gt;Dom Juan&lt;/i&gt;:&lt;br /&gt; &quot;&amp;nbsp;Sganarelle: [..]&amp;nbsp; Qu'est-ce donc que vous croyez?&lt;br /&gt; Dom Juan : Ce que je crois?&lt;br /&gt; Sganarelle: Oui.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Dom Juan: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit&amp;nbsp;&quot;. &lt;i&gt;(Acte III, scène I)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Ce personnage de Dom Juan annonce déjà le libertin du&amp;nbsp; XVIIIe siècle mais surtout, et c'est ce qui nous intéresse ici, la perte de toute notion de bien et de mal par la transgression des lois divines et sociales.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;2 Voltaire, &lt;i&gt;Le Fanatisme ou Mahomet le prophète&lt;/i&gt;, Œuvres complètes, éd. Garnier, 1875, tome 4, p. 135.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;3 Voltaire, «Mahomet avait le courage d'Alexandre», &lt;i&gt;Le dîner du comte de Boulainvilliers&lt;/i&gt;, Œuvres complètes, éd. Garnier, 1875, tome 26, p. 580.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;4 Voltaire, &lt;i&gt;Lettre à Frédéric II, roi de Prusse&lt;/i&gt;, datée du 5 janvier 1767.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;5 Voltaire, &lt;i&gt;Examen important de milord Bolinbroke ou le tombeau du fanatisme.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;6 &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;7 Il est par ailleurs assez piquant de les voir se réclamer d'un homme qui préfigurait le patron paternaliste du XIXe siècle et le libéralisme qu'ils ne cessent de vilipender aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;8 Dans les années 1980, le journal &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; qu'on ne peut pas soupçonner d'être royaliste, avait exhumé des minutes de procès se déroulant sous l'Ancien Régime pour constater que 70% des jugements rendus en première instance étaient infirmés en appel au profit du justiciable et qu'il existait déjà un système d'assistance judiciaire pour les plus démunis.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; A contrario, si on prend l'exemple actuel des États-Unis d'Amérique, ce &quot;&amp;nbsp;pays de la liberté&amp;nbsp;&quot; compte en 2006 le plus grand nombre de prisonniers au monde par rapport au total de la population, selon un rapport du groupe de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch (HRW) qui cite un rapport gouvernemental, soit 751 prisonniers pour 100 000 habitants. Par comparaison, la Grande-Bretagne compte 148 prisonniers pour 100 000 habitants, le Canada 107 pour 100 000 et la France 85 pour 100 000. Le taux américain dépasse celui enregistré en Libye (217 pour 100 000), en Iran (212) et en Chine (119) et a quintuplé en l'espace de 30 ans.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;9 Joseph de Maistre, &lt;i&gt;Considérations sur la France&lt;/i&gt;, chapitre VI, &lt;i&gt;De l'influence divine dans les constitutions politiques&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;10 Il suffit d'observer des enfants jouant dans un jardin public pour voir à quel point ils peuvent parfois se montrer cruels entre eux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;11 &lt;i&gt;Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789, article 1er.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;12 Fr. Jean-Michel Potin, &lt;i&gt;Le Livre noir de la révolution française&lt;/i&gt;,&amp;nbsp; première partie, &lt;i&gt;Les fait&lt;/i&gt;s, chap. XXIV, &lt;i&gt;Liberté, égalité, fraternité, ou l'impossibilité d'être fils&lt;/i&gt;, p.415-416, Cerf, 2008.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;13 &lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;. , p.421.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;14 &lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;15 &lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p.423.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;16 &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;17 &lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p.419.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;18 &lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;19 &lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p.420. C'est ainsi qu'on a entendu parler dans les médias de &quot;&amp;nbsp;Génération 68&amp;nbsp;&quot;, &quot;&amp;nbsp;Génération Mitterrand&amp;nbsp;&quot;, etc.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;20 Jacques Brel, extrait de la chanson &lt;i&gt;Jaurès&lt;/i&gt;, Barclay, 1977&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;21 Cf. &lt;i&gt;Le chant du départ&lt;/i&gt; : &quot;&amp;nbsp;La République nous appelle / Sachons vaincre ou sachons périr / Un Français doit vivre pour&lt;br /&gt; elle / Pour elle un Français doit mourir.&amp;nbsp;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;22 Fr. Jean-Michel Potin, &lt;i&gt;Le Livre noir de la révolution française&lt;/i&gt;,première partie, &lt;i&gt;Les faits&lt;/i&gt;, chap. XXIV, &lt;i&gt;Liberté, égalité, fraternité, ou l'impossibilité d'être fils&lt;/i&gt;, p.427,&amp;nbsp; Cerf, 2008&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;23 A ce propos, l'aboulie de Louis XVI, qui céda à toutes les exigences de l'Assemblée nationale, reste encore un mystère pour tous les historiens.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;24 Jean de Viguerie, &lt;i&gt;Le Livre noir de la révolution française&lt;/i&gt;, première partie, &lt;i&gt;Les faits&lt;/i&gt;, Chapitre X : &lt;i&gt;La persécution antireligieuse&lt;/i&gt;, p.215, Cerf, 2008.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;25 Jean-Jacques Rousseau, &lt;i&gt;Du contrat social&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;26 Jean de Viguerie, &lt;i&gt;Le Livre noir de la révolution française,&lt;/i&gt; première partie, &lt;i&gt;Les faits&lt;/i&gt;, Chapitre X : &lt;i&gt;La persécution antireligieuse&lt;/i&gt;, p.213, Cerf, 2008.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;27 Cf. notre article : &lt;i&gt;France, crise d'identité.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;28 François Guizot.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;29 Le département était conçu de telle sorte que l'on puisse se rendre, à partir de son chef-lieu en n'importe lequel de ses points, en une seule journée de cheval.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;30 Joseph de Maistre, &lt;i&gt;Considérations sur la France&lt;/i&gt;, chap. premier, &lt;i&gt;Des révolutions&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;31 Hippolyte Taine : &lt;i&gt;Les origines de la France contemporaine, La Révolution&lt;/i&gt;, t.II, &lt;i&gt;La Conquête jacobine&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;32 Fr. Renaud Silly, &lt;i&gt;Le Livre noir de la révolution française&lt;/i&gt;, deuxième partie, &lt;i&gt;Le génie&lt;/i&gt;, XIV, &lt;i&gt;Hippolyte Taine ou la Révolution française considérée dans son unité sur les origines de la France contemporaine 1876-1894&lt;/i&gt;, p.673, Cerf, 2008.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;33 Hippolyte Taine : &lt;i&gt;Les origines de la France contemporaine&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Révolution&lt;/i&gt;, t.I&amp;nbsp; &lt;i&gt;l'Anarchie spontanée&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;34 Non seulement ils coupaient les têtes des personnes qu'ils venaient de tuer pour les mettre au bout de piques mais ils&amp;nbsp; éviscéraient leurs cadavres quand ils ne se livraient pas au cannibalisme.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;35 Marc Crapez, &lt;i&gt;Le Livre noir de la révolution française&lt;/i&gt;, première partie,&amp;nbsp; &lt;i&gt;Les faits&lt;/i&gt;, Chapitre XX : &lt;i&gt;L'héritage de la Terreur au XIXe siècle&lt;/i&gt;, p.377,&amp;nbsp; Cerf, 2008.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;36 Il s'agit de la loi relative à la liberté des associations professionnelles ouvrières et patronales votée le 21 mars 1884, dont l'auteur est Waldeck-Rousseau, également rédacteur de la loi de 1901 sur les associations. Ces deux lois sont toujours en vigueur aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;37 Cette loi fut élaborée par Gaston Defferre en 1982, alors qu'il était ministre de l'Intérieur. Il avait prévu des procédures de contrôle comptable très strictes pour les collectivités locales et territoriales; ces dispositions passèrent à la trappe, broyées par le hachoir parlementaire...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;38 Contrairement à ce qu'on a voulu nous faire croire, la société de l'Ancien Régime était autrement plus solidaire que celle qui a suivi le renversement de la monarchie (il faut garder à l'esprit que l'enseignement public instauré par Jules Ferry avait parmi ses objectifs celui de former de bons petits républicains, notamment en présentant les quatorze siècles qui ont précédé la Révolution comme une période d'obscurantisme: c'est à se demander comment la France a pu survivre si longtemps…).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;39 A titre de comparaison, l'Italie, si souvent regardée avec dédain par une pseudo intelligentsia parisienne, dispose de 31 journaux régionaux ou locaux, et ce pays, qui ignore la centralisation, connaît dans ses principales villes, une vie intellectuelle et culturelle intense s'exprimant dans la diversité.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;40 Le Royaume-Uni a cessé d'être un exemple dans ce domaine depuis que le gouvernement travailliste de Tony Blair, s'inspirant du &lt;i&gt;Patriot&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Act&lt;/i&gt; américain, a fait voter, après le 11 septembre 2001,&amp;nbsp; des lois antiterroristes restreignant fâcheusement les libertés publiques.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;41 Il y a même des municipalités communistes qui ont des rues au nom de Robespierre: c'est comme si, actuellement, à Pnom-Penh, au Cambodge, on avait une avenue Pol Pot...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;42 Cf. notre article : &lt;i&gt;Le génocide, une invention française.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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<name>Patrick Ferner</name>
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<title>Le génocide, une invention française</title>
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<published>2008-03-10T18:55:00+01:00</published>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Nicolas Sarkozy, alors candidat à l'élection présidentielle tient à Nice, le 30 mars 2007, les propos suivants : &lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&quot;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;Je suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire. Elle n’a pas commis de génocide. Elle n’a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l’Homme et elle est le pays du monde qui s’est le plus battu pour la liberté.&amp;nbsp;&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; Le 7 novembre 2007,avant la fin de la session parlementaire, les députés Lionnel Luca, Hervé de Charette, Laure de la Raudière, Alain Moyne-Bressand, Jean-Frédéric Poisson, Jacques Remiller et Francis Saint-Léger, déposent un projet de loi qui comporte un seul article : &quot;&amp;nbsp;La République française reconnaît le génocide vendéen de 1793-1794.&amp;nbsp;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;Cette action ne provient pas de royalistes &quot;ultras&quot; mais de députés de la majorité non originaires de la Vendée à l'exception de Hervé de Charrette (descendant indirect du Chevalier de Charrette qui s'opposa aux troupes de l'armée révolutionnaire)&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;,&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;qui n'est pas à l'origine de cette initiative, ne faisant que s'y rallier. Évidemment, les médias ont passé totalement sous silence cette initiative parlementaire. Il est vrai que la guerre de Vendée a toujours été présentée comme telle et jamais comme une entreprise systématique d'éradication d'une population. C'est ce que démontre l'historien Reynald Secher dans son ouvrage paru en 1986 et réédité en 2006:&lt;/span&gt; &quot;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;La Vendée-Vengée&amp;nbsp;: le génocide franco-français&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&quot;, appuyé par Jean Meyer (auteur de la préface), Pierre Chaunu et Jean Tulard et pour qui la guerre de Vendée est un génocide, qui est non seulement le premier de l'Histoire mais l'archétype de tous ceux qui ont suivi; il fit, entre autres, l'objet d'une étude approfondie de la part de Lénine lors de son séjour en France. Et lorsqu'il fut au pouvoir en Russie, il désigna par le terme de &quot;Vendée&amp;nbsp;&quot;&amp;nbsp; les zones où il y avait des gens à exterminer. Cependant, quelle est la différence entre massacre et génocide? Pour répondre à cette question, nous reprendrons l'exposé des motifs donnés par les députés signataires du projet de loi :&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&quot;&amp;nbsp;La définition du terme « génocide » établie par le tribunal international de Nuremberg est la suivante : « On appelle crime de génocide la conception ou la réalisation partielle ou totale, ou la complicité dans la conception ou la réalisation de l’extermination d’un groupe humain de type ethnique, racial ou religieux ». Notre code pénal (art. L. 211-1) en donne quant à lui la définition suivante : « constitue un génocide le fait, en exécution d’un plan concerté tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux, ou d’un groupe déterminé à partir de tout autre critère arbitraire, de commettre ou de faire commettre, à l’encontre de membres de ce groupe, l’un des actes suivants: atteinte volontaire à la vie; atteinte grave à l’intégrité physique ou psychique; soumission à des conditions d’existence de nature à entraîner la destruction totale ou partielle du groupe; mesures visant à entraver les naissances; transfert forcé d’enfants. » Ces définitions correspondent parfaitement aux actions menées par la convention à partir du 1er août 1793. À ceux qui ne manqueront pas de rétorquer que la population de la Vendée militaire ne constituait pas à proprement parler un groupe ethnique, signalons que l’adjudant général Hector Legros considérait en l’an III que «le pays que nous appelons Vendée est formé de la presque totalité de la Vendée, de la moitié des Deux-Sèvres et du Maine-et-Loire et d’une grande partie de la Loire-Inférieure». Deux lois furent votées par la Convention en préparation du «génocide vendéen» : celle du 1er août 1793 : « Anéantissement de tous les biens… » et celle du 1er octobre 1793 : « Il faut que tous les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d’octobre : le salut de la Patrie l’exige ; l’impatience du peuple français le commande ; mon courage doit l’accomplir ». Le point de départ du génocide est le décret du 1er août 1793 voté sur proposition de Barrère de Vieuzac après un discours incendiaire : « Ici, le Comité, d’après votre autorisation, a préparé des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle, à faire disparaître leurs repaires, à incendier leurs forêts, à couper leurs récoltes et à les combattre autant par des ouvriers et des pionniers que par des soldats. C’est dans les plaies gangreneuses que la médecine porte le fer et le feu, c’est à Mortagne, à Cholet, à Chemillé que la médecine politique doit employer les mêmes moyens et les mêmes remèdes. L’humanité ne se plaindra pas; les vieillards, les femmes et les enfants seront traités avec les égards exigés par la nature. L’humanité ne se plaindra pas; c’est faire son bien que d’extirper le mal ; c’est être bienfaisant pour la patrie que de punir les rebelles. Qui pourrait demander grâce pour des parricides… Nous vous proposons de décréter les mesures que le comité a prises contre les rebelles de la Vendée; et c’est ainsi que l’autorité nationale, sanctionnant de violentes mesures militaires portera l’effroi dans les repaires de brigands et dans les demeures des royalistes.» (Gazette nationale ou le Moniteur universel du vendredi 9 août 1793, ancêtre du Journal officiel).&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;Le décret du 1er août 1793 relatif aux mesures à prendre contre les rebelles de la Vendée stipulait dans son article 1er que: «Le ministre de la guerre donnera sur le champ les ordres nécessaires pour que la garnison de Mayence soit transportée en poste dans la Vendée…» Article VI: « Il sera envoyé par le ministre de la guerre des matières combustibles de toute espèce pour incendier les bois, les taillis et les genêts.» Article VII: «Les forêts seront abattues; les repaires des rebelles seront détruits; les récoltes seront coupées par les compagnies d’ouvriers, pour être portées sur les derrières de l’armée et les bestiaux seront saisis.» Article VIII: «Les femmes, les enfants et les vieillards seront conduits dans l’intérieur. Il sera pourvu à leur subsistance et à leur sûreté, avec tous les égards dus à l’humanité.» Article XIV : « Les biens des rebelles de la Vendée sont déclarés appartenir à la République ; il en sera distrait une portion pour indemniser les citoyens qui seront demeurés fidèles à la patrie, des pertes qu’ils auraient souffertes.»&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;Ce décret, malgré une déclaration de bonne conduite («avec tous les égards dus à l’humanité»), était un véritable appel au meurtre, au vol institutionnalisé et à la déportation des non-combattants, ce que l’on pourrait qualifier de nos jours d’«épuration ethnique». Ce décret sera suivi par celui du 1er octobre 1793 – décliné sur le mode du discours de Caton auprès du Sénat romain («delenda est Carthago») : «Détruisez la Vendée, Valenciennes et Condé ne sont plus au pouvoir de l’Autrichien. […] Enfin chaque coup que vous porterez à la Vendée retentira dans les villes rebelles, dans les départements fédéralistes. La Vendée et encore la Vendée, voilà le charbon politique qui dévore le cœur de la République française; c’est là qu’il faut frapper.» Après la prise de Laval le 23 octobre, et la défaite républicaine d’Entrammes, le 26 octobre 1793, un nouveau décret daté du onzième jour du deuxième mois, portera que «toute ville de la République qui recevra dans son sein les brigands ou qui leur donnera des secours sera punie comme ville rebelle. En conséquence, elle sera rasée et les biens des habitants seront confisqués au profit de la république». Les mesures préconisées furent appliquées à la lettre par les représentants en mission auprès des armées et dans les départements. Le 9 frimaire an II (29 novembre 1793), le représentant Fayau écrit aux administrateurs du département de la Vendée : « Vous savez comme moi citoyens que les brigands appelés de la Vendée existent encore quoique on les aie tués plusieurs fois à la tribune de la Convention. […] Je vous engage à prendre les mesures les plus promptes et les plus énergiques pour que les armées catholiques et royales dans le cas où elles rentreraient dans la Vendée n’y trouvent plus qu’un désert. […] Il serait bon, citoyens, que des commissaires nommés par vous se transportassent de suite dans toutes les parties de votre département pour en faire retirer toutes les subsistances et pour faire arrêter tous les citoyens qui ont pris part directement ou indirectement aux troubles de la Vendée. Il faut purger la Patrie…»&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;En novembre 1793, le général Turreau est nommé commandant en chef de l’armée de l’Ouest avec la charge de faire appliquer le décret du 1er août. L’ordre de départ est donné le 21 janvier 1794, cette première phase sera appelée « la promenade militaire » alors qu’à cette date la Grande Armée catholique et royale n’est plus qu’un nom. Turreau divise l’armée en six divisions de deux colonnes chacune, qui ont pour mission de ratisser le territoire et d’exterminer la population. Ce sont les «colonnes infernales» qui vont se livrer au génocide des Vendéens. L’ordre du jour du général Grignon, commandant la 2e division est très clair : « Je vous donne l’ordre de livrer aux flammes tout ce qui est susceptible d’être brûlé et de passer au fil de l’épée tout ce que vous rencontrerez d’habitants. » Les rapports des généraux républicains commandant les Colonnes sont aussi particulièrement explicites : « Nous en tuons près de 2000 par jour. […] J’ai fais tuer (sic) ce matin 53 femmes, autant d’enfants. […] J’ai brûlé toutes les maisons et égorgé tous les habitants que j’ai trouvés. Je préfère égorger pour économiser mes munitions…» Le général Westermann, dans sa lettre à la Convention du 23 décembre 1793, suite à l’extermination des Vendéens ayant survécu à la Virée de Galerne à Savenay, précisait que: «Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains, elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les bois et les marais de Savenay. Suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, et massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé.»&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;Lequinio, représentant du peuple dans la Charente et la Charente-Inférieure, est encore plus explicite dans sa lettre du 8 ventôse an II (26 février 1794): «Je crois que par séduction, argent, violence ou autrement, on avait pu s’emparer des chefs, il serait possible de n’exterminer que les étrangers, car quoique l’on puisse en croire, ce sont les hommes du pays même qui sont le moins dangereux; ils seraient réduits à l’instant s’ils s’étaient laissés à eux-mêmes; mais ce sont les prêtres, les nobles, les étrangers et les déserteurs mêlés au milieu de nous qui rendent leur réduction impossible. Il faut donc nécessairement les égorger tous. C’est le parti que facilite l’arrêté que mes collègues Garrau, Hentz et Francastel viennent de prendre, en faisant retirer dans l’intérieur de la république tous les réfugiés de ce pays, réduits au désespoir, ainsi que le sont les habitants de ce pays pervertis par les scélérats étrangers qui sont au milieu d’eux et qu’il n’eut pas été possible d’en séparer. Il est impossible maintenant qu’on use envers eux des moyens que l’on pouvait employer autrefois de concert avec la poursuite des étrangers. Il faut donc se décider à tout massacrer.»&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;Le décret du 2 ventôse an II (20 février 1794) ordonnait la déportation des innocents et des bons citoyens de manière à ne plus laisser dans les pays révoltés que «les rebelles que l’on pourra plus aisément détruire». &quot;&amp;nbsp;[...]&quot;&amp;nbsp;Les exemples cités supra montrent la volonté incontestable de la Convention d’anéantir une population; ce qu’explique en 1794 Gracchus Babeuf dans un pamphlet, &quot;Du système de dépopulation ou La vie et les crimes de Carrier&quot;, dans lequel il dénonce les exactions commises par Jean-Baptiste Carrier lors de sa mission à Nantes, dont il affirme qu’elles renvoient à un système de dépopulation qu’il nomme « populicide ». Comme le mot « génocide », forgé par Lemkin en 1944, il est employé pour désigner une forme de crime dont l’appréhension est inédite, le meurtre de masse visant un peuple dont le seul tort est son origine ethnique, raciale, religieuse ou politique. Pierre Chaunu, historien et membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis 1982, n’a pas hésité à parler de génocide franco-français dans l’avant-propos du livre de Reynald Secher (cf. ouvrage cité plus haut) qu’il a signé: «Nous n’avons jamais eu l’ordre écrit de Hitler concernant le génocide juif, nous possédons ceux de Barrère et de Carnot relatifs à la Vendée.» Les moyens utilisés pour ce faire, rapportés notamment par Reynald Secher ou par Michel Ragon (1793, L’insurrection vendéenne et les malentendus de la liberté, Albin Michel, Paris, 1992), ont été nombreux: épuration par mutilation sexuelle, création du premier camp d’extermination de l’histoire moderne à Noirmoutier, premiers essais de gazage de masse (insuccès, dû au gaz employé et à l’absence de confinement), premières crémations avec les fours à pain et les églises (exemple de l’église des Lucs-sur-Boulogne où furent brûlés vifs 563 villageois), noyades collectives avec les «noyades des galiotes» ou en couples avec les&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;«&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;mariages républicains&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;dans la Loire, création au Ponts-de-Cé d’ateliers de tannage de peau humaine – peau dont se vêtissent les officiers républicains – et d’extraction de graisse par carbonisation des corps des villageois massacrés à Clisson. À force de tueries, des municipalités, pourtant républicaines, et des représentants du Comité de salut public finissent par s’émouvoir. Turreau est relevé de ses fonctions en mai 1794, puis décrété d’arrestation en septembre. Jugé en décembre 1795, il est acquitté à l’unanimité.&amp;nbsp;&quot; (Source : Assemblée Nationale, document n°387)&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;L'ultime caractéristique d'un génocide, c'est ce que Reynald Secher appelle le &quot;mémoricide&quot;, c'est-à-dire le négationnisme : il faut faire disparaître les traces du crime : l'ampleur de toutes ces atrocités risquait de nuire à la république et c'est ce qu'on tenté de faire les révolutionnaires après la chute de Robespierre en procédant à la destruction systématique de tous les documents liés à ce crime contre l'humanité. Seulement, ils avaient oublié une chose, le contenu des ordres qu'ils avaient donné aux exécutants : ils avaient exigé pour contrôler leurs opérations que, chaque jour, il soit rédigé par le général, un rapport en deux exemplaires, l'un destiné au pouvoir politique, l'autre au ministère de la guerre qui conserva ces rapports (dont nous avons cité des extraits plus haut) au fort de Vincennes où il sont toujours actuellement, les militaires n'ayant jamais reçu l'ordre de les détruire. Par conséquent, les preuves du génocide sont irréfutables, et c'est le privilège de l'Histoire que de voir les évènements du passé tels qu'ils se sont produits dès lors qu'on est parfaitement documenté sur ces derniers, ce qui est le cas ici. Mais alors, pourquoi le génocide n'est-il pas comparable avec tous les massacres qui ont jalonné et continuent à le faire, l'histoire de l'humanité ? Nous l'avons montré à propos du rationalisme dans notre article, France, crise d'identité : &quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, un courant de pensée met l'homme au centre de l'Univers: il en est l'alpha et l'oméga. Cette philosophie exclut tout élément surnaturel et à fortiori métaphysique car l'homme est un être libre qui se gouverne par la raison qui par surcroît a pour objet de s'attaquer aux secrets de la nature.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;C'est d'ailleurs la caractéristique de toutes les idéologies (scientisme, marxisme, etc.) qui tirent leur origine du rationalisme. Il ne faut donc pas s'étonner que lorsque l'idéologie est au coeur du pouvoir politique, celle-ci débouche inévitablement sur le totalitarisme avec son cortège d'atrocités : ceux qui ne se soumettent pas doivent être exterminés ou mis au pas. Dans l'affaire vendéenne, les révolutionnaires ne se souciaient même plus de savoir qui était blanc ou qui était bleu : tuez-les tous et la république reconnaîtra les siens.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;N'en déplaise à Nicolas Sarkozy, le génocide est une invention française qui a fait des émules chez Lénine, Staline, Hitler et autres Pol Pot. Ses propos sont emblématiques d'un négationnisme érigé en vérité officielle depuis plus de deux siècles alors que notre droit pénal le condamne en ce qui concerne la Shoah, laquelle marquera à jamais l'humanité d'une tâche indélébile par son étendue, sa durée et son horreur. Aussi serions-nous bien inspiré de balayer devant notre porte avant de donner des leçons à d'autres pays comme la Turquie à propos du génocide arménien reconnu par la loi française qui a &quot;oublié&quot; de reconnaître le génocide vendéen et qu'un groupe de parlementaires a rappelé à son bon souvenir.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;P.F.&lt;/p&gt;
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<name>Patrick Ferner</name>
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<title>Vaccins, on nous a menti</title>
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<published>2007-10-19T12:15:00+02:00</published>
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Ce n'est que par internet qu'on a pu le faire, grâce à Agoravox, le journal fait par les internautes, qui lança au début de l'été dernier une enquête sur le thème : &quot;L'obligation vaccinale est-elle encore justifiée?&quot; Elle s'est soldée par la rédaction d'un rapport. &lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt; Toutefois, il y a une lacune : comment peut-on vraiment répondre à la question posée par l'enquête si on ne se pose pas la question de l'efficacité réelle des vaccins, c'est-à-dire de leur bien-fondé scientifique? Pourquoi ne s'est-on pas posé de questions sur le fait que la plupart des pays d'Europe, dont la liste est donnée dans le rapport, comme l'Allemagne ou le Royaume-Uni, ont supprimé l'obligation vaccinale? Or nous avons fait des commentaires sur les différents articles &lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; ayant trait à l'enquête en disant que, dans la communauté scientifique et médicale, le principe même de la vaccination est loin de faire l'unanimité, et que la façon dont Pasteur prétend avoir découvert la vaccination ne repose sur aucune base scientifique valable. Ces arguments que nous n'étions pas les seuls à exprimer n'ont pas été pris en compte dans le rapport.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Un rapport tronqué&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Voici ce que dit le rapport d'Agoravox en préambule :&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Celui qui cherche à se faire une idée par lui-même sur la réelle efficacité (tenant compte des ratios bénéfices/risques et coûts/bénéfices) de la vaccination, est bien embarrassé, car dans les discours officiels comme dans la presse, les risques sont généralement tus ou fortement minimisés. Les témoignages d'effets indésirables (pour lesquels le système de notification est embryonnaire et face auxquels les résistances du milieu médical sont fortes) pullulent en revanche sur les sites internet, dans les forums, dans les livres et quelques revues. Les arguments des &quot;pour&quot; comme ceux des &quot;contre&quot; sont pour la plupart appuyés sur des travaux et des publications scientifiques. Le problème est que ces arguments opposés ne sont JAMAIS confrontés directement et dans une même tribune. Chacun s'exprime de son côté soupçonnant la partie adverse des pires pensées.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;1) Les autorités et les médias prennent généralement les Français pour des enfants immatures et irresponsables à qui on refuse l'information contradictoire au sujet de la vaccination : il préfèrent &quot;sensibiliser&quot; plutôt qu'informer pour éviter à tous prix les interrogations, les réticences vis-à-vis de la vaccination et, par suite, le rétrécissement de la couverture vaccinale. Pour &quot;protéger la collectivité&quot;, il faut obliger ceux qui doutent et punir ceux qui refusent. Or, cette attitude dogmatique, paternaliste et militaire, quasi unique au monde, produit directement, à mon avis, l'effet inverse au but poursuivi : elle déstabilise et radicalise ceux qui souffrent des effets indésirables des vaccins et augmente la méfiance dans la population qui devient dès lors perméable aux propos contestataires répandus hors des circuits officiels.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;2) Le discours virulent de quelques opposants à la vaccination (ils sont rares), individuellement ou en associations, rend leur message critique quasi inaudible par la société. Ne voyant dans les vaccins que des poisons, voire un outil conçu par un complot mondial dans un objectif génocidaire, ces contestataires dramatisent le débat, ce qui ne facilite pas la recherche de la vérité par tous ceux qui s'interrogent sincèrement.&quot; (p.4-5)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Cet extrait est particulièrement éloquent: Contrairement à ce qui est dit, il ne s'agit pas de faire un débat contradictoire sur les vaccins mais de savoir si ceux-ci ont une efficacité scientifiquement prouvée et c'est ce sur quoi s'appuient les opposants aux vaccins qui sont caricaturés dans le deuxième paragraphe, même si nous sommes d'accord avec les propos tenus dans le premier. Comme pour tempérer ses assertions, le rapporteur ajoute :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Précisons que la plupart des contradicteurs ne sont pas des sectes ni des opposants systématiques mais généralement des personnes qui pensent souffrir des effets indésirables des vaccins et qui se positionnent seulement sur le souhait de la liberté de choix.&quot;(ibid.)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Merci de le dire! Si le discours antivaccins est parfois virulent, cela s'explique par le fait qu'il n'y a pas moyen de faire entendre sa voix, l'omerta imposée par le mafia médico-pharmaceutique et le milieu politique s'appuyant sur la veulerie des médias. On est loin de la théorie du complot arguée par l'auteur du rapport. En outre, le rapporteur ignore délibérément (malgré nos interventions sur Agoravox) le fait que l'opposition aux vaccins puisse émaner de professionnels issus du monde scientifique ou médical alors qu'ils ne manquent pas d'arguments. Quant à considérer que les vaccins sont des poisons, nous aurons l'occasion d'en reparler plus loin. Ce qu'il faut retenir de ce rapport, c'est qu'il est passé à côté de l'essentiel, à savoir si la théorie de Pasteur sur le vaccin s'appuie sur un argument scientifique valable et sans lequel on ne saurait justifier l'obligation vaccinale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Quand Pasteur rime avec imposteur&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Ainsi, comme l'affirme de nombreux auteurs, Pasteur aurait menti : plusieurs historiens dénoncent aujourd'hui ce qu'ils appellent ses mensonges et ses mystifications que maintiennent le chauvinisme français et le loi du profit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Même le célèbre enfant, Joseph Meister, &quot; sauvé &quot;de la rage fait sourire ceux qui savent que personne n'a démontré que le chien ait été enragé, et personne n'explique pourquoi on a &quot;oublié &quot; de nous dire que le chien, le même jour, avait mordu plusieurs personnes dans le village, qui ne s'en sont pas portées plus mal, sans vaccin!...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;La théorie vaccinale du monde entier est partie sur ce cas unique mensonger!&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Les responsables de la Santé Publique le savent depuis le début du siècle [dernier] mais ont laissé véhiculer ce mensonge, constatant qu'il existait là un marché potentiel fabuleux!&quot; &lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il est permis, même pour des non-spécialistes, de mettre en doute les thèses de Pasteur dont les thuriféraires risquent de voir le sol se dérober sous leurs pieds : &quot;Le jeune Rouyer (12ans) fut mordu le 8 octobre 1886 par un chien inconnu, pasteur lui inocula un vaccin par la méthode intensive. Le 26 octobre, l'enfant mourut. Une enquête judiciaire dont fut chargée le Pr Brouardel fut alors ouverte pour déterminer les causes de la mort mais celui-ci, haut personnage bardé de diplômes, était un ami de Pasteur. Dans le laboratoire d'Émile Roux, on inocula une partie du bulbe cervical de l'enfant à des cerveaux de lapins. Quelques jours plus tard, les lapins moururent de la rage mais Brouardel, en accord avec Roux, décida de porter un faux témoignage... Le rapport indiquait: &quot; les lapins sont en bonne santé aujourd'hui &quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Pasteur déclara que l'enfant était mort d'urémie...&quot; &lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Mais voici le pire concernant Pasteur : &quot;...En 1886, les morts connus à mettre au passif de la méthode Pasteur s'élevaient à 74 ... Certains sont morts en présentant les symptômes de la rage ordinaire, d'autres ont succombé à une affection surnommée &quot; rage des laboratoires ...&quot; &lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Enfin, le Pr Tissot nous explique pourquoi le principe même de la vaccination est un non-sens pour de nombreux scientifiques:&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Toute maladie causée par un microbe étranger présente 2 phases : une première phase aiguë avec fièvre durant laquelle le microbe se multiplie durant 8 à 15 ou 20 jours, comprenant l'incubation et la période d'état, et une 2ème phase chronique pouvant durer jusqu'à la mort et comportant les accidents les plus graves de la maladie, dont les uns surviennent tout au début de cette période, d'autres beaucoup plus tard. Pour se multiplier dans le sang, le microbe y fabrique lui-même une substance nommée antitoxine qui agglutine ces éléments et les fait passer à l'état de moisissure, ce qui caractérise le début de la période chronique. Cette moisissure va se loger dans les organes où elle cause des troubles (paralysies, néphrites, etc...) en continuant à former l'antitoxine. Celle-ci est le corps immunisant mais elle ne protège pas contre les troubles que cause la moisissure, puisque c'est celle-ci qui lui donne naissance. Le principe de l'immunité est donc faux :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;1- Parce que l'antitoxine prétendue immunisante est fabriquée par le virus et assure son évolution et non sa destruction,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;2- Parce qu'un virus devenu vaccin par atténuation peut récupérer sa virulence originelle et provoquer la maladie avec toute sa gravité,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;3- Parce que le vaccin inocule à tous les vaccinés (100%) la maladie chronique,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;4- Parce que pratiquement, les vaccinations contre la fièvre typhoïde, la variole et la rougeole et la diphtérie n'empêchent pas de contracter la maladie 6 mois ou un an après.&quot; &lt;sup&gt;6&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Toutes ces arguments se trouvent corroborés par les études épidémiologiques et commençons par le vaccin antidiphtérique en donnant la parole au Dr Jean Méric:&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;En France, pendant 18 années de vaccinations (10 ans de vaccinations facultatives, suivies de 8 ans de vaccinations obligatoires), le nombre de diphtéries n'a cessé d'augmenter, passant de 15000 cas en 1925 à 45000 en 1945. En Allemagne, c'est encore plus grave: le nombre de malades déclarés passe de 3000 cas en 1925 à 150000 cas en 1946. L'obligation de la vaccination fut, en Allemagne, totale et strictement respectée par le régime hitlérien&quot; (NB: Le régime nazi rend cette vaccination obligatoire en 1935).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Après la guerre, constatant l'absence de résultat, l'Allemagne, pour des raisons économiques, n'a plus vacciné. Oh! miracle, elle est alors passée de 153000 cas en 1945 à 20952 cas en 1952 et quelques cas seulement en 1960!...&quot; &lt;sup&gt;7&lt;/sup&gt; Et l'auteur de conclure :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Le vaccin contre la diphtérie n'a pas fait ses preuves, ni épidémiologiquement, ni statistiquement, ni scientifiquement... Il n'y a pas de vaccination possible contre une bactérie quand celle-ci rencontre les conditions locales favorables à son développement. Que l'on soit vacciné ou pas vacciné ne change absolument rien. Ce vaccin est totalement inefficace. Il est donc au minimum souhaitable de laisser le choix de sa santé à l'individu...&quot; &lt;sup&gt;8&lt;/sup&gt; Non seulement ce vaccin est inefficace mais dangereux :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;...Vers la fin des années 40, on dénombra en Angleterre de nombreux cas de polio, après l'injection du vaccin antidiphtérique: 50 enfants furent admis au Guy Hospital de Londres, 65 dans les Midlands, et 40 à St Pancras, ce qui amena à interdire le vaccin dans ce pays en 1950. Sur 1308 cas de paralysie survenus en Angleterre et au Pays de Galles à cette époque chez des enfants âgés de 6 mois à 12 ans, 170 cas étaient liés à une injection antidiphtérique...&quot;&lt;sup&gt;9&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Penchons-nous maintenant sur le cas du tétanos :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot; Le chlorure de magnésium est certainement le produit qui guérit avec le plus de succès le tétanos, ainsi que d'autres maladies infectieuses comme la diphtérie, la poliomyélite...&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot; En 1932, le Dr Neveu, élève du professeur Delbet, guérit une petite fille atteinte de diphtérie avec du chlorure de magnésium. Enthousiasmé par les succès obtenus sur d'autres malades atteints de diphtérie et de tétanos, le Dr Neveu désira faire présenter un rapport à l'académie de médecine:&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Le Pr Delbet, lui-même membre de l'académie de médecine tenta de présenter ce rapport devant cet auditoire. Il écrivit au Dr Neveu : &quot;La publication de ma communication est définitivement refusée. Le conseil de l'académie a trouvé, après six mois de réflexion, l'argument suivant: En faisant connaître un nouveau traitement, de la diphtérie et du tétanos, on empêcherait les vaccinations...&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot; ...L'académie de médecine a donc délibérément décidé d'étouffer un traitement qui aurait pu sauver des milliers de vies mais qui aurait risqué de concurrencer une vaccination. Cela prouve quels puissants intérêts dictent à l'académie sa conduite!..&quot; Et quid du vaccin antipolio? Le constat est tout aussi accablant :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;En 1956, le vaccin antipolio est mis sur le marché. La France a environ 1200 cas de polio, cette année-là. En 1957, le nombre de cas passe à 4109. &quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;...Toutefois, après une chute spectaculaire en 1958, le nombre de cas s'accroissait de 60% l'année suivante (1600 à 2600), malgré l'extension des vaccinations. Un peu comme à Niamey, 30 ans plus tard, on voyait la polio s'étendre dans une population vaccinée.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Cette remontée de 1959 a dû gêner nos autorités sanitaires qui l'ont camouflée...&quot; &lt;sup&gt;10&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Enfin, laissons Sylvie Simon conclure avec cette imposture scientifique qu'est le vaccin:&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;...Le virus de la polio a été exacerbé par la vaccination antidiphtérique, provoquant des vagues épidémiques en Afrique et en Asie dans les zones à hygiène précaire où circulent encore des virus sauvages (surtout dans l'eau); Ailleurs seuls les virus vaccinaux sont à l'origine de la maladie. Voilà qui devrait suffire à mettre fin à la vaccination. On avait abandonné en 1979 la vaccination antivariolique car ses effets secondaires étaient plus graves et plus nombreux que la maladie elle-même. Qu'attend-on pour en faire autant avec la polio?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Quant à ceux qui ont &quot;peur &quot; de la maladie, signalons que le traitement à base de chlorure de magnésium est très efficace, comme le prouvent les témoignages du Dr Neveu.&quot; &lt;sup&gt;11&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Donc les vaccins sont au mieux inefficaces et au pire dangereux et dans toutes les études épidémiologiques, on constate que les populations non vaccinées résistent mieux aux maladies que celles qui ne le sont pas! Ce constat s'applique bien sûr au BCG qui n'est plus obligatoire depuis juillet dernier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Même le rapport d'Agoravox abonde dans ce sens :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;De même, contrairement à ce qui est hautement proclamé, on ne connaît pas de maladie qui ait été éradiquée par un programme de vaccination. La disparition d'une maladie par le seul biais de la vaccination reste donc pour l'heure une croyance, et non un fait scientifique avéré. Les progrès de l'hygiène, une alimentation correcte et le confinement des foyers d'infection, du moins pour la plupart des maladies, semblent des mesures prophylactiques certainement au moins aussi efficaces que les vaccinations.&quot;(p.47) Il faudrait plutôt dire: &quot;sont les seules efficaces&quot;. Ce sont ces progrès qui expliquent sans aucun doute la disparition du continent européen de maladies telles que la peste et le choléra, ceci longtemps avant Pasteur. Enfin, les vaccins actuels contiennent des produits hautement toxiques pour l'organisme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Cependant, toute la mythologie entourant les vaccins et Pasteur conduisirent les pouvoirs publics à instaurer l'obligation vaccinale pour le BCG pour l'étendre ensuite à la diphtérie le tétanos et la poliomyélite (vaccin dit DT-polio)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Un véritable empoisonnement collectif&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;...Le BCG prit rapidement un essor considérable et combla d'aise et d'argent l'institut Pasteur et un un corps médical d'une incompétence et d'une naïveté redoutables. Les promoteurs de cette affaire machiavélique, une vingtaine de familles tenant la santé en otage : mandarins, enseignants, propriétaires de laboratoires, etc... firent voter en 1949, à la sauvette, par l'Assemblée nationale et le Conseil de la République, la vaccination obligatoire par le BCG, lequel BCG, gratuit, est en réalité financé par le contribuable français... Curieusement, en 1949, le Président du Sénat était le PDG de l'institut Pasteur!...&quot; &lt;sup&gt;12&lt;/sup&gt; . Cela montre que l'obligation vaccinale a été instaurée pour des intérêts financiers et non pour des raisons réelles de santé publique car ainsi que nous l'avons vu, l'Allemagne et le Royaume-Uni firent exactement le contraire avec même pour ce dernier l'interdiction pure et simple du vaccin antidiphtérique en 1950, chose inimaginable en France encore aujourd'hui, tant les esprits ont été infectés par cette mythologie du vaccin et le rapport d'Agoravox résume la position des pouvoirs publics comme suit:&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot; La vaccination (en général) est un acte médical de prévention efficace, facile à mettre en œuvre et sans danger, hormis quelques risques légers d'effets secondaires mais qui sont négligeables face aux bénéfices globalement apportés.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;La vaccination a permis de sauver des millions de personnes de diverses maladies graves. Grâce à elle, certaines maladies ont été éradiquées. D'autres sont en passe de l'être si la couverture vaccinale se maintient à un bon niveau. C'est pourquoi il faut continuer à vacciner même si les occurrences de certaines de ces maladies sont rares ou aujourd'hui inexistantes: pour empêcher leur réémergence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;La seule chose raisonnable que le citoyen puisse faire est donc de connaître son calendrier vaccinal et de s'y conformer. Toute autre attitude est dangereuse, voire criminelle, et ne peut être le fait que d'illuminés, de charlatans, de gourous et de membres de sectes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Le doute ou la critique sur l'efficacité de la vaccination sont dangereux car ils peuvent conduire à une réduction de la couverture vaccinale. Le refus vaccinal est criminel car il facilite la propagation du mal et menace non seulement la santé de l'enfant non protégé mais aussi celle de la collectivité toute entière.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Dans ces conditions, la condamnation à une peine de six mois d'emprisonnement et de 3 750 € d'amende à tous les refus de vaccination obligatoire est légitime.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Telle est, brièvement résumée par nos soins, la position sur la vaccination des autorités sanitaires et politiques, des industriels (pharmacie) et des médias. Ce message est tenu pour vrai par une grande majorité de la population.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Or, notamment depuis les cafouillages des autorités autour du vaccin de l'hépatite B, cette vérité n'est plus tenue pour assurée par tous. La confiance accordée en les bienfaits et l'innocuité des vaccinations, quasi unanime jusqu'à ces derniers temps, se lézarde et ce, malgré le désir à de beaucoup d'y croire encore à 100 %.&quot; (p.46). Il faut reconnaître que dans ce rapport, l'argument des sectes a été balayé et toutes celles qui ont été interrogées sur la question des vaccinations ne donnent pas de consignes sur ce point. En revanche, c'est l'attitude stalinienne des pouvoirs publics qui est scandaleuse: le dogme de la vaccination obligatoire est celui du parti des mandarins et des laboratoires pharmaceutiques et ne doit en aucun cas être remis en cause. Les &quot;ennemis du peuple&quot; sont ceux qui refusent de se faire vacciner. Après cela, on se permet de faire la leçon à d'autres pays pour le respect des droits de l'homme. Ce qui est frappant, c'est de constater à quel point l'autorité publique se substitue de plus en plus à l'autorité médicale :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;La vaccination n'est pas un acte bénin. Or, elle est aujourd'hui pratiquée essentiellement comme un acte administratif (plus que médical) s'imposant uniformément à tous sans tenir suffisamment compte de la diversité des particularités génétiques, immunologiques, comportementales et environnementales de chacun. Dans les faits, les précautions prises avant l'acte vaccinal sont souvent superficielles : la visite médicale préalable, quand elle est bien menée, permet au mieux de déceler des contre-indications mais pas d'établir un bilan clinique, sérologique et biologique sûr du futur vacciné.&quot; (ibid.). Dans la pratique, les enfants sont vaccinés à la chaîne comme des bestiaux dans une étable, en parfaite violation de l'arrêté du 28 février 1952 complété par la circulaire du 15 juillet 1965, et voici ce qu'on y trouve à l'annexe I, I, B :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Préalablement à chaque injection, les sujets à vacciner sont soumis à un examen médical pratiqué dans les conditions prévues à l'article 3 de l'arrêté du 28 février 1952.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;L'examen médical doit comporter une analyse d'urine (recherche d'albumine et de glucose) et, éventuellement une prise de température.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Les contre-indications posées par l'examen médical sont temporaires et durables.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Les contre-indications temporaires font ajourner la vaccination: leur durée doit être mentionnée, elles s'appliquent notamment aux convalescents d'affections aiguës, aux sujets fébriles, aux porteurs de pyodermites ou d'eczéma, aux sujets pour lesquels est signalé un virage spontané de réaction tuberculinique datant de moins de trois mois. La grossesse et l'allaitement peuvent constituer éventuellement des contre-indications temporaires à certaines vaccinations.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Les contre-indications durables éliminent notamment les sujets atteints de maladies chroniques dont la gravité ou l'évolutivité justifient l'abstention, en particulier les sujets atteints d'affections rénales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;En cas d'épidémie, les vaccinations sont provisoirement déconseillées, sauf celles destinées à lutter contre l'épidémie en cours.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;il est recommandé que la veille de la vaccination, le sujet à vacciner soit soumis à une alimentation légère surtout au repas du soir et si possible à une prise de température.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Une atteinte inadmissible aux droits de l'homme&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;La vaccination pratiquée sans ces examens préalables viole non seulement ces textes réglementaires mais foulent au pied le code de déontologie médicale &lt;sup&gt;13&lt;/sup&gt; et en cas d'accident post-vaccinal grave, les responsables pourraient faire l'objet d'une plainte au pénal pour &quot;mise en danger d'autrui&quot;. Du reste, la loi relative à l'obligation vaccinale est en contradiction avec le Code civil :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;L'acte vaccinal n'est pas un acte administratif mais médical. L'exercice de la médecine foraine est interdit (cf article 74 du code de déontologie médicale). En tant que tel, il est régi par l'article 16-3 du code civil qui stipule &quot;qu'il ne peut-être porté atteinte à l'intégrité du corps humain qu'en cas de nécessité médicale pour la personne. Le consentement de l'intéressé doit être recueilli préalablement.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;L'article 16-1 dispose également que &quot;chacun a droit au respect de son corps&quot;, et que &quot;le corps humain est inviolable&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;L'article 16 mentionne aussi que &quot;la loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l'être humain dès le commencement de sa vie&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Les dispositions des articles 16 du code civil sont d'ordre public (cf. article 16-9). Elles s'imposent ainsi à toute juridiction.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Ces textes consacrent les droits de toute personne sur son propre corps (érigés en droits subjectifs).Or les droits établis par les articles 16 sont des droits corollaires du principe constitutionnel de dignité de la personne humaine du &lt;a href=&quot;http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/depuis-1958/decisions-par-date/1994/94-343/344-dc/decision-n-94-343-344-dc-du-27-juillet-1994.10566.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;27/07/94&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, qui est né pour apporter au droit le concept de l'humanité dans l'homme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Le conseil constitutionnel a fait de la dignité humaine un principe de valeur constitutionnelle, décontextualisé, pouvant être décliné dans d'autres circonstances, selon l'occasion. Pour le conseil, il reste cette nécessité de la protection de la dignité de la personne humaine contre toute forme d'asservissement et de dégradation, ce qui est le risque majeur né des progrès des sciences et des techniques au rang desquelles figure prioritairement la pratique vaccinale et sa dangerosité. L'article 16-3 du code civil établit la liberté de choix thérapeutique concernant notamment l'acte vaccinal. Ces droits qui correspondent au droit de l'homme occupent la première place dans la hiérarchie des normes juridiques.&quot;&lt;sup&gt;14&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;L'empoisonnement collectif commence dès la naissance :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Durant les premières années, le système immunitaire du bébé n'est pas entièrement développé. Le lait de la mère, quand l'enfant est nourri au sein, va pallier naturellement cette fragilité en apportant différentes molécules (anticorps IgA, lactoferrine, acides gras antiviraux, hormones, macrophages, etc.) lui assurant à la fois nourriture et protection. Petit à petit, le bébé va développer son propre système. Mais, dès l'âge de deux mois, lui sont administrés les premiers vaccins (il pourra recevoir en tout une cinquantaine d'injections), quel que soit l'état d'avancement de son système.&quot; (rapport Agoravox, p.28).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Pour les mères inquiètes de voir leurs enfants se faire traiter ainsi, il y a des moyens juridiques et légaux de s'y opposer, nous les renvoyons au livre de l'avocat Jean-Pierre Joseph mentionné dans la note n°3 à la fin de notre article et qui donne la marche à suivre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Désormais la cause est entendue: si la vaccination était à la fois efficace et sans danger pour l'organisme, il n'y aurait pas d'obligation vaccinale, il suffirait de faire des campagnes pour inciter la population à se protéger; on peut même dire que c'est parce que les vaccins sont inefficaces qu'on a voulu les imposer. Cette exception française repose non seulement sur des intérêts économiques et financiers (la France est le plus gros producteur de vaccins au monde, avec en tête le laboratoire Sanofi-Mérieux) mais également sur le prestige dont jouissent depuis toujours les médecins en France auprès de la population qui pendant longtemps les a mis sur un piédestal (même si les choses commencent à changer dans ce domaine), de sorte que bon nombre de nos concitoyens, persuadés de l'efficacité des vaccins, ne supportent pas une remise en cause du dogme officiel en la matière &lt;sup&gt;15&lt;/sup&gt; de peur de ne plus se sentir protégés (dans les quelques 500 commentaires qui ont accompagné l'enquête d'Agoravox, certains se sont insurgés en disant qu'on avait pas le droit de traiter ce sujet! ). Nous vivons de plus en plus dans une société de la peur qui voudrait être préservée à tout jamais de la maladie; c'est impossible car il y a un point sur lequel les scientifiques sont tous d'accord: dans l'état actuel de nos connaissances, nous savons très peu de choses sur le fonctionnement du système immunitaire, sinon nous serions capables de guérir le cancer et le sida. Il faut donc rester humble face à notre ignorance comme le soulignait Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la santé et de la protection sociale : &quot;Permettez-moi d'aborder l'une des principales leçons des épidémies récentes qui reste pour moi l'humilité face à la menace infectieuse. Il est frappant de constater que l'épidémie de SRAS a pu être contrôlée non pas par un vaccin ou un traitement antiviral, mais simplement grâce à l'isolement des patients et des sujets contacts, qui est une méthode ancestrale. De même, aujourd'hui encore, vingt ans après la découverte du virus, le préservatif se révèle la meilleure arme contre le sida. Il est également frappant, malgré les progrès scientifiques incontestables, que nous sommes toujours incapables de dire comment, pourquoi et quand se produira une nouvelle épidémie.&quot; &lt;sup&gt;16&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, laissons le Dr Christian Tal Schaller nous dire, en guise de conclusion:&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Nous vivons à une période très importante de l'histoire de l'humanité. Nous découvrons chaque jour davantage à quel point la &quot;science sans conscience&quot; des dernières décennies nous mène vers la destruction non seulement de notre environnement mais aussi de nos corps, empoisonnés par une avalanche de produits chimiques toxiques. Nous ne pouvons plus, au nom d'idées périmées, laisser les multinationales, au nom du profit à tout prix, détruire notre immunité et celle de nos enfants par des vaccins-poisons. Nous devons prendre la responsabilité de notre santé et sortir de notre hypnose collective suicidaire qui a emprisonné des générations entières d'êtres humains.&quot; &lt;sup&gt;17&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;P.F.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Quelques liens:&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.infovaccin.fr/&quot;&gt;Ligue Nationale pour la Liberté des Vaccinations (LNPLV)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sante-sports.gouv.fr/&quot;&gt;Ministère de la santé et de la protection sociale&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.who.int/fr/&quot;&gt;Organisation mondiale de la santé (OMS)&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.who.int/fr/&quot; class=&quot;linkification-ext&quot; title=&quot;Linkification: http://www.who.int/fr/&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;Notes:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;1- Ce rapport peut être téléchargé sur le site d'Agoravox : &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/&quot; class=&quot;linkification-ext&quot; title=&quot;Linkification: http://www.agoravox.fr/&quot;&gt;http://www.agoravox.fr/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;2 -Pour accéder à tous les articles, aller sur le site d'Agoravox, et sur la page d'accueil, dans la rubrique &quot;Les dossiers&quot;, cliquer sur &quot;Vaccins&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;3- Jean-Pierre Joseph, Vaccins, l'avis d'un avocat, on nous aurait menti ? Testez éditions/Marco Pietteur éditeur, 2006, p.80-81&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;4- Philippe Decourt, Les vérités indésirables - Le cas Pasteur, archives internationales Claude Bernard, ed. la Vieille Taupe, 1989&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;5- Sylvie Simon, Vaccination, l'overdose, ed, Déjà, p.31&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;6- Pr Tissot, La catastrophe des vaccins obligatoires, ed. de l'Ouest, 1950&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;7- Dr Jean Meric, Vaccinations, je ne serai plus complice, ed. Résurgences, p.55 et suivantes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;8- Ibid.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;9- Sylvie Simon, op. cit., p.108&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;10- Pr Michel Georget, Vaccinations, les vérités indésirables, ed. Danglès, p.230&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;11- Sylvie Simon, op. cit., p.123&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;12- Dr L. De Brouwer, Vaccination, erreur médicale du siècle, ed. Louise Courteau&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;13- Le code de déontologie médicale peut être téléchargé à: &lt;a href=&quot;http://www.web.ordre.medecin.fr/deonto/decret/codedeont.pdf&quot; class=&quot;linkification-ext&quot; title=&quot;Linkification: http://www.web.ordre.medecin.fr/deonto/decret/codedeont.pdf&quot;&gt;http://www.web.ordre.medecin.fr/deonto/decret/codedeont.pdf&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;14- Source : &lt;a href=&quot;http://sante.site.voila.fr.site.voila.fr/page8.html&quot; class=&quot;linkification-ext&quot; title=&quot;Linkification: http://sante.site.voila.fr.site.voila.fr/page8.html&quot;&gt;http://sante.site.voila.fr.site.voila.fr/page8.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;15- Si on veut avoir un exemple du dogme vaccinal érigé en langue de bois, voir sur Wikipedia : &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Vaccination&quot; class=&quot;linkification-ext&quot; title=&quot;Linkification: http://fr.wikipedia.org/wiki/Vaccination&quot;&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Vaccination&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;16- Rapport sur le risque épidémique, Assemblée nationale, 11 mai 2005.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;17- Dr Tal Shaller, préface du livre de Jean-Pierre Joseph, opus cit., p.14&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Patrick Ferner</name>
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<title>Censure sur Agoravox</title>
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<updated>2009-06-23T01:35:28+02:00</updated>
<published>2007-10-11T00:20:00+02:00</published>
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<summary>       E  n lisant des articles sur Agoravox depuis une année, nous avons pu...</summary>
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&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://patrickferner.hautetfort.com/media/01/02/9acc392538342c3b985dfbdc9d893cca.jpg&quot; id=&quot;media-595711&quot; alt=&quot;a42af4bc5ee20e9f91411bc9b2f517b7.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-595711&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;E&lt;/b&gt;&lt;b&gt;n lisant des articles sur Agoravox depuis une année, nous avons pu constater à plusieurs reprises que des internautes intervenant sur les forums se plaignaient de la disparition d'un ou de plusieurs de leurs commentaires, jusqu'à ce que nous en fassions nous-mêmes l'expérience.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Les faits&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Le 28 septembre, nous avions posté un deuxième commentaire sur Agoravox, le journal des citoyens et non citoyen, (parce que sur ce blog, on y parle encore le français; voir dans la rubrique billets d'humeur &quot;Les émules de Trissotin&quot;), à propos d'un article de Fouad Bahri, &lt;i&gt;&quot;Les racines de l'islamophobie&quot;&lt;/i&gt; ; averti par les commentateurs que le fil avait déjà été coupé, nous primes la précaution d'enregistrer la page Web qui comportait l'article et les commentaires au format PDF (téléchargeable sur ce blog). Bien nous en a pris : quelques dix minutes plus tard, le fil des commentaires fut cette fois définitivement coupé, et notre commentaire (entre autres) avait &quot;disparu&quot;. Le lundi 1er octobre paraît sur Agoravox un article intitulé : &lt;i&gt;&quot;Réponse à l’article «&amp;nbsp;Les racines de l’islamophobie&amp;nbsp;» &quot;&lt;/i&gt; écrit par un certain Léon. Et son auteur nous dit en préambule : &lt;span&gt;&quot;(...) en raison de nombreux dérapages, le fil de la discussion a été bloqué par la direction du site (...)&quot; et il ajoute dans un commentaire : &quot;La direction, en fait, a hésité à passer l’article craignant les mêmes dérapages que sous l’article incriminé. Après quelques échanges avec C. Revelli, [patron d'Agoravox] au prix d’une mise au point il a été finalement décidé de le mettre en ligne.&quot; Nous en profitâmes pour replacer notre commentaire, en faisant remarquer au passage qu'on l'avait supprimé précédemment. Et surprise, ce ne fut pas le cas cette fois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Les raisons probables&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Officiellement, on invoque des &quot;dérapages&quot; mais franchement, sur Agoravox, on a vu pire avec des articles suivis de commentaires dont les auteurs s'injuriaient à qui mieux mieux sans que pour autant le modérateur intervienne pour y mettre le holà. Autre remarque : pourquoi un commentaire censuré dans un premier temps, cesse de l'être une fois remis sur le site? D'autant que, les internautes pourront en juger, notre commentaire ne contrevenait point à la charte d'Agoravox, revêtant un caractère principalement informatif. Nous ne céderons pas à la paranoïa ambiante en criant au complot, nous estimons que les administrateurs du site ont fait preuve de pusillanimité : ils se sont effrayés du ton polémique des commentaires mais alors à quoi cela sert-il de faire un site où les citoyens peuvent s'exprimer sur des sujets sensibles comme l'islam et se plaindre qu'il y ait de vives polémiques? Quand on y regarde de près, les commentaires expriment une vive exaspération vis-à-vis de l'islam et traduisent une prise de conscience quant à la vraie nature de cette religion, chose impensable il y a un an lors de la publication de notre article &lt;i&gt;&quot;Islam, quelle légitimité spirituelle?&quot;&lt;/i&gt;. Il faut croire que les internautes ont exprimé leur mécontentement d'une façon suffisamment forte pour que Carlo Revelli donne la permission à Léon de publier son article : c'est une façon de reprendre indirectement les commentaires sur l'article litigieux de Fouad Bahri sans perdre la face et avec l'avertissement suivant :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Mais comme en raison de nombreux dérapages, le fil de la discussion a été bloqué par la direction du site, je n’ai pas pu lui répondre [à Fouad Bahri]. Je le fais ici, en proposant à Agoravox de publier ce courrier et en invitant tous les lecteurs à un débat serein et apaisé. Si cela n’était pas le cas, les commentaires seront fermés sur ce fil.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Argument inacceptable! Non seulement, les internautes sont traités comme des gamins mais si certains commentaires dérapent vraiment, qu'est-ce qui empêche de les supprimer de façon sélective? Rien! De fait, l'article de Léon, à l'heure où nous écrivons ces lignes, fait déjà l'objet de plus de 600 commentaires. Du coup, la fermeture du forum sur l'article de Fouad Bahri apparaît à posteriori totalement injustifiée.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;En fait, on veut bien que les internautes s'expriment mais à condition que leurs points de vue ne soient pas trop tranchés; on ne peut pas vouloir une chose et son contraire et cette formule d'agora ne peut pas donner que des articles ou des commentaires de qualité, il y a forcément de tout, et cela il faut l'accepter, sinon on va retomber dans ce côté aseptisé qui est tant reproché, et à juste titre, aux médias. Si Agoravox ne menace pas ces derniers comme le croient certains &quot;agoravoxiens&quot;, il les énerve comme Wikipedia énerve les mandarins de l'université, les premiers voulant garder le monopole de l'information et les seconds celui du savoir. Mais que se reproduise un tel cafouillage et l'énervement pourrait céder la place aux sarcasmes. Si on va sur internet, c'est pour s'exprimer librement (dans les règles définies par la charte, évidemment), sinon à quoi cela sert-il de faire un journal tenu par les internautes? Enfin, la moindre des corrections lorsqu'on supprime des commentaires ou qu'on ferme la discussion, c'est de le dire et pourquoi, comme cela se fait sur d'autres forums avec une annonce faite par le modérateur : c'est la crédibilité d'Agoravox qui est en jeu et ses dirigeants doivent en avoir pleinement conscience. Il serait dommage que ce journal des citoyens se perde dans les sables mouvants du conformisme et du politiquement correct.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;left&quot;&gt;P.F.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;left&quot;&gt;Liens :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span&gt;Les racines de l'islamophobie :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29531&quot;&gt;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29531&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Réponse à l'article : &quot;l&lt;span&gt;es racines de l'islamophobie&quot;&lt;/span&gt;:&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29719&quot;&gt;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29719&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;A télécharger:&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://patrickferner.hautetfort.com/media/02/02/755b3948142cd427edb61f79d3e6335f.pdf&quot; id=&quot;media-613041&quot; name=&quot;media-613041&quot;&gt;Les racines de l'islamophobie (version non censurée).pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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